ÉLEVAGE ET ENGRAISSEMENT DU BÉTAIL AUX ÉTATS-UXIS
une marque particulière qui est enregistrée à VOffice de VEtal. Les premiers lots de bestiaux destinés à la consommation sont expédiés au commencement de Télé, les derniers envois se font dans la première semaine de novembre. Ces animaux ont quelquefois à parcourir oOO kilomètres pour arriver à la plus procbe station de chemin de fer; là ils sont embarqués en consignation à un individu qui les dirige surk premier grand marché, où il les vend à la commission.
Il est curieux de voir comment ces bestiaux sont réunis pour la nuit. Au déclin du jour, de jeunes garçons, montés sur des poneys, parcourent les prairies en décrivant des cercles autour des animaux disséminés, et en faisant claquer leur long fouet; en diminuant les cerclesà chaque tour, ils arrivent ainsi très rapidement à réunir tout le troupeau qui se groupe et se couche, sans plus bouger, jusqu'au iBudemain matin.
Les petits troupeaux ne donnent pas proportionnellement les mêmes bénéfices qu'un fort troupeau. On compte par exemple que les dépenses sont les mêmes pour les soins à donner à 5000 bêtes qu a 1000 seulement. Il faut 100 chevaux pour un troupeau de 5000 bêtes, il n'en faut que 1 50 pour un troupeau de 1 0 000 bêtes ; ces chevaux viennent presque tous du Texas et coûtent environ 125 francs.
On estime aux Etats-Unis, la mortalité dubétail à 2 1/2 pour 100 et par an; au Texas et dans quelques autres districts, la mortalité s'élève à 5 pour 100; les causes proviennent quelquefois du manque d'eau et aussi de plantes printanières qui les empoisonnent. La fièvre texienne, qui est encore peu connue des vétérinaires, existe à l'état latent; les animaux adultes importés au Texas en sont invariablement atteints et en meurent; les veaux âgés de moins de six mois échappent à la maladie et s'acclimatent facilement au pays. Depuis quelque temps on introduit au Texas de grandes quantités de Durham et de Hereford qui ont amélioré les races du pays.
Quoique le gouvernement des Etats-Unis ait attaché une grande importance au transport des bestiaux par voie ferrée ou par mer, bien qu'il ait diminué les souffrances qu'ils ont à endurer pendant leur vo}^e, la mort ou le dépérissement sont encore considérables.
Il n'en est point de même du transport des viandes qui, dès aujourd'hui, est arrivé à un degré relatif de perfection; mais les rnarchés européens n'accepteront ces viandes avec faveur, que lorsqu'on aura la certitude que le gouvernement américain ne laisse expédier que des viandes saines. Il est vrai que les animaux malades n'existent que peu aux Etats-Unis, si ce n'^st dans les Etats de l'Est. Dans ceux du Centre et de l'Ouest, il n'y a point de pleuro-pneumonie, ni de fièvre aphteuse, ni de maladies contagieuses.
Les principaux marchés aux bestiaux et à la "viande, sont Chicago, Kansas City et Saint-Louis. Le coijt du fret d'un bœuf de Fort Dodge au Texas jusquà Kansas €ity est de 10 fr.40', po^ur i'envojer jusqu'à Cliicago la dépense est de 1 5 fr. 60, plus 6 fr.25 pour nourriture, eau et frais de route; de Chicago à New-York, leprix est de 20 fr. plus 7 fr. 50 pour les soins et nourriture; ensuite viennent les frais de transport de New-York en Europe, avec les risques du voyage en mer , qu'il faut évaluera 1 26 francs, plus 37 fr. 50 pour l'assurance; enfinily a encojBô les frais de déchargement, de docks, d'entrées, etc, àajouteravant que l'animalpuisse pénétrer dans l'abattoir d'un port anglais quelconque. Si l'on en croit quelques exportateurs de viandes et de bestiaux, en 1878,