‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 109 sur 752 · LA CULTURE AUX ENVIRONS D'OURO-PRETO (BRESIL · texte numérisé non relu

LA CULTURE AUX ENVIRONS D'OURO-PRETO (BRESIL

La culture est très peu active au Brésil, dans les environs d'Ouro- Preto. La difficulté des transports fait qu'on se borne à récolter ce qui est nécessaire pour la consommation locale; encore arrive-t-il fréquemment que la production est insuffisante et qu'il faut amener du dehors les matières de première nécessité.

Le blé ne pouvant pas être cultivé, la population ne mange pas de pain et le remplace par la farine de maïs, la farine de mandioca ou manioaa, le riz et le feijao (haricot noir), quatre aliments que l'on retrouve constamment sur toute table brésilienne.

Tous quatre sont cultivés aux environs d'Ouro-Preto.

Le maïs est de beaucoup la culture la plus importante. Sa principale consommation ne se fait pas sous forme de farine; mais il sert surtout, sous forme de graine, à l'alimentation des animaux. C'est avec le maïs que l'on nourrit chevaux et mulets. Quand ils ne travaillent pas, ces animaux sont d'ordinaire abandonnés dans des pastos, vastes espaces plus ou moins clos où ils mangent l'herbe qu'ils peuvent rencontrer. Quand ils travaillent, on leur donne, outre de Therbe fraîche, de quatre à six litres de maïs par jour, moitié le malin, moitié le soir. Ces animaux sont très friands de cette nourriture qui leur réussit fort bien.

C'est encore avec le maïs que l'on nourrit les poules et les porcs. En dehors des villes où l'on tue des boeufs, la viande de porc ou de poule est à peu près la seule viande fraîche que l'on mange au Brésil. Il faut y joindre la viande de bœuf séchée au soleil {carne secca) qui, dans cet état, se conserve fort longtemps.

Quand le maïs est abondant et par conséquent à bon marché, on en donne beaucoup aux animaux, les transports deviennent moins chers, les poules et la viande de porc baissent également de prix ; la vie en général est à meilleur marché et l'on a une année de prospérité. 11 est donc facile de comprendre l'importance de cette culture; elle est du reste fort simple. On commence à la fin de la saison sèche par brûler toutes les plantes qui se trouvent sur le terrain que l'on veut cultiver; puis, après Tavoir nettoyé un peu, on y plante le maïs. L'homme qui le sème fait un trou en terre avec son pied nu, y laisse tomber deux ou trois graines qu'il recouvre ensuite avec son pied. Vers le milieu de la croissance, on arrache une fois les mauvaises herbes et, si la saison est favorable, on obtient de 1 50 à 200 pour I .

La canne à sucre n'est ordinairement pas cultivée à Ouro-Preto même; cependant, on fait dans les environs un peu de sucre et surtout de la cachara. Cette liqueur, la liqueur nationale du Brésil, produite par la fermentation du sucre de canne, ne ressemble nullement au rhum. Sans doute, à cause d'une distillation mal conduite, elle a un goût auquel il est assez difficile à s'accoutumer,

La vigne française n'a jamais réussi sur la province de Minos

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