Le ïemps
l'hiver, à moins de l'y avoir mis, et qui ne possèdent^ pas plus que les pépins, le privilège de la génération spontanée du phylloxéra.
L'impossibilité de se procurer des porte-greffes^ en boutures parfaitement inoffensives', n'est d'ailleurs qu'un obstacle tellement, beaucoup disent absurde, mettons inqualifiable, tellement attentatoire aux droits de la législation, qu'il ne peut être qu'essentiellement transitoire et qu'il est inutile d'en tenir compte.
Nous savons maintenant que pour obtenir des porte-greffes résistants, il nous suffit de le vouloir.
Nous savons que le greffage des vignes n'est pas une hypothèse en l'air, une théorie creuse, une expérience hasardeuse, un essai aventuré; c'est une certitude acquise, un système complet qui est largement entré dans la pratique viticole et qui donne des résultats rapides, féconds et évidents. Sur ces résultats, nous ne pouvons plus avoir ni doutes ni inquiétude; les opérations pour les obtenir ne nous offrent plus aucune difficulté.
A l'œuvre donc ! mes chers collègues. Entrez résolument dans la voie du greffage et surtout dans la voie nouvelle, facile, économique et prompte de la greffe-bouture. Elevez pendant quelques mois en pépinières vos greffes-boutures, qui ne vous coûtent que quelques centimes. Vous les mettrez bientôt en place. Au bout d'un an, elles vous donneront une demi-récolte; à la seconde année, récolte pleine.
Vous aimez les belles vendanges; à bientôt vos belles vendanges!
Aimé Champin,
Membre du Conseil général de la Drôme.