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Communication à la Société d'agriculture ie A^aucluse

peut attendre du bois des bourgeons anticipés, lesquels d'ailleurs sont remplacés, à leur base, par d'autres bourgeons d'attente, ce qui est nécessaire, mais peut compliquer la question.

Il ne s'agit nullement ici d'un résultat obtenu, d'un desideratum comblé, mais d'une tentative pour laquelle je sollicite, en temps utile encore, le concours de ceux de mes collègues qui voudront bien prêter leur attention à ce qui n'est et ne peut être, pour le moment, qu'une simple note. D"" Saurel.

DEUX GRANDES CHARRUES

A plusieurs reprises, nous avons appelé l'attention sur les excellentes charrues, de toutes forces, construites par M. Bajac, constructeur-mécanicien à Liancourt(Oise), dont la maison a été fondée par M. Delahaye. Aujourd'hui, voici deux charrues dont l'emploi se recommande pour les grands travaux.

La charrue double, dite charrue défonceuse (fig. 29), est construite

Fig. 29. — Charrue double, dite défonceusej de Bajac-Delahaye.

toute en fer et acier de première qualité. La tête et les autres pièces, qui généralement sont en fonte, sont également en fer forgé. Le versoir est d'une seule pièce et les socs, pris par trois boulons aux ceps, sont aussi reliés à l'âge par deux lames en acier ou couteaux, de telle façon que quand la charrue rencontre un obstacle, il n'y a rien qui puisse forcer le corps principal. Les trois autres contres entrent progressivement dans la terre de manière qu'une seule paire ne supporte pas toute la force de traction. Ils sont aussi maintenus sur Tâge par une pièce à crans en fer forgé glissant en avant ou en arrière de la charrue. Le système de tirage à tête refoulante permet à cet instrument, même à son maximum de profondeur, de ne jamais marcher de bec, suivant l'expression consacrée, c'est-à-dire que le talon porte toujours dans le creux du sillon.

DEUX GRANDES CHARRUES

Cette charrue de dimensions extraordinaires, puisqu'elle a 1'°.92 de hauteur, peut labourer à 70 et 75 centimètres de profondeur en prenant une largeur de bande de 80 à 90 centimètres. Dans les terres caillouteuses, elle atteint facilement GO à 65 centimètres de profondeur et la bande est parfaitement bien retournée.

Elle est spécialement employée dans le Midi pour la plantation de la vigne. On peut la voir fonctionner chez M. Henri Aguillon, propriétaire du domaine de Cliibron, près Signes (Var).

Elle peut être traînée, soit par des bœufs, soit par des chevaux ou des mulets, soit môme mue par un manège ou à la vapeur.

La charrue à vapeur (fig. 30) diffère de toutes celles fabriquées

Fig. 30. — Charrue à vapeur toute en fer et acier, construite par M. Bajac-Delahaye.

jusqu'à ce jour par son genre de construction. Le bâti est en fer très fort dans l'âme principale, et au lieu que les parties qui le composent soient seulement rivées l'une sur l'autre, elles sont d'abord encastrées et fortement rivées ensuite. De cette façon, on lui enlève la flexibilité, et lorsque l'un des socs rencontre un obstacle, rien ne se force dans le bâti. A l'endroit du support des roues, les organes se trouvent également reliés par une double rangée de T rivés sur le bâti.

Les étançons sont en fer forgé et sont maintenus sur le bâti par deux forts boulons et un étrier à double vis, afin de pouvoir régler chacun des socs indifféremment même dans la marche ; le boulon du derrière de l'étançon passe dans un trou à coulisse. Les contres sont fixés sur le bâti au moyen d'un fer à U encastré dans la rainure des parties du bâti supportant les étançons. Les chapes, boulons et supports des leviers de changement de direction des roues de la charrue, sont également forgés en acier.

Le modèle ci-dessus est à six socs ; mais, suivant la commande, on

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en fabrique à 2, 4, 6, 8 et 10 socs. Toutes les charrues livrées jusqu'à ce jour ont été fabriquées pour M. Debains, pour son système de labouraoe à vapeur avec une seule machine. Au concours régional de Melun oii elles ontobtenu le premier prix, médaille d'or, elles étaient présentées par M. Debains.

L'importante usine de Liancourt, pendant la campagne de 1880, a été en concurrence avec toutes les maisons françaises et étrangères. Pour ses brabants doubles et simples, ses bisocs, ses trisocs, ses bineuses, sesextirpateurs, etc., elle compte comme récompenses aux concours régionaux et de comices, savoir ; 1" grand prix, diplôme d'honneur à l'exposition de Melun, 15 premier prix médailles d'or et 3 d'argent, 4 médailles d'argent, 2 médailles de bronze, 2 mentions honorables pour joug articulé, et plusieurs primes.

Henry Sagjmer^

ETUDES VITICOLES

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