‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 156 sur 752 · X. — les blés de semence · texte numérisé non relu

X. — les blés de semence

Il est inutile d'insister sur l'importance que présente le choix des graines employées pour les semences. De bonnes semences sont la première condition d'une bonne récolte. Ace sujet, nous croyons utile de reproduire les détails que M. Decrombecque a donnés récemment, au Comice agricole deBéthune, sur la méthode qu'il a adoptée pour préparer ses blés de semence. Le commerce de ces blés présente des fraudes assez nombreuses ; voici comment M. Decrombecque les élude :

<c Je m'adresse à des commissionnaires qni ?e disent dépositaires de blés anc^lais, ou qai se donnent comme tels, et je les prie de m'envoyer de leurs blés de semence. Sur six, je trouve ordinairement un bon échantillon ou deux; les bis sont semés et c'est par sélection que j'arrive à produire mes blés de semence qui sont recherchés. Si, sur les six échantillons, deux seulement donnent de bons résultats, lors de la récolte les quatre autres sont vendus à la meunerie (1" sélection.) La récolte des d 'ux autres champs est soignée tout particulièrement; le graifli qui en provient, trié avec les ingénieux appareils Pernollet, peut être employé comme blé de semence (2° sélection). Les grains trop gros ou trop miiigies sont éliminés pour être livrés à la meunerie ; et il ne reste qu'une semence de premier choix qui donne toute satisfaction.

« Ce n'est que par une sévère sélection que l'on peut produire de bons blés de

semence; et ce n'est que par ce moyen, que les cultivateurs anglais se sont acquis autrefois leur réputation. Mais aujourd'hui, au lieu de rechercher la qualité, ils s'appliquent à obtenir la quantité. »

Cette méthode peut être appliquée dans toutes les régions, à toutes les variétés de blés, aussi bien qu'à toutes les espèces de graines. XI. — Le factorat aux halles de Paris.

On se souvient qu'un décret, en date du 28 janvier 1878, a réformé, dans un sens absolument libéral, le régime du factorat aux halles de Paris; les fonctions de facteur sont devenues tout à fait libres. Deux années sont maintenant écoulées depuis l'organisation du nouvel ordre de choses. On peut donc chercher l'influence qu'il a exercée sur l'approvisionnement des halles et sur la vente des produits. C'est ce que M. Léon BioUay, inspecteur général des perceptions municipales de Paris, vient de faire dans une brochure intitulée : Origines et transformations du factorat dans les marchés de Paris. Dans cette brochure, il démontre que les marchés de la capitale ont été mieux approvisionnés, et que les transactions ont été rendues plus faciles. En effet, au lieu de 43 facteurs qui fonctionnaient en 1877, il y en avait 184 à la fin de 1879, coinplètement libres de diriger leurs opérations au gré de leur clientèle. Eu outre, des réformes importantes ont pu être réalisées dans les frais de contrôle. L'expérience du nouveau régime peut donc être considérée comme décisive.

Xll. — Les 5uc/'<.'s et les betteraves.

La semaine qui vient de s'écouler a été très favorable à la végétation des betteraves. Dans la plus grande partie de la région du Nord, des pluies abondantes, mais intermittentes, sont tombées pendant plusieurs jours; parfois elles ont été accompagnées d'orages de grêle qui ont, par place, causé des dégâts sérieux. La chaleur est aujourd'hui revenue avec une réelle intensité. Dans beaucoup de cantons, les betteraves présentent une vigueur qu'on ne leur avait pas connue depuis longtemps. Si le temps actuel continue, la récolte sera précoce, et la fabrication du sucre pourra commencer de bonne heure.

Dans les fabriques, on est occupé à préparer les travaux de la fabrication. Beaucoup d'usines transforment leur outillage pour appliquer les procédés d'extraction du sucre par les méthodes de diffusion. Les appareils de ce genre, commandés aux grandes fabriques, sont nombreux. C'est donc avec un outillage perfectionné que, sur un grand nombre de points, va commencer le travail de la prochaine campagne. XIIL — Concours du Comice de la Marne.

Nous rappelons que le concours du Comice central de la Marne, présidé par M. Ponsard, et celui du Comice de Beims, présidé par M. Lhotelain, se tiendront dans celte dernière ville pendant la session de l'Association française pour l'avancement des sciences. Ils comprendront d'abord une exposition générale de machines et instruments agricoles, du 1 2 au 16 août, à laquelle tous les constructeurs et entrepositaires de machines sont appelés à prendre part. Un concours d'animaux reproducteurs des espèces chevaline, bovine, ovine, porcine et galline, sera ouvert le 14 août pour le Comice de l'arrondissement de Reims, et le 15 août pour le Comice départemental. Des primes s'élevant à la somme de 4,000 fr., seront ^décernés aux propriétaires des meilleurs animaux exposés. J.-A. Barhal.

NOTES SUR l'entretien DU BÉTAIL. 209

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