‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 213 sur 752 · SUR LE MÉMOIRE DE M. ZUNDEL · texte numérisé non relu

SUR LE MÉMOIRE DE M. ZUNDEL

Le nom nouveau, sous lequel M. Zundel propose de désigner la maladie épizoolique redoutable que l'oa appelle cachexie aqueuse, ou plus vulgairement pourriture, procède des notions plus positives que l'on a acquises, dans ces derniers temps, sur la nature de cette maladie. L'idée qu'on s'était laite de la pourrilure des moutons est exprimée par le nom scientifique qu'on lui a donné. Ou la considérait comme une cachexie^ c'est-à-dire comme une maladie daas laquelle les humeurs du corps étaient altérées; et par le qualificatif associe au nom générique, on spécifiait que cette altération procédait de la prédominance dans le sang de son élétneut aqueux.

Cette prédominance de l'eiu dans l'organisme du mouton atteint de pourriture était expliquée par l'influence des milieux. La maladie se déclarant à la suite des saisons très pluvieuses et régnant en permanence dans les localités marécageuses, on en avait inféré que l'eau pénétrait dans l'organisme par l'air sursaturé de sa vapeur et par les plantes très aqueuses dont les animaux étaient condamnés à se nourrir, et rien ne paraissait plus justifié que le rapport établi entre l'état cachectique des moutons et le milieu où leur maladie s'était dévelopée.

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