III. — Vins, spiritueux, vinaigres, cidres
Vins. — A l'activité qui avait caractérisé le début de la campagne, a succédé le calme. Au Midi, comme au Centre, à l'Ouest comme à l'Est, les transactions semblent momentanément arrêtées. On se recueille. On s'aperçoit, qu'on a été en commençant, un peu trop vite : achats sur souche, achats à la récolte, achats au décuvage, rien n'a manqué à l'élan de la spéculation. Le commerce régulier, toujours sage et prudent, a attendu : et comme c'est à son tour de marcher, au lieu de s'exécuter, il hésite et temporise. Il veut voir venir, et il attend de meilleurs jours, ayant encore par devers lui un stock, sinon important, au moins assez considérable, pour le conduire jusqu'au soutirage de mars. Cette accalmie momentanée réagit sur les cours, aussi ceux-ci ont-ils, sinon fléchis, au moins des tendances à la baisse, et cela, d'autant plus, que la qualité des petits vins courants, laisse de plus en plus à désirer. On espérait, au moment des vendanges, sur une qualité relativement excellente et il n'en est rien ; celle-ci selon les vignobles est tantôt supérieure, tantôt inférieure à celle de l'an dernier. En revanche, on commence à croire que la quantité sera plus considérable qu'on ne l'espérait; nous donnons toutefois cette dernière nouvelle sans toute réserve, n'ayant rien de positif pour l'affirmer. En somme, nous n'avons réellement rien à ajouter à nos dernières appréciations et celles-ci [jeuvent aujourd'hui se résumer en deux mots : calme dans les transactions, tendance à la baisse.
Spiritueux. — Les affaires continuent à être peu actives. Les cours ont fléchi pendant toute la semaine qui vient de s'écouler : ainsi, le cours de début qui était de 62 fr. 75 a fait successivement 62 fr. 50, 62 fr. 25, 62 fr. et 61 fr. 75. Le stock s'est accru cette semame de 650 pipes et dépasse aujourd'hui de plus de 1,000 pipes, celui de l'année dernière à pareille époque, — il s'élève aujourd'hui à 7,850 pipes. — Ce fait suffirait pour justifier la lourdeur qui règne en ce moment sur le marché, qui continue à n'avoir d'autre aliment que les affaires de spéculation locale. Comme celui de Paris, le marché de Lille est toujours au grand calme : J'alcool betterave disponible est descendu à 6 ' fr. 75 et même à 60 fr. 50; enfin, les prix sont sans changement sur tous les marchés du Midi. — A Paris, on cote, 3/6 betteraves, f'' quabté, 90 degrés disponibles 60 fr., novembre 60 fr., décembre 59 fr. 75, quatre jiremiers 59 fr. 50, quatre d'été 58 fr. 50 à 59 fr. Voici maintenant le prix des eaux-de-vie à Bercy et à l'Entrepôt : fine Champagne vieille, l'hectolitre, 500 à 565 fr; fine Champagne, 3 à4 ans, 395 à 410 fr.; fin bois très vieux, 395 à 410 fr.; fin bois, 3 à 4 ans, t9 degrés, à 305 fr.; fin bois de choix, 250 à 255 fr.; Cognac ordinaire, 215 à 225 fr.; coupage de choix, degrés, 195 à 200 fr.; coupage ordinaire, 125 à 130 fr.; Armagnac, 1" choix, 180
à 185 fr.; 2*^ choix, 170 à 175 fr.; 3" choix, 160 à 165 fr.; Aigrefeuille, l''-' choix, 60 degrés, 270 à 275 fr.; 2" choix, 255 à 260; Rochelle, l'" choix, 270 à 275 t'r.; 2* choix, 255 à 260 fr.; Montpellier, 115 à 120 fr . Rappelons que l'entrée dans Paris, par hectolitre, est de 266 fr. 05 par 100 degrés.
Vinaigres. — Rien de nouveau sur cet article, sinon que les cours ont toujours une grande fermeté.
Cidres. — A Fauvelle (Seine-Inférieure), les pommes à cidre tardives, viennent d'être récoltées ; mais eHes sont rares cette année, aussi le prix en est très élevé ; on les vend jusqu'à 4 fr. 50 le demi-hectolitre, pour les exporter dans les grands centres. — A Janzé (lUe-et-Vilaine') le cidre nouveau se vend 35 fr. la barrique, ' et la pomme à cidre, 3 fr. le boisseau; à Fougeray, même département, le cidre vaut 30 à 38 fr. la harrrique, et la pomme, 3 fr. l'hectolitre.
IV. — Sucres. — [Mélasses. — Fécules, — (Jlucoses. — Amidons. — Houblons. Sucres. — La hausse sur les sucres bruts, que nous signalions la semaine dernière, contmue à se produire sur le plus grand nombre des marchés. On cote à Paris pari 00 kilog. bucres bruts 88 degrés, 55 fr. 25; sucres blancs en poudre, 62 fr.; à Lille, sucres bruts, 53 fr. 50 ; sucres blancs, 61 fr. 50 à 62 fr.; à Péronne, sucres roux, tS fr. 75; à Valenciennes, 5i fr.; et les poudres blanches, 60 fr. 50. — Le stock de l'entrepôt réel des sucres à Paris, s'est élevé à 182,000 sacs de sucres indigènes, avec une augmentation de 6,000 sacs depuis huit jours, La même hausse se produit sur les sucres raffinés, qui sont cotés de 1 1 5 à 1 1 7 fr. par 100 kilog. à la consommation, et de 74 fr. à 78 fr. pour l'exportation. — Dans les ports, il n'y a que très peu d'arrivages de sucres coloniaux; les cours accusent une grande fermeté. On bignale des affaires assez actives sur les sucres raffinés.
Mélasses. — Maintien des anciens cours. On paye à Paris, 13 fr. 50 à 14 fr. par 100 kilog* pour les mélasses de fabrique; à Valenciennes, 13 fr.
Fécules. — Les prix sont bien tenus pour les diverses sortes. On paye à Paris, 34 à 34 fr. 50 par lOO kilog. pour les fécules premières du rayon ; à Uompiègne, 34 fr. pour celles de l'Oise. Les fécules vertes sont cotées aux prix de 20 fr. 50 à 21 fr. 50.
Glucoses. — Les sirops conservent leurs anciens prix. On paye à Paris par 100 kilog. : sirop premier blanc de cristal, 59 à 60 fr.; sirop massé, 48 à 50 fr.; sirop liquide, 41 à 42 fr.
Amidons. — Peu d'affaires, sans changements dans les prix. On paye par 100 kilog, : amidon de pur froment, en paquets, 70 à 72 fr,; amidons de province, 60 à 62 fr.; amidons de maïs, 40 à 42 fr."
Houblons. — Les ventes sont devenues plus actives, et les prix accusent beaucoup de fermeté. On cote dans le Nord, par 100 kilog., 150 à 160 fr.; en Lorraine, 150 fr ; en Bourgogne, 160 à 180 fr.