SUR LES HIRONDELLES
Bien des faits, qui passent inaperçus, amèneraient d'intéressants résultais s'ils étaient observés. Ainsi la lettre de Mme Camille Raulx [Journal du 7 août) me rappelle qu'à l'époque oi^i sont parties nos hirondelles, 26 ou 27 juin, les enfants de deux de nos domestiquas ont été atteints, les uns de la fièvre scarlatine, les autres d'angine, deux maladies contagieuses qui ont enlevé un grand nombre d'entants dans des villages aux environs de Rittershof.
Lorsque les hirondelles sont parties, il en est resté deux ou trois paires qui, probablement, avaient des œufs et qui ont amené des petits. Tous les soirs, leurs évolutions au-dessus de la cour animaient la ferme ; avant hier j'ai remarqué qu'elles manquaient, et il n'y en a plus une seule.
Sont-ce l'angine et la fièvre scarlatine qui ont amené ici le départ des hirondelles, comme la fièvre typhoïde à Loup mont? — ■ Il y a dans la nature bien des mystères que nous ne saurons jamais pénétrer.
Je crois ces faits assez intéressants pour être livrés à la publicité du Journal de f Agriculture, et j'aime à croire que d'autres que moi s'en occuperont.
On m'écrit d'Alger que les hirondelles en sont également parties.
F. ViLLEROY.