‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 305 sur 752 · ET DES LUZERNES · texte numérisé non relu

ET DES LUZERNES

En parcourant, il y a quelques jours, les coteaux qui s'étendent sur la rive droite de la Seine, entre Triel et Poissy, près du village de Vernouillet, j'ai été frappé de l'apparence particulière et maladive que présentait un champ de seigle. Les plantes y étaient d'assez faible taille, ^ ne dépassant pas un mètre de haut; les épis, de longueur ordinaire, mais pâles et à demi desséchés, contenaient le plus souvent des pistils dont les stigmates chargés de grains de pollen n'avaient pris aucun ■ développement. Les chaumes, déjà jaunes ouà peineunpeuverdâtres, portaient des feuilles presque toutes desséchées et d'un jaune pâle; quelques-unes étaient encore vertes par place, mais d'un vert pâle, avec de grandes taches décolorées. Du reste, la surface des feuilles et des pailles ne montrait pas trace de rouille ni d'autres parasites végétaux. En deux mots, ces seigles avaient séché sur pied vers le moment de la floraison, sans cause apparente. "^r

Ne reconnaissant pas à première vue la nature de la maladie quï''* avait atteint ces seigles, j'en arrachai quelques pieds pour les étudier * déplus près. Les racines ne présentaient rien de remarquable; mais la base de la tige montrait souvent par place une coloration brune. C'était surtout aux deux nœuds inférieurs que le brunissement s'était produit,

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