DOIT-ON FAIRE TREMPER LES GRAINES FOURRAGERES
veloppement ; tandis que par le semis normal, la graine restera en stratification plus ou moins longtemps en se conservant intacte et germera sûrement aux premières pluies.
Nous ne prétendons pas dire par là qu'aucune exception ne doive être faite à cette règle que, en général, il ne faut pas faire tremper les graines. Des expériences ont été faites sur quelques espèces dont la germination est lente et capricieuse, et elles ont été assez concluantes pour démontrer la nécessité de faire tremper dans l'eau les graines de ces espèces pendant un temps plus ou moins long, et même de les soumettre pendant quelques minutes à l'action de l'eau bouillante; le Sainfoin crEspagne ou Siilla en est un exemple remarquable. Encore est-il nécessaire, indispensable même que, après cet échaudage, la semence se trouve en contact avec un terrain bien préparé et surtout suffisamment arrosé après le semis.
M. J. Ivnill, un des agriculteurs qui se sont le plus occupés de la culture du Sulla en Algérie, dit lui-même, dans la brochure qu'il a publiée : « L'opération de l'ébouillantage ne devra être commencée qu'après que les pluies auront mouillé le sol à une profondeur moyenne de 10 centimètres, car ce serait commettre une grande faute que de confier à un sol sec de la graine prête à germer ».
Cette opération du trempage n'est d'aucune utilité pour des semences comme les Mohas, le Panis, les Millets, les Maïs, etc., dont la germination est rapide.
Nous répétons donc : ne soumettez pas vos graines fourragères au mouillage ; attachez-vous surtout à vous procurer de bonnes semences en vous adressant aux meilleures maisons^ et semez par un temps favorable. • G. Legros.