SUR LES PLANTES FOURRAGÈRES D'AUTOMNE
elle se sème fin juillet et en août, avec 20 kilog. de graines par hectare ; on peut la faucher deux mois après, et elle donne un bon produit dans les sols lé2:ers et frais.
La Moutarde blanche réussit très bien dans la plupart des terrains. Les semis peuvent être espacés depuis la fin de mai jusqu'à la fin d'août. On répand environ 12 kilog. de semences par hectare.
La Navette d'été est une crucifère très rustique qui peut se semer depuis le mois de mai jusqu'au mois de juillet. On emploie 12 kilog. de semences par hectare. La floraison a lieu en août et septembre et on peut la donner aussitôt aux animaux.
Le Moka de Hongrie est une graminée à tige droite de 0 m. 70 à 1 mètre de hauteur. Il vient bien sur toutes les terres de consistance moyenne et se caractérise par son aptitude à résister à la sécheresse. On exécute les semis avec 25 kilog. de graines par hectare, jusqu'à la mi-juillet ; la fauchaison se fait en août et septembre.
La variété Moha vert de Californie est plus vigoureuse et plus productive que la précédente. On peut associer à ces plantes l'alpiste qui supporte également bien les grandes chaleurs.
Le Man est une des meilleures graminées pour l'obtention des fourrages d'automne. Il peut être semé jusqu'à la fin de juin, soit en lignes espacées de 0 m. 25, soit à la volée, et il est bon d'activer la germination des graines en les faisant tremper pendant vingt-quatre heures. Le maïs précoce des Motteaux et le maïs quarantain semés en mai peuvent être fauchés au commencement d'août ; les maïs Dent-de-Cheval, jaune gros, blanc des Landes sont plus tardifs mais plus productifs ; ils se récoltent en septemj^re. A la volée on emploie 1 50 kilog. à 200 kilog. par hectare, en lignes il suffit de 100 kilog. On active la végétation du maïs et on rend sa production plus abondante, en donnant à la terre une fumure composée de 200 kilog. de superphosphate et de 150 kilog. de nitrate de soude, par hectare. On mélange avantageusement au maïs, un tiers ou un quart de semences de sarrasin de Tartarie.
Le maïs se conserve très bien en silo, soit après un hachage préalable, soit avec la tige entière. Le type de silo le plus économique est celui dans lequel les tiges sont couchées entières dans une excavation faite en sol sec, à une profondeur de 2 mètres au-dessous du sol et une élévation totale de 3 mètres environ, avec une épaisseur de 0 m. 80 de terre au-dessus de la masse fourragère préalablement protégée par un lit de paille, et bien uniformément et énergiquement tassée.
Paul Alexandre,
Professeur départemental d'agriculture de l'Oise.
Le point de départ de ce qui va suivre fut l'observation que je fis un jour. En parcourant des rangées de Bacchus sur fils de fer, les yeux fixés sur le feuillage, je m'arrêtai soudain à la vue d'une tige dont les feuilles, plus découpées, contrastaient avec l'ensemble. C'est un Riparia, pensais-je; j'en fus vite détrompé par un examen plus attentif. C'était un Bacchus qui tendait, par un caprice de la végétation, à se rapprocher du feuillage du Riparia, un de ses ancêtres.
Dans les semis (d'hybrides surtout), les déviations et les dédoublements sont monnaie courante : on voit des pépins de Clinton (LabruscaX Riparia) produire de vrais Labrusca (feuillage blanchâtre endossons, vrilles continues, fruits foxés).