FAUCHAISON DES PRAIRIES
auquel est reliée la tête de la scie. Cette nouvelle disposition a pour but de diminuer considérablement l'effort de traction. En fait, au premier concours de faucheuses qui vient d'avoir lieu cette année, à Boufarik (Algérie), la faucheuse Johnston a remporté le premier prix sur les machines rivales.
Cette nouvelle faucheuse est d'ailleurs construite et ajustée avec le plus grand soin. Elle est munie d'un levier à main qui permet, pendant la marche, de relever la scie sans difficulté ; elle possède, en ou-
Fig. 72. — Nouvelle faucheuse Johnston. à chame.
tre, un levier-pédale grâce auquel, quand un obstacle inopiné se présente, le conducteur peut relever la scie, par une simple pression du pied, pour franchir cet obstacle; le même mouvement lui permet de parer sans retard à tout engorgement qui viendrait à se produire. Comme dans les autres faucheuses Johnston, le poids de l'appareil est calculé de manière à assurer à l'instrument la puissance de résistance et la force suffisantes pour répondre à toutes les circonstances qui peuvent se rencontrer dans le travail. Aujourd'hui qu'on demande de plus en plus aux nouveaux instruments, cette nouvelle faucheuse est tout à fait propre à attirer l'attention. L. de Sàrdriac.
SITUATION AGRICOLE DANS LA NIÈVRE
Le côté caractéristique de la situation est la sécheresse qui afflige les campagnes. Les terres calcaires et siliceuses sont calcinées comme braise, les^sols argilo-calcaires, fendillés et crevassés, sont desséchés jusque dans leurs profondeurs,et sur une grande partie du territoire, la végétation est arrêtée faute d'eau.
Cette sécheresse est en outre doublée d'une bise froide qui, après avoir jauni les plantes, les fait rentrer en terre.
Les fourrages, soit naturels, soit artificiels, sont très compromis et nous avons la pénurie des foins en perspective. Sauf celles situées dans des positions basses
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et naturellement fraîches, les prairies sont languissantes, et celles dont la première pousse a été mangée par le bétail ont un aspect désolé. Ajoutons que les betteraves ont levé péniblement et beaucoup ont été dévorées à leur naissance par les insectes.
Dans ces conjonctures et en vue des éventualités qu'elles font craindre, les agriculteurs se disposent à semer des mélanges hâtifs : vesces, pois, dravière, navette, sarrasin, moutarde blanche, qui peuvent être fauchés au bout de trois ou ([uatre mois, et l'on va recourir dans une large mesure au maïs qu'il est encore temps de semer et qui, par son aptitude à braver les sécheresses, pourra remédier aux difficultés de la situation.
Jusqu'ici ce sont les céréales d'hiver qui ont le moins souffert. Grâce à la vigueur de sa constitution le blé a pu résister et, si les pluies survenaient maintenant, le dommage serait rapidement réparé. Salomon.