ÉLEVAGE ET ENGRAISSEMENT DU" BÉTAIL AUX ETATS-UNIS
bles, rarement on leur élève un abri primitif; ils ont toujours accès ^ Teau, ont peu de foin; leur nourriture se compose de maïs. lien résulta que de Ténorme quantité de maïs récolté dans les États du Centre, l'exportation n'a jamais dépassé 7 pour 1(10 de la récolte. Un fait particulier ù ces Etats du Centre mérite d'attirer l'attention, le maïs est donné en épis; c'est seulement lorsque les animaux deviennent graa^ qu'on leur donne les grains ou encore de la farine. Cette méthode serait extravagante, si les Américains n'élevaient en môme temps des porcs; ils comptent deux porcs par bœuf; non seulement une certaine quantité de maïs est laissée parles bœufs dans un état qui leur déplaît à manger, mais encore une grande portion de leurs aliments passe à travers leur appareil digestif sans avoir été transformée; les porcs font leur nourriture de ces déjections; les fermiers tirent un grand profit de ces vidangeurs économiques.
En transformant son maïs en viande de bœuf et de porc, le fermier américain compte retirer un bénéfice double de cequ'il pourrait obtenir en vendant son maïs à l'état de grains. L'engrais provenant des troupeaux est considéré comme de nulle valeur, et généralement il est regardé comme un mal inévitable.
Peu d'animaux sont élevés dans la zone de culture du maïs; ce sont les États de l'Ouest qui font l'élevage, les fermiers qui cultivent le maïs les engraissent. Voici comment les choses se passent. Des spéculateurs riches s'entendent avec des fermiers ; ils passent un marché à tant l'hectolitre de maïs et fournissent un certain nombre d'animaux qu'ils reprennent lorsqu'ils sont engraissés; dans d'autres cas, ces spéculateurs conviennentde remettre aux fermiers des animaux qui sont pesés et pour lesquels ils payent 0 fr. 60 par kilog. d'augmentation de poids lorsqu'ils ont été engraissés.
Dans les riches pâturages de l'Illinois, du Kentucky, de l'Ohio, du Missouri et des États voisins, les meilleurs bestiaux reçoivent toujours du maïs,surtout à l'automne, lorsque les herbes perdent leur qualité.
En 1870, on comptait aux États-Unis 21 millions et demi de bœufs, 28 millions de moutons et 25 millions de porcs ; au commencement de 1879 il y avait 28 millions de bœufs, 38 millions de moutons et 34 millions et demi de porcs.
Cette énorme augmentation de bétail durant les dernières années s'est produite surtout sur les plaines du Texas et du Far West; depuis longtemps le Texas est réputé pour son grand nombre d'animaux. C'est avant tout un pays d'élevage. Les jeunes animaux sont dirigés vers d'autres États; ceux qui restent dans cette contrée ne prennent pas de taille, mais tous ceux qu'on expédie dans les autres États y grandissent et engraissent considérablement.
Les vastes plaines du Texas, à l'automne, paraissent pour l'étranger étonnamment stériles. Pendant des kilomètres il est impossible d'y découvrir un brin d'herbe verte; tout paraît brûlé et à l'état de cendres. Mais au printemps, tout pousse miraculeusement. Quelquefois au commencement de l'automne, arrivent des oraçres de neise, qui durent un jour ou deux, puis aussitôt règne une température douce et une saison charmante jusqu'à Noël.
Les animaux mâles et femelles vivent ensemble dans les troupeaux; les vaches vêlent à n'importe quel moment de l'année; on laisse un taureau pour vingt-cinq vaches. Les propriétaires de troupeaux ont