‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 408 sur 752 · III. — Vins, spiritueux, vinaigres, cidres · texte numérisé non relu

III. — Vins, spiritueux, vinaigres, cidres

Vins. — Tous les vignobles, nous en exceptons cependant le Centre nord, sont en pleine vendange. Les Gharentes ont commencé, le Nantais commencera le 5 octobre, la Champagne a débuté par le canton d'Aï, la Franche-Comté se propose de procéder à la cueillette du l<"" au 5 octobre, la Brisse et la Haute-Bourgogne, le Beaujolais, le Dauphiné, la Dordogne, le Bordelais, la Grascogne, l'Armagnac, le Languedoc, le Roussillon, vendangent et, en général, le Midi a rentré ses vin- rouges, seuls les vins blancs sont encore sur pied Le temps est du reste magnifique On ne saurait avoir une plus douce température : chaude et humide. — Aujourd'hui, la question qui domine ; ce sont les cours. Nous allons donner, à ce point de vue, les divers renseignements qui nous sont parvenus depuis notre dernier bulletin. — A Beziers Hérault), les petits vins de plaine se vendent 21 à

22 fr 50; les petits Aramons de Soubergue, 24 à 26 fr ; les Soubergues, divers choix, 26 à 3ii fr.; les Montagnes, P' choix, 30 à 34 fr. l'hectoUtre par récolte entière — A Mines (Gard), voici les prix de début : Aramons, l'hect., 21 fr. 50 à

23 fr.; Montagnes, 25 à 2b fr ; Narb'>nne, 32 à 35 fr. — Uzignan (Aude), il s'est vendu : la cave de Montrabech l'hect., 36 fr.; la cave de G-aujac, 33 fr. la cave du Grand Caumont, 32 fr ; la cave Cathory, 3 ^ fr.; il s'est traité à Luc, 5,000 hecto itres à 3.3 fr ; à Talairan 5,0iiO hectolitres à 35 fr. — A Bordeaux (Gironde), toujours on en récolte de 1880, on nous communique les ventes suivanies : Châieau du Taillan, le tonneau de i* barriques, 825 ; Château-la-Blaye, 850 fr.; Château-Bois-Grammont, 700 fr.; Ile de Cazcux-Pierlot, 75 fr.; cr.. ''^rouilhet, Moutleri and, 650 fr.; Château -de- Nord-Baurech. (500 f r ; Palus St-Loubès, 600 fr ; Ravez-Arabès, 525 fr. Branden-bourg-Ambès, 600 fr.. — Si l'on compare ces dirtérents prix avec ceux de l'an dernier, on constate que les vins de la région du Midi valent cett-) année 2à 4 fr. de plus par hectolitre et les vins du Bordelais, 20 à kO ir. de plus par tonneau de 90u litres. On ne croit pas sur les marchés du Midi à la persistance de ces prix et en général on estime que les premières affaires traitées à des cours aussi élevés, ne seront pas avantageuses pour ceux qui les (mt faites. Quant à la propriété, elle est satisfaite et elle a. suivant nous, raison de l'être.

Sjjiri'uenx. — Le mouvement de hausse de la semaine dernière, n'a pas eu de suite Dès mardi, les cours ont rétrogradé et la baisse s'est continuée jusqu'au samedi, comme il résuite des chiffres ci-après : début : 63 fr. 75, puis 63 fr.,

62 fr. 25, 62 l'r., 61 fr. 50, et en clôture, 61 fr. 25. La stock est actuellement, de 7,750 pipes, contre 8,2 lû, l'an dernier à la même date. La production f^énérale, d'après le tableau officiel de la production et de la consommation des alcools est en déficit de 144,000 huctolitres sur celle de la campagne précédene, cette diminution est heureusement compensée par 115 000 hectolitres d'importation. Le Marché de Lille reste stationnaire entre 62 et 62 fr. 50. Les mar hés du Midi sont sans variations. — A Paris, on cote : 3/6 betteraves, 1" ({ualit(% 90 degrés disponible 62 fr. 75, novembre-décembre 60 fr. 75, quatre premiers 59 fr. 25 à

59 fr. 50.

Vinaigres. — Rien de nouveau sur cet article. Cidres. — Cours sans changement.

IV. — Sucres. — Méltissex. — Fécules. — Glucoses. — Amidons. — Houblons. Sucres. — Les offres sur les sucres bruts de toutes sortes sont nombreuses à la halle de Paris, et les prix accusent de la baisse pour toutes les sortes. Un paye par 100 kilog. pour les sucres bruts, «8 degrés saccharimétriques : n"^ 10 à 13, 54 fr. 50; n"^ 7 à 9, 6! fr. ; sucres blancs n° 3, 61 fr. à 61 fr. 5 ». - Sur les marchés des départements, on paye à Lille : n°* 10 à 13, 54 fr. 50 à 55 fr.

— A Saint-Quentin, n"' 7 à 9, 62 fr. 7 5. — A Valenciennes, n"" 10 à 13, 54 fr. — A Paris, le stock de l'entrepôt réel des sucres est descendu à 175.000 sacs, avec une nouvelle diminution de 27,('0osacs de|)uis huit jours. — Les transactions sont assez calmes pour les sucres raffinés; les cours sont ceux de la semaine dernière à Paris, où l'on paye de 145 à 1^9 fr. par 100 kilog. à la consommation, et de 71 fr. 50 à 74 fr, 5') pour l'export tion. — A Londres, les affaires sont assez actives, tant sur les sucres bruts de betteraves que sur les sucres raffinés, avec une grande fermeté dans les cours.

Mélasses. — Cours sans changements. Ou paye à Paris 13 fr. par 100 kilog. pour les mélasses de fabrique, 14 fr. pour celles de raffinerie. — A Valenciennes, les mélasses de fabriijue valent 13 fr. par iOO kilog.

Fécules. — Les demandes sont faibles, et les prix s'établissent en baisse. On paye suivant les sortes, à Pans, 34 à 35 fr. pour les fécules premières du rayon.

— A Gompiègne, 33 fr. pour les técules premières de l'Oise. Les lécules vertes sont vendues assez facilement, de 20 fr. à 20 fr. 50; aux mêmes cours que précédemment.

Glucoses. — Les sirops sont cotés dans Paris : sirop premier blanc de cristal,

60 ir. à 62 fr.; sirop massé, 50 tr. à 52 fr.; sirop liquide, 40 fr. à 42 fr., le tout par quin' al métrique. Ces prix sont faibles.

Arnido is. — Les offres sont actives, et les prix faiblement tenus. On cote à Paris, par 100 kilog. : amidon de pur froment, en paquets, 7o à 72 fr.; amidon de province, 5« à 62 fr ; amidon d'Alsace, 56 à 60 fr.; amidon de maïs, 42 à 44 fr.

Houblon^. — La cueillette n'est pas partout achevée. Les oiix commencent à s'établir dans les principaux centres de production. On paye à Alost, SOfr.à l20fr. par luuhilog. suivant les sortes; à Busigny, 140 fr. à loOfr.; en Bourgogne, 100 fr. à 120 fr., pour les sortes ordinaires, 180 fr. à 200 fr., pour les qualités supérieures. En Angleterre, les cours d' établissent depuis 100 jusqu'à 300 fr. suivant les qualités.

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