LA GLAVELÉE ET LE BÉTAIL ALGÉRIEN
que la clavelisation a été bien faite ? Nul doute qu'on exigera des certificats et les traces qui résultent de cette opération.
Les certificats, tout le monde le sait, étant trop faciles à obtenir, n'auront le plus souvent aucune valeur.
Quant aux cicatrices de la clavelisation, on peut prévoir d'avance ce qu'il arrivera : les inspecteurs constateront sur tous les sujets présentés à la frontière des cicatrices semblables à celles provenant des pustules de la clavelée, avec cette différence que le plus grand nombre d'entre elles résulteront d'une plaie faite babilement à l'aide d'un fer rouge ou d'un caustique quelconque.
Le moyen signalé ne présenterait donc aucune garantie contre l'importation de la variole ovine. Appliqué seulement au bétail africain, il aurait pour conséquence de léser les intérêts des colons algériens au bénéfice des spéculateurs qui sauraient simuler sur les animaux achetés à vil prix, tous les caractères de la clavelée à sa période de cicatrisation. Pourquier,
[la suite proehaiyiement.) médecin vétérinaire à Montpellier.