‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 423 sur 752 · CONSERVATION DES ŒUFS ET DE L'OSEILLE POUR L'HIVER · texte numérisé non relu

CONSERVATION DES ŒUFS ET DE L'OSEILLE POUR L'HIVER

et à mesure que l'oseille fond, on remplit la chaudière à nouveau, en remuant sans cesser. Lorsque l'oseille est toute fondue, cela suffit ; on la renverse dans une terrine et on la laisse refroidir ; le lendemain on place cette oseille, en mélangeant ce qui est épais avec ce qui est humide, dans des bocaux ou des bouteilles que l'on ferme avec de bons bouchons. Cette conserve n'a pas besoin d'être placée à la cave; il faut éviter l'impression du froid et celle du chaud. Les feuilles d'oseille contiennent une grande quantité d'acide de potasse; de là leur saveur aigrelette, leurs propriétés rafraîchissantes et antiscorbutiques.

Elles sont le contre-poison des substances acres dont elles neutralisent promptement les effets. Mais les goutteux et surtout les personnes affectées de gravelle, ne doivent jamais manger d'oseille.

EuG. Vavin.

Le concours régional de Clehnont-Ferrand pour la région comprenant les départements de l'Ardèche, de la Loire, de la Haute-Loire, de la Lozère, du Puy-de-Dôme et du Rhône, s'est tenu tardivement cette année, parce que l'on a désiré se rendre au désir du Conseil général du Puy-de-Dôme et du Conseil municipal de la ville pour faire coïncider la solennité agricole avec la fête d'inauguration du monument élevé à la mémoire de Pascal. L'ensemble des fêtes de Clermont y a gagné, mais la solennité agricole y a certainement perdu. L'attention publique dispersée sur trop d'objets à la fois, a une grande tendance à négHger le solide pour se porter sur le brillant. L'exposition agricole a donc été un peu délaissée; elle méritait d'être davantage suivie.

Si l'on comptait les bandes d'animaux, il y avait plus de 400 têtes de l'espèce bovine. L'élite était constituée par la race de Salers, puis la race d'Aubrac. Venaient ensuite de beaux animaux de la race charolaise et de la race durham. Les principaux lauréats ont été, pour les uns et les autres, MM. Amilhon-Billon, Palluat de Besset, Couderchet, Tiersonnier, de Montlaur.

Dans l'espèce ovine, on ne pouvait guère signaler comme tout à fait remarquable, que les lots de race southdown-berrichonne exposés par M. Couderchet; et dans l'espèce porcine, que les animaux yorkshire de M. Caubet. Ajoutons aussi que Mme Caubet se distingue par son bon élevage d'animaux de basse-cour.

L'exposition des machines était très nombreuse. Il y avait 81 2 instruments différents. Parmi les constructeurs, il y en avait plusieurs des plus célèbres de France : ainsi MM. Bajac, Meugniot, Plissonnier, Fondeur, Pécard, Del, Gumming, la Société française de matériel agricole, Gautreau, Pilter, etc. Le perfectionnement de la construction est tel aujourd'hui que tous les constructeurs, à raison de la concurrence même qu'ils se font, sont arrivés à fabriquer des machines réellement satisfaisantes. Aussi les essais, surtout quand on y procède rapidement, ainsi que c'est l'habitude, n'aboutissent qu'à faire donner les prix, le plus souvent, aux instruments qui ont la chance d'avoir les meilleurs conducteurs. Les prix deviennent des prix d'habileté, et le hasard y joue son rôle.

A Clermont, les expériences ont surtout porté sur les machines à battre les céréales et celles à égrener le trèfle ou la luzerne. Le pro-

GONHOURS REGIONAL DE GLERMONT-FERRAND.

gramme avait désigné, pour concourir, les machines à l)attre pour moyennes exploitations, ce qui est déjà une spécification assez vague; il avait fait une subdivision en machines à battre en bout et machmes à battre en travers. Pour ces dernières, il ne voulait que des machines à manège, ce qui éloignait les machines mues par les locomobiles à vapeur. Mais pour les premières, il ne s'expliquait pas, et par conséquent, quel que fut le moteur, les machines étaient admises, sans qu'on dût distinguer celles qui vanneraient et celles qui ne vanneraient pas. C'est forcera juger ensemble des instruments qui ne sont pas comparables. Les difiicultés ont été encore accrues par ce fait que le blé sur lequel les expériences ont dû être faites, était loin d'être homogène. Chaque constructeur avait reçu 100 kilog. de gerbes. Quoi qu'il en soit, voici le tableau résumant les expériences qui ont été faites, tel qu'il a été rédigé par le secrétaire du jury :

Di-finition

de la batteuse.

npnilcmpnl lirain.

Exposant.

emiil,,;,.

nattnosp.

Manvge.

Tarare,

. Locoiiiùbile.

Paille batlue.

Grain cassé.

Grain tanné.

1 Observations.

Pétillât

en boal

IGl-OGO

17uf

Maréchaux....

en bout

19 liUO

en boutperfec-

Lionné vannant

Page 1