‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 179 sur 752 · BÊTES FAUVES. — POURSUITE. — TRANSPORT · texte numérisé non relu

BÊTES FAUVES. — POURSUITE. — TRANSPORT

Le propriétaire, possesseur ou fermier, a le droit de s'embusquer pour détruire les bêtes fauves qui causent des dégâts à sa propriété (Leblond, Code de la chasse, t. L n" 158 et s. ; ViJlequez, du Droit de destruction, n" 69; de Neyremand, Quest. dédiasse, p. 58).

Un arrêt de Metz du 28 nov. 1867 (Dali. 68. 2. 123) a même jugé que le propriétaire pourrait se placer sur un terrain voisin de son champ et s'y embusquer à l'avance avec une arme à feu, lorsque le

danger est imminent. En effet, d'après cette décision, les dispositions de l'art. 9, § 3 de la loi du 3 mai 1844, sur la police de la chasse, doivent être entendues dans le sens où elles peuvent être efficaces, plutôt que dans celui où la protection qu'elles accordent au propriétaire ou fermier ne serait qu'illusoire. Or cette protection, qui découle du principe de la légitime défense, serait presque toujours sans effet si le propriétaire ou fermier n'avait le droit de s'armer qu'au moment où les animaux malfaisants seraient dans son champ et y exerceraient leurs ravages. Il faut admettre, au contraire, que la loi lui donne le droit de prendre des précautions à l'avance, et, par conséquent, de s'armer à l'avance, lorsque le danger est imminent. Comme conséquence nécessaire de ce premier droit, le propriétaire ou fermier doit avoir celui de s'embusquer, soit dans son champ, soit dans un champ voisin, pour voir arriver la bête fauve sans en être vu et la repousser alors avec son arme à feu ou même la détruire.

Mais cette jurisprudence de la cour de Metz n'est pas suivie. Les auteurs la critiquent (V. Leblond, loc. cit. Jullemier, des procès de chasse p. 100), et lui préfèrent celle de la cour d'Orléans qui, dans un arrêt du 2G octobre 1858 (Dali. 59. 2. 9), a décidé que le droit pour le propriétaire de repousser ou détruire, même avec armes à feu, les bêtes fauves qui portent dommage à ses propriétés, ne peut être exercé que sur ses terres, et, par suite, ne lui donne pas la faculté d'envoyer guetter, dans une propriété d'autrui (une forêt domaniale, notamment), sans se conformer aux conditions imposées à l'exercice de la chasse, les bêtes fauves des incursions desquelles il aurait à se plaindre.

Telle est, au surplus, la jurisprudence de la Cour de cassation (Crim. rej. 13 avril 1865, Dali. 65. 1. 196), qui va même plus loin, et décide, dans un arrêt de rejet de la chambre criminelle du 29 avril 1858 (Dali. 58, 1, 289), que, même sur son propre terrain, le propriétaire ne peut se livrer, à l'égard des bêtes fauves, qu'à des actes d'expulsion ou de destruction commandés par la nécessité de faire cesser un dommage à sa propriété, et qu'il ne peut invoquer ce droit pour couvrir de véritables faits de chasse accomplis, sans justification de l'existence d'un dommage, dans une propriété ne remplissant pas les conditions de clôture ou d'attenance indiquées par l'art. 2 de la loi de

Au reste, comme le fait observer Dalloz, s'il est vrai que ce droit de simple défense soit en certains cas insuffisant, le propriétaire peut, outre le secours que, dans les circonstances graves, il obtiendrait de l'exécution des règlements sur la louveterie, contraindre le propriétaire de la forêt voisine à lui laisser détruire, chez lui, le gibier ou les animaux nuisibles qui y sont fixés et qui viennent faire des incursions dommageables dans ses récoltes (Trib. Rouen, 10 mars 1858; Dali. 58.3.73).

Bien plus, les auteurs sont d'accord pour reconnaître au propriétaire le droit de poursuivre chez ses voisins, l'animal qui, repoussé par lui au moment où il ravageait et attaquait sa propriété, a cherché dans la fuite un moyen de salut, et alors même qu'il n'a pas encore été blessé (Leblond, loc. cit. n° 159).

Plusieurs pensent même que le consentement de ce voisin n'est pas nécessaire, puisqu'il s'agit d'une poursuite qui doit en définitive, leur profiter aussi (Duvergier, 1844, p. 130; Giraudeau et Lelièvre, n" 587).

Mais cette dernière opinion ne paraît pas suivie; elle est combattue par Leblond et parNeyremand (p. 62), qui estiment que, à cause du respect dû à la propriété, le consentement du voisin est indispensable. C'est d'ailleurs ce qui ressort d'un arrêt de cassation du 28 août 1868 (Dali. 68. 1. 510) qui décide que le chasseur excède son droit et commet un délit si, le gibier n'étant que blessé, il tire sur lui, pour l'achever, sur une propriété où il n'a pas la permission de chasser; et, spécialement, qu'il y a délit dans le fait de chasseurs poursuivant un sanglier blessé, de l'avoir suivi, en dehors des terres où ils ont le droit de chasse, dans un bois où ils l'ont trouvé en lutte sanglante avec les chiens, et de l'avoir tué de plusieurs coups de fusil.

Il est vrai que, dans l'espèce visée par l'arrêt, le sanglier était chassé et non poursuivi en vertu du droit de légitime défense; mais la solution devrait, croyons-nous, être la même dans ce dernier cas, car le droit de légitime défense consacré par la loi au profit du propriétaire, est limité à la protection de ses récoltes et possessions contre un dommage actuel ou imminent. Il cesse dès que le fait accompli prend le caractère d'un fait de chasse; or lorsqu'au mépris de la défense du voisin on poursuit sur ses terres une bête fauve dont les incursions ne sont plus, momentanément du moins, à redouter, ce n'est plus pour se défendre, mais pour tuer l'animal qu'on .se met à sa poursuite ; on chasse ; on est donc sous le coup des dispositions du § 2 de l'art. 1 1 . Que décider dans le cas où la bête, tuée légalement, est tombée sur le terrain d'autrui ? Peut-on la transporter en tout temps, malgré les dispositions de la loi relatives au transport et au colportage du gibier? (art. 4.) Quand la bête tuée n'est pas un animal mangeable et ne rentre point dans la catégorie du gibier, pas de doute possible, celui qui l'a détruite a incontestablement le droit de la transporter et de l'envoyer où bon lui semble.

L'art. 4 ne saurait être applicable aux animaux tels que les loups, les renards, etc....

Le colportage en est donc permis en tout lieu et en tout temps, bien que la destruction ait lieu après la clôture de la chasse, c'est-à-dire dans un temps où le transport du gibier est prohibé. (Leblond, îoc. cit. ; JuUemier, Ioc. cit.)

C'est ce qu'a jugé la cour de Riom dans un arrêt du 19 mai 1858 ('Dali. 58. 1. 378), où il est dit qu'il résulte de l'art. 4 de la loi de 1844, que le législateur n'a entendu interdire que le colportage et la vente des animaux qui ont le caractère de gibier, et qui sont susceptibles de servir de nourriture à l'homme; que cette interdiction n'atteint donc pas les animaux malfaisants et nuisibles qui ne peuvent pas être mangés. Et la Cour de cassation appelée à statuer sur le pourvoi formé contre cet arrêt, l'a rejeté par ce motif qu'il s'agit d'un droit de légitime défense écrit dans la loi, non à titre de concession, mais comme la reconnaissance d'un droit naturel qui n'est soumis à aucune condition; que la loi n'a point autorisé les préfets à en réglementer l'exercice; que dès lors, rien ne s'oppose à ce que le propriétaire qui a détruit une bête fauve portant à sa chose un préjudice actuel, en dispose comme bon lui semble, et par conséquent la vende ou l'expose en vente. — Crim. rej. 23juill. 1858, Dali. ibid. — (V. dans ce sens une circulaire du ministre des finances du 25 avril 1862; Técheney, Guide du chasseur, p. 74.)

Si la bête rentre dans la catégorie du gibier, ne serait-il pas déraisonnable, ainsi que le fait très justement remarquer M. Jullemier, que cet animal, lésjaleraent tué, fût perdu pour l'amour du droit ?

Ce point; dit M. Leblond, semble d'ailleurs avoir été reconnu lors de la discussion par M. Crémieux. Un député lui demandant ce que l'on ferait de l'animal tué et s'il était permis de le vendre, il répondait spirituellement : « Non, vous serez obligé de le manger ; vous l'avez ainsi voulu. » C'est bien dire que le propriétaire a le droit de rapporter cette pièce au logis, qui ne sera jamais fort éloigné de l'endroit où a eu lieu la destruction. (Leblond, loc. cit.)

La cour de Rouen a décidé, dans ce sens, que si la prohibition du colportage, au temps oi^i la chasse est fermée, s'applique même au gibier que l'on a pu tirer sans contrevenir à la loi, cette prohibition, sainement entendue, n'entraîne pour conséquence, ni l'obligation d'abandonner les animaux à l'endroit même où ils ont été tués, ni la défense de consommer ceux qui peuvent servir à l'alimentation ; que ce que la loi a voulu interdire, afin de fermer au braconnage le débouché de ses produits, c'est le trafic et la circulation du gibier pendant le temps où la chasse n'est pas permise. Mais on ne saurait considérer comme constituant le colportage proprement dit, le fait de l'apport du gibier dans la maison de celui qui l'a tué licitement, alors que, notamment, cette maison est située à peu de distance de l'endroit où le gibier a été frappé.

L'arrêt ajoute que, le décider ainsi, c'est appliquer, avec le tempéramment commandé par la raison, le principe que les animaux, détruits dans l'exercice du droit de défense de la propriété, doivent être consommés surplace. (Rouen, 22 juin 1865; Gaz. trib.^ 9 juillet.)

La cour de Rouen pose, on le voit, à la fin de l'arrêt, un principe qui ne paraît consacré ni par la doctrine, ni par la jurisprudence, mais elle en fait, en somme, au moyen du « tempérament » qui a dicté sa décision, une saine application.

Depuis, elle semble avoir rayé ce principe de sa jurisprudence, et voici comment dans un arrêt récent (1 9 déc. 1 879, Le Droit du 4 janv. ^1880), elle a jugé d'une façon plus générale :

« La Cour :

«c Attendu qu'il résulte de l'instruction et des débats que X.... s'étant rendu dans sa cour, le 27 octobre 1879, vers neuf heures du soir, muni d'un fusil dont il s'était armé pour détruire les bHes fauves portant dommage à sa propriété, a frappé mortellement un sanglier de deux coups de son arme ;

« Attendu que l'animal ainsi blessé, franchissant alors les limites de l'enclos de X,.., a été mourir à quelques centaines de mètres de là sur un terrain appartenant à autrui, et que c'est dans ces circonstances que le prévenu, qui d'ailleurs, avait déposé auparavant son fusil dans sa propriété, a été chercher et enlever dans une voiture, avec l'assistance' de plusieurs voisins, l'animal auquel il avait donné la mort;

« Attendu que l'acte ainsi précisé ne constitue pas un fait de chasse réprimé par la loi ;

ce Que le Tribunal à tort y a vu un délit, et que son jugement ne saurait être maintenu ;

« Réformant.... »

Disons avec M. Leblond, en terminant, qu'il ne faut d'ailleurs jamais oublier qu'ici il s'agit, non d'une chasse, ni d'un plaisir, mais seulement de l'exercice d'un droit de légitime défense; comme tel, ce droit, on l'a dit expressément devant les Chambres, permet de repous-

ser en se défendant contre lui, l'animal sauvage qui préjudicie à la propriété, mais, non de l'attaquer. Eug. Pouillet,

Avocat à ia cour de Paris.

Dans un précédent article, nous avons signalé quelques-unes des nouvelles machines de la maison Albaret qui ont figuré dans les derniers concours régionaux, notamment à celui de Melun. Nous devons continuer aujourd'hui cette revue.

La batteuse que représente la fi g. 1 7 diffère de celles actuellement en usage dans beaucoup de ses organes; ce qui la caractérise, c'est qu'elle ne possède pas de mouvement de va-et-vient. Elle bat en travers. Le contre-batteur est à jour et derrière se trouve une tôle perforée permettant à la poussière de s'échapper à l'opposé des lieurs.

La paille, en sortant du batteur, tombe sur les secoueurs à double mouvement qui produit un secouage très énergique, et l'amène aux lieurs, complètement débarrassée de tout grslin.

Ce secoueur est incliné et les lames à persiennes portent en dessous des pointes ou griffes, lesquelles dans leur mouvement de rotation viennentpasser tout près d'un panneau fixe parallèle aux secoueurs. Le grain et les ôtons qui passent à travers le secoueur tombent sur ce panneau fixe légèrement incliné et leur descente vers les tarares est facilitée par les pointes placées sous les lames persiennes.

Les tarares ne sont pas munis de grilles animées d'un mouvement de va-et-vient, mais ils possèdent à la place trois arbres à gorges dans lesquelles se trouvent des peignes terminant deux plans inclinés où descend le grain. La distance entre les arbres à gorges et les peignes se règle à volonté. Les arbres se trouvent animés d'un mouvement de rotation, et les plans inclinés des peignes reçoivent un léger mouvement de trépidation dans le sensvertical, afin de faciliter la descente du grain. La disposition est telle que le grain, pendant tout son parcours, est soumis à l'action de l'air chassé par les ventilateurs. Le grain qui passe entre les peignes et les arbres à gorges tombe sur une grille et se rend dans le sac sous l'action d'une vis sans fin. Le grain léger et les ôtons tombent dans un autre compartiment ; ils sont amenés dans un élévateur au moyen d'une vis et sont remontés dans le tarare pour être soumis à un nouveau vannage. Les ventilateurs possèdent un régulateur de vent de sorte que leur action est toujours la même, quelle que soit la vitesse de la machine à battre.

Le grain sortant des tarares est monté dans un trieur extensible et réductible au moyen d'une chaîne à godets.

Le trieur le divise en plusieurs qualités dans la proportion que l'on désire. Le petit grain est reçu à part. — D'après cette courte description, il est facile de voir que les trémies et augets mobiles que possèdent toutes les batteuses sont supprimés et remplacés par un panneau fixe qui sert en même temps à consolider toute la machine. Il en résulte une grande simplicité, puisqu'il ne faut plus d'arbre coudé avec bielles ou excentriques, ressorts, etc., commandant ces trémies ; d'un autre côté, la batteuse est plus solide et sa stabilité en marche est complète. Le débit de cette batteuse qui demande une force de 7 à 8 chevaux, est très important.

' La fig. î 8 représente le moulin agricole construit par la maison

Albaret, Le moulin proprement dit est formé d'un bâti en chêne supportant tout le mécanisme. Les meules sont en pierre delà Ferté-sous- Jouarre, d'excellente qualité; elles sont rayonnées. La commande est

transmise à la meule supérieure par Tintermédiaire de deux engrenages à 45°, lesquels sont taillés. L'un possède des dents en bois afin d'assurer la douceur du mouvement. Un levier avec vis et volant permet de régler l'écartement des meules comme dans les grands moulins industriels.

La boulange, en sortant du moulin, est montée dans la bluteriepar

une chaîne à tasseaux. La farine est reçue dans un sac comme le fait

voir la gravure. Le son sort à l'extrémité de la bluterie. Les gruaux et les recoupettes sont aussi reçus à part.

La bkiterie est montée sur le sol, près du moulin; il n'y a donc aucun frais d'installation à faire.

Ce moulin aiiricole a obtenu le 1" prix (médaille d'or) au concours régional de Melun. Le modèle qui s'y trouvait avait des meules de

I mètre et coûtait 1,700fr., avec la bluterie. La farine produite par ce moulin était de première qualité. Le rendement était de 80 litres de grainréduit en farine à l'heure. Le rendement de 100 litres peut même être atteint lorsque les meules sont rhabillées depuis peu de temps.

M. Albaret construit des modèles plus forts ayant des meules de r.20, r.30, r".40, r".50 de diamètre. Hoairy Sagmer.

Il y a quelque temps, la Chambre des communes de l'Angleterre, frappée des accidents économiques causés par la maladie des pommes de terre, en Irlande et même en Angleterre, accidents qui rendent la culture de ce tubercule si incertaine, et apportent dans l'alimentation du peuple un trouble si profond, institua une Commission spéciale, sélect Committee, composée de ses membres les plus compétents, pour reconnaître d'abord la nature et les causes du fléau, et en même temps recommander un remède pour en pallier, si possible, les désastreux résultats. Le rapport de cette Commission vient d'être publié.

II consiste en quarante-deux paragraphes que je vais résumer.

Le rapport commence par déclarer qu'il ressort clairement du témoignage des hommes de science interrogés par la Commission^ quelle est la nature de la maladie des pommes de terre. Il est reconnu aujourd'hui que cette maladie consiste dans la croissance d'un champignon parasite lequel végète sur la plante et même à l'intérieur des tiges et des tubercules. Pendant l'été, ce cryptogame, auquel on a donné le nom technique de Peronospora infestans, se multiplie avec une fécondité prodigieuse au moyen de spores-graines ; chaque cryptogame produisant des millions de ces spores, ce qui explique la rapidité avec laquelle la maladie se développe dans un champ de pommes de terre, lequel est bientôt envahi une fois que la maladie s'y est implantée. Les autorités scientifiques consultées, conseillent de brûler les fanes attaquées et la destruction des tubercules comme un expédient utile. Mais toutes les personnes interrogées par la Commission ont été unanimes pour recommander la production de nouvelles variétés.

Les cultivateurs de pommes de terre les plus éminents et les plus expérimentés ont tous déclaré que, d'après leur expérience, un grand nombre d'anciennes variétés de pommes de terre ont disparu, étant devenues complètement usées, et n'offrant plus aucune résistance à la maladie. Pour établir une nouvelle variété, il ne faut pas moins de quatre à six ans, et une fois que cette nouvelle variété est suffisamment établie pour se distinguer par des caractères bien tranchés, elle ne fait que s'améliorer par la culture, jusqu'à ce que, après un certain temps d'immunité contre les atteintes de la maladie, cette immunité finisse par disparaître. D'après le témoignage des cultivateurs pratiques, une bonne variété avec une culture intelligente peut durer vingt ans.

La pomme de terre Champion, observe le rapport, est un exemple remarquable de cette immunité contre la maladie que l'on observe

dans certaines nouvelles variétés, mais il faut s'attendre à la voir, elle aussi, dans un plus ou moins grand nombre d'années, succomber à son tour aux atteintes du fléau et disparaître comme les autres.

Après avoir relaté tous les faits recueillis dans l'enquête, le rapport continue comme suit :

Dans ces circonstances et d'après les faits ci-dessus exposés, il résulte, comme conclusion pratique, que la recherche de nouvelles variétés devra être entreprise soit par les cultivateurs en grand de la pomme déterre agissant d'après un système combiné et sous la direction de Sociétés d'agriculture, telles que les Sociétés royales de l'Angleterre et d'Irlande et la Société d'Highlands d'Ecosse, soit par le gouvernement lui-même. Comme jusqu'à présent, ces efforts d'initiative individuelle n'ont produit que des résultats insignifiants, c'est au gouvernement de prêter son aide, d'une manière officielle et effective, à la réalisation de ce remède, unanimement reconnu comme le seul qui soit pratique et efficace. La Commission est donc d'avis que des cultures expérimentales pour créer et améliorer de nouvelles variétés de pommes de terre, soient établies en Angleterre, en Ecosse et en Irlande. La question de déterminer si ces cultures devront être placées sous le contrôle direct du gouvernement, est un point qui pourrait être avantageusement considéré pour chaque pays. En ce qui regarde l'Irlande, ce qu'il y aurait de mieux à faire, serait sans doute d'agrandir les fermes existantes placées sous la direction du bureau agricole de la Commission nationale, et d'appeler spécialement l'attention des* directeurs,de ces fermes vers des recherches sur -la maladie de la pomme de terre, la création, la sélection et l'établissement de nouvelles variétés de pommes de terre. En Angleterre et en Ecosse, il serait bon de consulter les principales Sociétés d'agriculture afin de savoir, si à l'aide d'un subside, elles consentiraient à entreprendre le travail nécessaire sous Finspection et le contrôle du gouvernement. Dans le cas oi^i ces Sociétés refuseraient de se charger de ce soin, la Commission est unanimement d'avis que le gouvernement nomme pour chaque pays un inspecteur-directeur dont les fonctions seraient de diriger les expériences nécessaires, dans le but d'obtenir de- nouvelles variétés capables de résister à la maladie. A cet effet, on pourrail, soit choisir et affermer une ou plusieurs fermes pour effectuer cette culture expérimentale, ou bien s'arranger avec un ou plusieurs cultivateurs de manière à consacrer à ces expériences une surface d'environ 1,200 hectares, sur différents points du royaume; ce sont là, du reste, des points de détail dont la détermination pourra être utilement laissée au jugement des fonctionnaires nommés à cet effet.

Gomme corollaire à ce résumé du rapport de la Commission parlementaire de la Chambre des communes, je crois utile de transcrire ici le sens plutôt que les termes exacts d'un article remarquable publié dans le numéro du 12 juillet dernier de la Gazette d'agriculture; cet article est intitulé : Amélioration de la pomme de terre.

« Je ne prétends point dire quelles sont les variétés de pommes de terre qui méritent le mieux la faveur des producteurs et des consommateurs, mais je pense qu'il y a un enseignement qu'on peut appeler : la leçon de la Champion. Cette leçon suggère un principe très important qui doit servir de guide à ceux qui veulent entreprendre la création

de nouvelles variétés, et en môme temps à ceux qui se contentent de cultiver les variétés déjà indiquées sur les catalogues des marchands de semences.. Le prix élevé auquel la pomme de terre Champion a été cotée sur les marchés^, est en lui-même un motif suffisant pour qu'on recherche la cause d'une faveur si remarquable de la part des producteurs et des consommateurs. Comment se fait-il que cette variété de pommes de terre résiste aux atteintes de la maladie à un degré si remarquable? et comment se fait-il que môme lorsque, dans les districts très infestéS;,la maladie attaque les tiges, elle ne descend point jusqu'aux tubercules et n'en empoche point ni la croissance ni le rendement prodigieux. La qualité saine et savoureuse du tubercule lui assure sur les marchés une préférence méritée de la part des consommateurs, mais c'est surtout l'abondance de la production alliée à sa qualité comestible qui lui a fait sa retentissante et soudaine réputation. On ne saurait trop le répéter, c'est son rendement sain et abondant, même lorsque les tiges sont attaquées par la maladie, qui, aux yeux des cultivateurs, constitue un de ses plus grands mérites. Cette propriété remarquable se trouve pour ainsi dire doublée par cette immunité des tubercules contre la maladie, alors même que la végétation extérieure en est atteinte. Il est parfaitement reconnu aujourd'hui que dans les terrains de fertilité médiocre, et lorsqu'on a parcimonieusement fumé, la maladie arrête le développement des tubercules, même lorsque ceux-ci ne sont point corrompus. La cause de ce phénomène ordinaire est facile à expliquer; car lorsque le sol n'est pas assez riche pourproduire une végétation luxuriante extérieure, le défaut d'action vigoureuse de cette végétation des tiges et des feuilles, retarde et même empêche le développement des tubercules, et la destruction prématurée du feuillage arrête net ce développement. Comment se fait-il que, dans le cas de la pomme de terre Champion, ce phénomène ne se produit point, même lorsque la végétation extérieure est complètement détruite par la maladie? Voilà, sans aucun doute, une question dont la solution est d'une grande importance. Il doit exister dans cette nouvelle variété certains traits inhérents à sa nature, lesquels diffèrent dans une mesure plus ou moins large des anciennes variétés sur lesquelles la maladie a une prise absolue.

« Quant à moi, je n'ai éprouvé aucune peine à découvrir en quoi consiste cette différence, car elle m'a sauté aux yeux alors même que je ne la cherchais point. C'est, sans contredit, son immense puissance de végétation souterraine, c'est-à-dire le développement extraordinaire de ses racines. L'ensemble de cet amas de fibres" ressemble plutôt aux racines d'un buisson qu'à celles d'une plante de pomme déterre. Tous les horticulteurs connaissent trop bien la nature de Taction des racines pour qu'on ait besoin de leur dire que l'existence d'une si grande puissance de racines doit produire un certain effet. Leur expérience, après avoir vérifié que ce phénomène de végétation souterraine extraordinaire existe réellement dans la pomme de terre Champion, leur fera facilement admettre qu'il y a là un fait des plus instructifs, lequel peut servir à expliquer dans une certaine mesure, sinon complètement, le phénomène que je viens de signaler, c'est-àdire l'immunité absolue des tubercules de la pomme de terre Champion contre la maladie même et surtout lorsque les tiges et le feuillage en sont atteints. »

Il y a là, sans aucun doute, un sujet d'observations et d'expériences qui pourraient jeter une vive lumière sur cette question de l'immunité de certaines variétés contre la maladie. 11 est évident que ce trait remarquable du développement extraordinaire du chevelu des racines de la Champion doit exercer une certaine influence sur la végétation et sur le rendement de ses produits. D'un autre côté si l'on établit que dans cette grande luxuriance de la végétation souterraine de la Champion, gît la cause de son immunité contrelesatteintes de la maladie, il en résulte que la direction que les chercheurs de nouvelles variétés doivent suivre, est de choisir comme éléments d'amélioration ou de création, les semences, les hybridations, ou les greffes, quel que soit le mode de culture que l'on adopte, provenant d'espèces remarquables par le développement de leurs racines. Comme préliminaires à ces opérations, l'auteur de l'article que je résume, suggère un examen comparé des racines des variétés les plus susceptibles d'être attaquées par la maladie et de celles des variétés qui le sont le moins. De cette manière on arriverait à reconnaître si véritablement la cause de l'immunité se rattache à ce phénomène de végétation souterraine. Si ce fait est reconnu comme bien fondé, le problème de la création de nouvelles variétés réunissant la saveur d'anciennes variétés estimées, mais sur le point de disparaître sous les atteintesdela maladie, àl'immunitéque possèdent d'autres variétés, serait à moitié résolu. En réunissant par exemple par la greffe les racines de la Champion à celles desEarly Rose, des Magnum Bonum, des Bread fruit, des Eœcelsior, des Flower bail, etc., ou bien en hybridant leurs fleurs entre elles, on pourrait, sans aucun doute, obtenir, par une sélection raisonnée, d'après le principe ci-dessus, un nombre infini de bonnes variétés.

L'auteur de l'article en question raconte comme suit la circonstance qui lui révéla le fait de l'immunité singulière des tubercules de la Champion contre les atteintes de la maladie, alors môme que la végétation extérieure en était atteinte.

L'année dernière, une planche de pommes de terre Champion, large de 4 mètres et longue de 40, avait été plantée le long d'un chemin public. Les passants remarquaient avec surprise que bien que la maladie qui sévissait fortement dans le pays, en eût atteint Je feuillage dès les premiers jours de juillet et alors que la végétation extérieure dans toutes les autres cultures des environs était complètement détruite, cette planche de pommes de terre conservait toujours sa luxuriance et sa fraîcheur. Ce fut en défouissant quelques-unes de ces pommes de terre pour une exposition vers la fin d'août, que l'attention du cultivateur et celle de son domestique furent attirées. En remarquant l'aspect étrange que présentaient les racines, réunies en touffes épaisses et en filaments ayant la ténacité du fil de jfer, le cultivateur qui était un horticulteur émérite, fut tellement surpris de cet*.e apparence insolite des racines, qu'il emporta la plante tout entière avec les racines et les tubercules. Ce phénomène le frappa d'autant plus que les tubercules n'étant pas encore tout à fait mûrs, il fut obligé de défouir un grand nombre de plantes pour recueillir la quantité de tubercules nécessaires à son exposition, et toutes les plantes arrachées manifestaient le même phénomène.

Un mois après cette occurrence, toute la récolte fut arrachée et il fut constaté que le rendement avait au moins doublé en poids depuis le

mois d'août, bien qu'alors, pour recueillir les plus beaux spécimens de tubercules pour l'exposition, on eût choisi les plantes les plus fortes.

Ce cultivateur conclut de, ces observations que la « Champion » semble posséder la propriété de renouveler le feuillage des tiges détruites par la maladie ou par tout autre cause et de prolonger sa période de production. Ainsi, il estime que pendant le dernier mois qui s'écoula après l'exposition, le rendement s'accrut au moins de 7,500 kilog. à l'hectare.

Cette année, grâce à mes efforts et à ma propagande on a cultivé la pomme de terre Champion sur un grand nombre de points de la France, embrassant toutes sortes de sols, de climats et d'altitudes. Les honorables cultivateurs à qui j'ai envoyé de la semence, voudront bien, je l'espère, diriger leurs observations sur le point indiqué par l'horticulteur anglais que je viens de citer. Moi-même, dont la culture de Champion est très considérable cette année, je ne manquerai pas de vérifier ce développement extraordinaire des racines de cette variété en le comparant avec celui des autres variétés diverses que j'ai cultivées comme éléments de comparaison. 11 résultera, je l'espère, de l'ensemble de toutes ces nombreuses observations, des faits concordants, à l'aide desquels on pourra déduire des conclusions certaines, qui jetteront sur cette importante question de la culture de la pomme de terre une utile et féconde lumière.

Quant à ma récolte de cette année, elle a une apparence superbe. Lors de la plantation, j'avais espacé les lignes de 70 à 80 centimètres ; aujourd'hui la surface est absolument couverte, les tiges se joignent et la végétation est d'une luxuriance que je n'avais point encore remarquée. Sur une planche spéciale, établie dans mon jardin potager pour faire des expériences sur les effets de la grosseur du plant de semence, et de la distance des plants et des lignes entre eux, il y a des touffes de tiges qui ont plus d'un mètre de hauteur et dont le développement embrasse un espace inusité. F.-R. de la Tréhonnais.

Depuis que j'ai publié le résultat des mes expériences sur l'action insecticide des vapeurs de sulfure de carbone, j'ai reçu de nombreux . témoignages de reconnaissance des personnes qui ont eu recours à ce moyen ; j'ai prié mes correspondants de s'attacher à étudier la prétendue action anti-aphrodisiaque du remède, mais aucun d'eux n'a pu la constater.

Cependant, comme des hommes qui paraissent habituellement sérieux ont écrit que le sulfure de carbone porte atteinte à la fécondité des animaux, j'ai voulu renouveler mes expériences. J'ai eu beau, dans mon colombier, multiplier les flacons de sulfure, les pigeons ont continué à multiplier de leur côté comme si de rien n'était. Chose plus surprenante, le sulfure de carbone qui est censé atténuer la fécondité des êtres, a développé celle d'un spirituel correspondant de ce journal, lequel, dans le numéro du î5 mars 1879, nous a servi un article pour rire qui, en ce qui me concerne, n'a pas manqué son but.

Mais voici venir un insecticide qui pour sûr trouvera grâce devant les Vestales chargées d'entretenir le feu sacré de la reproduction et devant leurs collaborateurs bénévoles. Cet insecticide, c'estl'eau, l'eau

qui n'a été répandue avec autant de profusion dans la nature que pour répondre aux besoins les plus variés. Depuis Buffon qui a donné le signal, presque tous les auteurs qui ont écrit sur le pigeon ont déclaré que celui-ci est grand amateur de propreté, attendu qu'il recherche l'eau. On aurait pu en dire autant du porc, car pigeon et porc ont autant souci l'un que l'autre de la propreté du liquide dans lequel ils se baignent et qui aurait pu faire dire à Diogène : qui hic lavantur, ubi lavantur ? Il n'est pas nécessaire d'accentuer un réquisitoire contre le cochon à propos de propreté, puisque son nom est devenu le symbole de la malpropreté, mais il est temps de faire justice de tout le clinquant dont on a paré l'oiseau de Vénus.

« Peu d'oiseaux, dit M. J. Pelletan, aiment autant la propreté que le pigeon. » Pour moi, je connais beaucoup d'oiseaux qui aiment mieux le pigeon que la propreté : tel est l'émérillon, tels sont tous les rapaces diurnes et la plupart des rapaces nocturnes, comme la chouette qui se paye du pigeon en plein colombier, alors que tout le monde dort dans la ferme.

Plaisanterie à part, je dis que le pigeon se soucie de la propreté comme de Colin-tampon. Je lui pardonnerais de se baigner dans l'eau pure et fraîche qu'on vient de lui servir, mais pourquoi s'empresset-il de s'exonérer dans son breuvage au point que celui-ci, peu d'heures après qu'on le lui a livré, ressemble à de la purée? Et pourquoi le biset, dont le choix est libre, se baigne-t-il dans la mare à fumier plutôt que dans le cristal d'une onde courante?

Pourquoi? Parce que le pigaon n'a qu'une préoccupation, celle de faire la guerre à son mortel ennemi, à l'acare sanguinaire qui le tourmente et le suce au point de le faire maigrir et même d'occasionner sa perte. Or, comme le pigeon passe pour plus capable de porter dans son bec l'olivier de la paix que de manier les engins de guerre, il se borne à imiter certain apothicaire qui, provoqué en duel et mis en demeure de faire le choix des armes, proposa de renfermer dans une boîte deux pilules dont une empoisonnée, et de les tirer au sort. Le pigeon opère dans ce genre : iJ se livre à une préparation pharmaceutique ayant pour base la colombine, avec l'eau pour véhicule. Fier de son œuvre, il s'y plonge avec délices et y barbote comme un vrai palmipède ; il se fourre jusqu'au cou dans la solution acide, il s'en met jusque par dessus la lête et, quand il ensort, il se trouve non pasblanc comme neige, ce qui est le cadet de ses soucis, mais rafraîchi et purgé d'une légion d'infimes arachnides qui se trouvaient aussi à l'aise dans son plumage que les voleurs dans la forêt de Bondy.

Et voilà pourquoi le pigeon recherche l'eau : à cause de sa vertu insecticide. Oui, l'hydrothérapie, qui enregistre de belles cures parmi les bipèdes sans plumes, a encore le pouvoir de rendre aux bipèdes ailés qui peuplent nos colombiers le plus signalé des services, avec cette différence que l'homme reçoit la douche, tandis que le pigeon la donne.

Frappé de ce fait qu'une longue observation m'a révélé, j'ai poursuivi parallèlement, depuis deux ans, une expérience avec le sulfure de carbone et une autre avec l'eau. Mes honorables correspondants ont pu s'étonner que je n'aie pas encore divulgué ce dernier moyen de destruction de la vermine que je leur ai indiqué dans mes lettres, ' mais j'ai voulu consacrer par de nouveaux faits les résultats acquis

l'année dernière, et c'est avec l'assurance la mieux fondée que je viens dire aujourd'hui à tous les amateurs de pigeons que le moyen le plus simple et le plus économique de détruire la vermine qui cause tant de ravages parmi leur population ailée, est le suivant.

Tous les jours je dis tous les jours ^ depuis les premières chaleurs

jusque vers l'automne, il faut asperger le colombier de haut en bas et sur les quatre côtés, avec le liquide à bon marché qu'on appelle communément de l'eau, qui se préssnte sous l'étiquette d^aqua communis dans les officines et qui, chimiquement, a nom protoxyde d'hydrogène.

La vermine aime le sec, elle se développe infailliblement à la température de l'incubation, sous la bonne [mère qui échauffe dans son sein le fruit de ses amours, si bien que les petits pigeonneaux, en naissant et même avant de sortir de leur prison calcaire qu'ils sont en train de piocher, subissent Taffreuse invasion des acares assassins.

Le meilleur moyen d'affranchir vos élèves de cette vermine consiste à empêcher celle-ci de naître. A cet effet, armé d'un baquet plein d'eau, vous y puisez avec la main ou avec une tasse et vous en faites voltiger le contenu dans toutes les directions et principalement dans les nids, sans vous inquiéter des couveuses qui s'habituent rapidement à être douchées et ne tardent pas à ne plus se déranger pour si peu. Le liquide subtil pénètre dans tous les interstices, visite les plus petites fentes, tombe sur les œufs et sur les jeunes, et répand partout sa bienfaisante influence.

Voilà le moyen. Il est infaillible, si on l'emplolejournellement. Pour moi, son eflicacité est si indiscutable que je déclare d'avance que tout échec que les expérimentateurs croiront pouvoir annoncer ne sera dû qu à leur paresse. Ce n'est pas le moyen qui manquera, mais l'eau.

Les personnes qui emploieront ma recette me pardonneront volontiers d'avoir détruit leurs illusions sur la pureté immaculée des colombes. Cette pureté, du reste, est aussi équivoque au point de vue moral que physiquement. En effet, si « la douceur des mœurs du pigeon, sa chasteté, sa fidélité » ont été pompeusement célébrées par Buffon, vous trouvez, en revanche, à la page 132 de la Basse-cour de Mme Millet-Robinet, ces lignes :

ff La réputation de fidélité des pigeons n'est pas mieux méritée que leur réputation de douceur. Je ne sais si c'est à leur état de civilisation qu'ils doivent leur dépravation, mais l'on voit sans cesse des mâles caresser des femelles qui ne sont pas celles avec lesquelles ils couvent, et l'on vpit des femelles recevoir de très bonne grâce ces caresses,, ce qui est très vilain, w

C'est très vilain, en effet, et je crois que le grand naturaliste plus haut désigné s'est moqué de ses semblables quand, à propos de pigeons, son lyrisme s'est exalté au point de jeter à la postérité cette exclamation : w Quels modèles pour l'homme, s'il pouvait ou s'il savait les imiter ! » D' Félix Schneider,

Correspondant de la Société nationale d'agriculture de France.

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