X. — Concours de la race de Montbéliard
Le concours spécial de la race bovine montbéliarde organisé pour le Ministre de l'agriculture aura lieu à Belfort les 15, 16 et 1 7 août prochain. 6,000 francs sont accordés par le xMinistre de l'agriculture pour ce concours. Un concours d'animaux gras de même race aura lieu au même moment.
En outre, la Société d'agriculture du territoire de Belfort, qui aura son concours à Belfort le dimanche 16 août, organisera : 1° un concours spécial d'instruments de laiterie ; 2° un concours d'ensemble d'instruments nécessaires pour la préparation de la nourriture du bétail à la ferme. Une médaille d'or et une médaille d'argent seront affectées à chacun de ces concours. \
Les déclarations pour le concours spécial d'animaux devront être adressées à M. le préfet, à Belfort, avant le 25 juillet et celles pour les concours d'instruments à M. Jules Japy, président de la Société d'agriculture.
XL — La petite propriété.
Une association nouvelle vient de se constituer sous le titre de : « Ligue pour la protection de la petite propriété. » Elle a pour objet d'étudier et de faire triompher toutes les mesures propres à consolider la petite et la très petite propriété, et à favoriser la difîusion de la propriété foncière et de la propriété industrielle dans le plus grand nombre de mains possible. Parmi ses organisateurs, se trouvent MM. Ducos, E. Rey, Maurice Faure, Rameau, Montant, députés; M. Gaillardon, négociant; M. Magnan, avocat, etc. Le but de cette nouvelle Ligue est de combattre les progrès du socialisme et de ramener vers l'agriculture les prolétaires trop nombreux des grandes villes; elle cherche à accroître l'union qui est nécessaire entre la grande et la petite propriété. C'est assurément un but très louable. Peut-être reprochera-t-on à la nouvelle Ligue de rêver une utopie; mais il est facile de répondre que cette utopie correspond à des idées de justice et de liberté; celles-ci n'ont pas un cours si général qu'il soit bon de décourager ceux qui ont de semblables aspirations.
XII. — Comité central agricole de la Sologne. Le Comité central agricole de la Sologne a arrêté le programme de ses concours pour 1896. Voici la liste des principales récompenses qu'il décernera :
1° Un prix d'honneur (médaille d'or et une somme de 350 fr.) à l'agriculteur dont l'exploitation aura présenté les résultats les plus propres à être donnés comme exemples.
2'^' Un prix d'honneur (objet d'art et une somme de 300 fr.) au sylviculteur dont les semis, lesplantations, l'exploitation auront donné les meilleurs exemples.
3° Prix pour création de prairies par irrigation ou pour prairies temporaires (médaille de vermeil et une somme de 300 fr.). L'étendue des prairies créées aevra être dans une bonne proportion avec la contenance du domaine.
4" Un prix pour la culture de la vigne (médaille de vermeil et une somme de 400 fr.). L'étendue des plantations cultivées à la charrue devra être d'un hectare au moins; l'étendue des plantations faites pour assurer la boisson de la famille du domaine pourra être moindre d'un hectare.
b^ Un prix particulier consistant en une médaille d'argent et une somme de 150 fr., sera réservé pour encouragement à la création de champs d'expériences et de démonstrations.
Sont appelés à ces concours les cultivateurs, fermiers ou propriétaires, des communes comprises dans la section de Sologne dite de Salbris-Romorantin. — En outre, le Comité ouvre des concours de mémoires (médailles d'or) sur les sujets suivants : 1° études sur les meilleurs procédés de vinification en Sologne; 2° études sur l'arboriculture en Sologne : nature, préparation du sol; époque, mode de plantation (espèces, variétés des arbres suivant les conditions climatériques. Grefïe, taille, culture. Utilisation, débouché des produits) ; 3° de l'application de l'électricité en agriculture, soit comme agent cultural, soit comme agent mécanique, soit comme moyen de combattre les parasites et les insectes nuisibles; 4° des maladies des bêtes à cornes en Sologne : avortement, fièvre aphteuse, tuberculose, etc. Les manuscrits devront être adressés, le 1" août, dernier délai, à M. le secrétaire général, à Lamotte-Beuvron. Un billet cacheté renfermant les noms et adresse de l'auteur sera joint à chaque manuscrit. XIII. — Comice départemental de l'Aube.
Le concours du Comice agricole départemental de l'Aube se tiendra à Bar-sur-Aube les 24 et 25 mai, sous la direction de M. Gustave Huot, son président. Il comprendra des expositions d'animaux reproducteurs, de machines et de produits; en même temps, seront décernées les primes pour la culture et pour les améliorations agricoles. Un concours de semoirs en lignes pour graines aura lieu le 25 mai ; ce concours est réservé aux instruments pour la moyenne et la petite cultures. XIV. — Destruction des souris des champs.
On sait que, à l'automne dernier, les mulots ont exercé de grands ravages dans plusieurs parties du département du Pas-de-Calais. A la dermère séance de la Société centrale d'agriculture, plusieurs membres ont fait connaître que si, dans quelques communes, ces animaux ont disparu, ils pullulent ailleurs. M. Evrard, président, a constaté que, à la suite des dernières expériences, le procédé Danicz, appliqué avec les précautions nécessaires, constitue la méthode la plus parfaite pour la destruction des mulots. , He\ry Sagmer.
Avant de donner les résultats de nos expériences, nous tenons à dire quelques mots sur l'irrigation des prairies dans le département de Vaucluse, ce qui nous amènera à la description des expériences que nous avons entreprises sur leur fumure.
L'irrigation est une amélioration des plus importantes réalisées pour les terres du département, et on ne peut que déplorer qu'elle ne se fasse pas sur une plus grande échelle eu égard aux quantités d'eau dont on dispose.
Les eaux jouent, en effet, un rôle prépondérant dans les revenus du département. De nombreux canaux le sillonnent en tous sens et vont accroître ainsi la puissance de production d'une terre en plein rapport, en augmentant sa fertilité par l'addition de matières utiles qu'v incorpore le séjour convenablement prolongé d'une eau abondante et riche en principes complémentaires pour la terre.
Toutes les eaux ne sont pas également propres à l'irrigation. Il convient de citer, comme les plus fertilisantes pour le département, celles qui sont dérivées du Rhône, puis celles de la Durance; enfin celles des Sorgues, fournies par la fontaine de Vaucluse. Une multitude de canaux, provenant des principales rivières, torrents, étangs et sources, arrosent de petites surfaces et sont diversement riches.
Toutes les cultures sont soumises plus ou moins à l'irrigation; pour ne citer que les principales, nous nommerons les prairies, la culture maraîchère et les céréales, etc. L'irrigation se fait par submersion pour les prairies et pour les céréales, par infiltration pour les autres cultures, au moyen de rigoles établies de distance en distance, dans lesquelles circule l'eau.
Les arrosages des prairies ont lieu ordinairement du l^' avril à fin septembre, ce qui représente un écoulement continu d'un litre par seconde et par hectare pendant toute la saison des irrigations. En général, on donne un arrosage par semaine. L'épaisseur de la lame d'eau pour chaque arrosage varie de 0 m. 05 à 0 m. 10. Pour les luzernes, on pratique ordinairement un arrosage tous les quinze jours, depuis le commencement d'avril jusqu'à la fin septembre.
En 1882, il y avait environ dans le département 20,000 hectares irrigués, tandis qu'en 1892 on en comptait 22,190. Des débouchés, qui avaient cessé d'exister à la suite de la disparition de la vigne, étant de nouveau ouverts, il n'est pas douteux que cette culture ne prenne encore plus d'extension, car, ainsi qu'on va le voir, les rendements que Ton peut obtenir en combinant l'action de l'air, de l'eau et des engrais, sont élevés.
Ces trois facteurs jouant un rôle égal, il n'est guère possible, sauf dans des conditions toutes particulières, d'en retrancher aucun, sous peine de voir baisser ses récoltes.
L'action de l'air est démontrée, de même celle de l'eau ; jen pourrais dire autant des engrais, mais ici une question se pose. Quelle est la meilleure fumure à appliquer pour obtenir des prairies de haut rendement sans diminuer la qualité du fourrage? Si vous consultez à ce
1. Entrait d'une étude présentée à la Société d'cigiicullure de Vaucluse.
sujet les agriculteurs, les uns vous répondront : C'est le fumier de ferme ; — les autres : les arrosages au purin ; — d'autres : les engrais chimiques. Ce sont ces divergences d'idées qui nous ont décidé à entreprendre les expériences que nous allons résumer brièvement.
Ces expériences ont été faites en 1894 et 1895 dans la propriété de M. Ali-Matile, à Montfavet, et en 1895 dans celle de M. Vanel, à Saint- Saturnin-d'Apt. Je remercie ici mes collaborateurs pour la grande attention qu'ils y ont apportée.
Champ d'expériences créé chez M. Ali-Matile. — Rémltats obtenus en 1894. Le terrain sur lequel les essais ont été faits est en prairies naturelles depuis neuf ans; sa composition est la suivante :
Analyse physique :
Eau 10 Argile 47 . 90 pour 100 de terre fine .
Pierres 15 Sable 35.25 — —
Terre flne 75 Calcaire 16.35 — —
lUu"
Analyse chimique :
Azote 0.182 pour 100 de terre One.
Potasse 0.176 — —
Acide phosphorique 0 . 096 — —
Cette terre est donc riche en azote et moyennement riche en potasse et en acide phosphorique.
Les essais ont été faits sur 2 hectares divisés en cinq parties.
Sur la première partie, il a été mis 20,000 kilog. de fumier d'étable à l'hectare, estimés 200 francs ; sui" la deuxième, l'engrais chimique complet a la formule suivante à l'hectare :
Nitrate de soude 150 kilog.
Chlorure de potassium 150 —
Superphosphate de chaux. . . 500 —
Plâtre 400 —
111 fr. 50
Sur la troisième, 500 kil. de superphosphate à 7 fr. 50==.S7fr. 50.
Sur la quatrième, une fumure au purin estimée à 1 00 francs. Enfin, la cinquième partie, n'ayant pas reçu d'engrais, nous a servi de témoin.
Ces diverses fumures ont été répandues en couverture le 8 mars. Le nitrate de soude de l'engrais complet a été mis en deux fois, 50 kilog. avec les autres matières, sauf 200 kilog. de plâtre à cette date, et les 100 kilog. de nitrate de soude restant combinés aux autres 200 kilog. de plâtre aussitôt après l'enlèvement de la première coupe.
La prairie a reçu quatre arrosages en avril et en mai, cinq en juin, quatre en juillet, cinq en août et deux en septembre.
Nous donnons, dans le tableau suivant, les rendements obtenus par parcelle :
riix ue iM leLuiLc excédent
Foin obtenu par hectare. à 7 fr les lookilog. ^^ ari^ent
à 24 fr.
50 les 100 kilog.
: 36 fr.
22 fr.
33 fr.
7 fr.
37 fr.
1 fr.
4 fr.
par rapport Fumures. coupe. coupe. coupe. Total. Total. déduit, au témoin.
kil. kil. kil. kil. fr. fr. fr.
Fumier de ferme 3,430 4,280 2,630 10,340 723.80 523.60 41.87
Engrais chimique complet.... 3,764 4,800 3,093 11,657 815.99 704.79 139.12
Superphosphate de chaux. .. . 3,613 3,711 2,910 10,234 713.38 176.88 161.21
Purin 3,397 3,286 1,836 8,523 596.61 496.61 69.06
Témoin 2,321 2,947 2,315 8,081 565.67
Ce tableau, dans lequel il n'a pas été tenu compte du regain, nous montre que les engrais employés ont été efficaces, que c'est surtout la
fumure à Fengrais chimique complet qui a produit les rendements en poids et en argent les plus élevés, suivie de près par celle au superphosphate de chaux seul. Le fumier de ferme, malgré un excédent de production sur le terrain, vient après ce dernier, une fois le prix de la fumure déduit.
Résultats obtenus en 1895. — En 1895, nous avons conservé à notre champ d'expériences la même disposition, et il a été appliqué sur chaque parcelle la même fumure quen 1894.
JNous consignons dans le tableau suivant les résultats obtenus :
Prix de la récolte Pv/-ÂHont
Foin obtenu par hectare. à 7 fr. les 100 kilos. ^xceaeni
, , ^ -, - - — x:^ en argent
1" 2°" S"" Engrais par rapport
Fumures. coupe. coupe. coupe. Total. Total. déduit, au témoin.
kil. kil. kil. kil. fr. fr. ît".
Fumier de ferme 3,146 3,435 2,612 9.193 643.51 443.51 8.25
Engrais chimique complet... 3.510 3,926 2,641 10,077 705 39 694.19 258.93
Superphosphate de chaux 3,397 3,220 2,154 8,771 613.97 576.47 141.21
Purin 2.580 2,202 1,958 7,740 541 80 441.80 6.54
Témoin 2,487 1,823 1,900 6,210 435.26
En comparant ces rendements avec ceux obtenus en 1894, nous voyons qu'ils sont un peu moins élevés ; nous devons l'attribuer à un fauchage plus hàtif qui a permis d'éviter les pluies et de faire la fenaison dans d'excellentes conditions; ce qu'on a perdu en poids, puisque le foin a été coupé avant la maturité, a été remplacé par la qualité.
Ce tableau nous démontre encore que c'est l'engrais complet qui arrive à nous donner les meilleurs rendements en poids et en argent, puis vient la parcelle fumée au superphosphate. Quant à la récolte des deux autres parcelles fumées au fumier de ferme et au purin, elle n'a donné qu'un excédent en argent, rapporté au témoin, des plus minimes.
CH.4MP d'eXPÉRIE.VCES SLR PRAIRIE XATIRELLE CRÉÉ CHEZ M. VaNEL.
Ces expériences ont été faites sur prairie créée depuis trente ans dans un terrain bien différent de celui de M. Matile. Il est argilo-calcaire, très profond et à sous-sol rocailleux et peu profond. Ce sont les anciens terrains dits de garrigues, colmatés par les eaux de la Durance. L'analyse chimique du sol de M. Yanel est la suivante :
Azote 1 .04 pour 1000 de terre fine.
Potasse 1.98 — —
Acide phosphorique 0 . 66 — —
Ce terrain est riche en azote, moyennement riche en potasse, mais pauvre en acide phosphorique.
La formule d'engrais chimique que nous avons fait appliquer par hectare est la suivante :
Nitrate de soude 200 kilog. à 24 fr. les 100 : 48 fr.
Chlorure de potassium 100 — 24 fr. 23 fr.
Superphosphate de chaux, 13/15 800 — 5 fr. 50 45 fr'
Plâtre 400 — 1 fr. — 4 fr'
Le premier épandage a eu lieu le 28 février; l'on a mis simplement les 800 kilog. de superphosphate mélangés aux 1 00 kilog. de chlorure de potassium, à 100 kilog. de nitrate de soude et à 200 kilog. déplâtre. On a exécuté jusqu'au moment de la première coupe deux arrosao-es.
Les rendements donnés par cette coupe ont été les suivants :
Pour l'hectare avec engrais 7,128 kilog. | Pour l'hectare sans engrais 5,400 kilog.
Aussitôt après l'enlèvement de cette coupe, on a mis en couverture
les 100 kilog. de nitrate de soude mélangés à 200 kilog. de plâtre restant.
Il a été donné, durant l'intervalle de la première coupe à la deuxième coupe, trois arrosages. Voici le produit de la deuxième coupe :
Pour l'hectare avec entrais .... 3,5[i4 kilog. | Pour l'hectare sans engrais...- 2,700 kilog.
Pour la troisième coupe, trois arrosages ont été faits. Le rendement s'est élevé :
Pour l'hectare avec engrais.. . . 2,700 kilog. | Pour l'hectare sans engrais ... . 1,944 kilog.
La différence de production en faveur de l'engrais est donc de 3,348 kilog. qui, vendus à 7 francs les 100 kilog., nous donnent une somme de 234 fr. 35. Si nous défalquons de cette somme le prix de l'engrais, 119 fr., le bénéfice réalisé par la fumure sera de 115 fr. 35 par-hectare. On a donc tout avantage à employer sur les prairies naturelles l'engrais chimique complet, en ayant soin de le mettre, comme nous l'avons fait, en deux fois.
Champ d'expériences sur prairie artificielle. — C'est dans la même propriété que les expériences ont été faites sur la luzerne.
L'analyse du sol est la suivante :
Azote.... 1.52 pour 1(0) de terre fine.
Potasse 2.00 — —
Acide phosphorique 0.95 — —
Cette terre est donc riche en azote, moyennement riche en potasse et en acide phosphorique.
Il est aujourd'hui admis que la luzerne, faisant partie des plantes qui ont le pouvoir de s'assimiler l'azote de l'air, grâce à l'existence sur les racines de nodosités de nature microbienne, n'exige pas durant sa végétation des engrais azotés. Tenant compte de cela et vu la richesse de notre sol en éléments fertilisants, la formule qui lui a été appliquée est la suivante par hectare :
Sulfate de potas^se 200 kilog. à 26 fr. les 100 kilog. 52 fr.
Superphosphate de chaux, 13/15... 600 — 5 fr. 50 — 33 fr.
Plâtre 400 — 1 fr. — 4 fr.
89 fr.
L'épandage de cet engrais a eu lieu le premier février ; aussitôt après que la luzerne a été labourée, la même opération a été faite sur la partie devant servir de témoin. Nous ne saurions trop recommander, en passant, ce labour quia son utilité pourplusieurs raisons; d'abord, il mélange l'engrais avec le sol, il détruit les mauvaises herbes qui, dans beaucoup d'endroits, envahissent la luzerne, il aère le sol et permet, par conséquent, à l'air d'y pénétrer plus facilement, la racine peut ainsi s'emparer d'une grande quantité de l'azote qu'il contient; enfin, le tallement de la plante est facilité.
Deux arrosages ont été donnés pour la première coupe, trois pour les deuxième et troisième, et deux pour la quatrième.
Nous donnons dans le tableau suivant les rendements obtenus :
- , - u ■ Py^delai'écoUe Excédent
Luzerne récoltée par hectnre^ a 6 frMes lOokuog. ^^ argent
1" 2"' 3"' 4""" Engrais par rapport
Nature des surfaces. coupe. coupe. coupe. coupe. TotaL Total. déduit, au témoin.
kil. kil. kil. kil. kil. fr. fr. fr.
Avec engrais 3,000 4,000 3,850 2,500 13,350 801.00 712.00 112.00
Sans engrais 1,750 3,000 3,250 2,000 1,000 600.00
Comme on le voit dans ce tableau, toutes les coupes faites sur
l'hectare fumé avec l'engrais chimique donnent de plus hauts rendements que celles faites sur l'hectare sans engrais, rendements qui se traduisent par un bénéfice en argent de 112 francs par hectare.
En résumé, les expériences dont nous venons de rendre compte nous démontrent d'une manière certaine l'influence des engrais chimiques judicieusement employés, soit sur les prairies naturelles, soit sur les prairies artificielles; elles viennent donc, comme nous l'avions déjà dit, confirmer celles de MM. Lawes et Gilbert, et la conclusion à laquelle arrive M. Joulie dans son remarquable ouvrage sur la production fourragère par les engrais. Ed. Zacharewicz,
Professeur départemental d'agriculture.