MACHINE A DÉCORTIQUER LES PETITS BOIS
La figure 6 représente un appareil imaginé par M. Monget, sousinspecteur des forêts à Dijon, et qui est destiné à enlever l'écorce de l'osier, et en général de tous les bois employés après écorcement, tels que ceux de fusain et de bourdaine, qui sont affectés à la fabrication des poudres de guerre. Cet appareil a été décrit par M. Bouquet de la Grye dans la Revue des eaux et forêts, et il a été employé par M. Perrenet, propriétaire d'oseraies aux environs de Dijon, qui en a obtenu les meilleurs résultats.
Les brins d'osier, de bourdaine, etc., sont écorcés à la main; ce travail est long et coûte cher, tandis que celui de la machine est beaucoup plus rapide. Convenablement élagués, les brins sont placés sur une table horizontale qu'on voit en avant de l'appareil, et poussés en r entre cette table et une planchette rapprochée par un ressort m. Ainsi guidé, le brin arrive entre deux disques B et B, dont la circonférence est munie intérieurement d'un léger chanfrein qui doit faciliter l'introduction du brin; ces disques tournent sur un cylindre métallique D. Ils sont munis de deux viroles en caoutchouc dont l'élasticité assure une compression énergique du brin entre les disques et le cylindre, en même temps qu'il est entraîné par le mouvement de l'appareil. Le brin trouve de l'autre côté de l'appareil un deuxième système de deux disques et d'un cylindre tournant dans un plan vertical, entre lesquels il est de nouveau entraîné. Lorsque le brin sort
\. S'il restait l'ombre d'un danger, ce que je ne crois pas, il serait bien facile de le faire disparaître avec l'un des innombrables moyens de destruction du phylloxéra que la science a inventés et qui sont, dit-on, inoffensifs pour la vigne : un bain de sulfocarbonate, une fumigation de sulfure de carbone, une solution de savon noir ou vert, etc.
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de ces cylindres, l'écorce en est complètement détachée, et il suffit d'une léc'ère pression de la main pour enlever les fragments qui peuvent rester encore adhérents.
On voit, à la partie supérieure de l'appareil, le volant qui reçoit le mouvement, soit d'une manivelle à bras d'homme, soit d'un autre moteur, par exemple d'un petit manège; la force dépensée est peu considérable. On voit aussi les engrenages qui transmettent le mouvement aux diverses parties. L'ensemble repose sur un bâti en bois, et porte sur des galets qui permettent de le transporter. Son poids est de 150 kilog. environ.
D'après les calculs faits par M. B. de la Grye, l'économie réalisée
Fig. 6, — Machine de M. Monget pour écorcer les petits bois.
par l'emploi de cette machine dans Técorçage des bourdaines, serait énorme. L'écorçage de la botte réglementaire qui coûte, dans les conditions ordinaires, 0 fr. 60, ne reviendrait pas à plus de 0 fi*. 10.