X. — Concours spécial de la race ovine lauragaise
Un concours spécial de la race ovine lauragaise se tiendra à Cintegabelle (Haute-Garonne) les 3 et 4 octobre. Les déclarations des exposants devront parvenir à la préfecture de laElaute-Garonne, à Toulouse^ avant le 20 septembre. Tous les éleveurs de moutons de cette race auront le droit de prendre part au concours. Les animaux exposés concourront par troupeaux de 25 ou de 1 5 bêtes ou par animaux isolés. Un objet d'art sera attribué au lot d'ensemble reconnu le meilleur. XL — Concours spécial de la race bovine normande.
Un concours spécial de la race bovine normande se tiendra à Rouen' du 1 1 au 1 3 septembre. Tous les agriculteurs français pourront prendre part à ce concours ; les animaux devront appartenir aux exposants au moins depuis le 1" mars, et être conservés pour la reproduction pendant un an au moins après le concours. Le total des primes à décerner s'élève à 18,500 francs; un objet d'art d'une valeur de 300 fr. sera attribué au meilleur lot d'ensemble. Les déclarations des exposants seront reçues à la préfecture de la Seine-Inférieure, à Rouen, jusqu'au 1"" août.
XIL — Les moutons algériens.
VÂlgérie agricole publie une lettre d'un éleveur de la province d'Alger, M. G. Marsault, à Harmela, adressée au Ministre de l'agriculture pour protester contre la suppression de la bergerie de Moudjebeur. « Il suffit, dit-il, que ceux qui ont mandat de nos intérêts, aient en mains la preuve que la suppression de Moudjebeur équivaudrait à la ruine d'une des principales branches de l'élevage algérien pour qu'elle soit aussitôt rapportée. Nous nous faisons forts de vous apporter cette preuve si vous voulez nous permettre d'être entendus par une Commission que vous choisirez vous-même et qui aurait mission d'écouter et d'étudier sur place les dires de chacun et ce que nous réserve l'avenir, si pour arriver à une économie de quelques milliers de francs on voulait quand même détruire une institution que les éleveurs étrangers considèrent à juste titre comme la cheville ouvrière d'une amélioration sage et pondérée. » Agitée depuis si longtemps, la question de l'amélioration de la production des moutons en Algérie pourrait bien ne plus avoir de solution, si les mesures ordonnées en 1895 sont maintenues.