CONSERVATION DES ŒUFS ET DE L'OSEILLE POUR L'HIVER
GOfNSERVATION DES ŒUFS ET DE L'OSEILLE
POUR l'hiver.
En 1875, j'indiquais la manière bien simple d'avoir des œofs frais pendant Thiver, époque oi^i les. poules pondent très peu. Comme l'expérience m'a prouvé que le résultat était des plus satisfaisants, je crois devoir en parler de nouveau pour ceux qui ne la connaissent pas. Ayant observé que le jaune a toujours une tendance à descendre, j'ai pensé que pour remédier à cet inconvénient, il fallait tous les jours retourner les œufs, travail qui serait long et peu amusant s'il fallait les remuer les uns après les autres. Je place mes œufs, aussitôt retirés du poulailler, dans des boîtes remplies de son, en les mettant les uns à côté des autres, afin de ne pas laisser de vide. Une fois la boîte pleine, je n'ai plus qu'à la retourner tous les jours.
Au bout de 3 à 4 mois, je trouve mes œufs très frais. Pour rendre la coquille plus dure, je donne tous les matins à mes poules des plâtras écrasés, ce qui leur est salutaire et rend la coquille plus dure, avantage indiscutable pour ceux qui expédient des œufs; ils évitent par ce moyen beaucoup de casse. J'utilise les coquilles en m'en servant pour mes semis de primeurs sous châssis. Au lieu de briser les œufs, je casse avec précaution la coquille du côté du gros bout, comme si je voulais les manger à la coque, et après avoir vidé l'œuf, je perce le petit bout. Au moment de faire mes semis sous châssis, je m'en sers comme de petits pots, et lorsque mes semis sont assez forts pour être mis en place, au lieu de les dépoter, comme c'e^^t l'habitude, ce qui expose à défaire la motte et à briser les racines, on se contente de briser légèrement la coquille, de manière à permettre aux racines de s'étendre.
Je suis toujours surpris que tous les cultivateurs n'aient pas de poules; il n'existe point d'animaux domestiques qui soient moins à charge que la poule. Si elle est en liberté, elle pourvoie presque seule à sa nourriture, elle mange les limaces, les escargots ; comme elle est omnivore, elle se nourrit de tous les insectes.
Ayant voulu me rendre compte de la dépense de chaque poule, j'ai eu la patience d'inscrire pendant un an, jour par jour, le nombre d'œufs que je retirais du poulailler, et en additionnant l'avoine, 1j petit blé, sarrasin, etc., j'ai trouvé que chaque œuf pouvait revenir à 10 centimes; si je déduis la valeur des poules, certes c'est un prix raisonnable pour avoir des œufs frais. Si on habite un endroit un peu isolé, le chant matinal du coq vous égaie.
Un point très important, c'est que l'intérieur du poulailler soit toujours propre; pour cela, il faut le faire blanchir à la chaux deux ou trois fois par an. C'est une dépe ise bien minime, pour avoir des poules bien portantes. Si l'espace le permet, il y a un grand avantage d'avoir un hangar couvert où elles peuvent se mettre à l'abri s'il pleut ou s'il fait froid. Cet endroit ne doit pas être pavé et l'on y met de la cendre afin qu'elles puissent s'y rouler.
Minière de conseroer f oseille pour lliiver. — A l'automne, éplucher et laver à grande eau l'oseille que vous destinez à la conserve pour l'hiver, l'égouter et la placer dans un chaudron sur un feu modéré; l'eau qui reste sur les feuilles suffit pour aider à la cuisson. Au fur