PISCICULTURE EN AMÉRIQUE
estuaires, ses immenses fabriques de conserves, dont seulement pour rOréiion. il fut expédié vers l'Est, en 1875, plus de 10 millions de kilogrammes de saumons en boîte, chiffre que notre ami M. Hundington nous disait dernièrement, à Paris, avoir été plus que doublé Si nous ajoutons à cela le poisson frais, ne lévaluons qu'à la moitié! et que le lecteur mette lui-même des chiffres qui sembleraient tenir de l'hyperbole, si nous ne parlions à un public agricole, d'un pays oii s'exploite aujourd'hui des fermes de 15,000 hectares; c'est-à-dire près de I 10,000 boisselées déterre! comprenez-vous cela, mes chers Vendéens?
Plus de 10,000 ouvriers y trouvent leur gagne-pain peu lant la saison de la remonte et le chiffre affaire était fixé, toujours en 1875, entre *24 et '28 millions de francs.
Ce carnage ne devait pas laisser que de donner quelques inquiétudes aux amis prévoyants et soucieux des intérêts de la grande république, aussi le congrès a-t-il cherché à y mettre un frein, et cela, non par des lois restrictives de la liberté de la pêche, mais bien par un intelligent aménagement dans la culture de l'eau en élevant, en un mot, la production à la hauteur de cette inquiétante consommation; états, sociétés privées, tout se mit à l'œuvre pour réparer le mal et continuer le bien.
Dans un seul établissement de pisciculture crée dans ce but, celui delà rivière Clackamas. affluent de l'Orégon, on ne fait pas moins de '20 millions d'alevins.
Que sont nos chiffres d'Huningue, près de pareils géants!... Les 9 ou 1 0 millions d'œufs des établissements de pisciculture russe nous frappèrent déjà, et n'avions-nous pas raison de prévenir nos lecteurs qu'ils n'étaient pas au bout de leurs surprises.
Au moment oii nous corrigeons ces épreuves, 100,000 œufs de ce même saumon américain arrivent à Paris des bords du Saeramento dans les meilleures conditions de succès.
Nous demandons au gouvernement de la Képublique de ne pas laisser passer sans la mettre à profit, cette occasion de *àire l'expérience ci-dessus mentionnée pour notre bassin méditer. » •:• n.
Xous croyons qu'il serait prudent de la tenter s... îjis points, divisant par 13 des alevins que, en mars et avril, ■ :: .evrait, selon nous, placer sur d'anciennes frayères de truites pnaitement connues. Xous croyons, 1", sur l'Oignon; 2", vers Embrun; 3", en amont d'Aubenas, sur l'Ardèche, à la condition formelle que lesdits emplacements seraient pendant au moins trois ans surveillés d'octobre à janvier par les agents des ponts et chaussées avec la dernière sévérité. Dans une de nos prochaines causeries, nous aborderons enfin, nous aussi, cette grandesse de nos mers, l'huître, à laquelle nous eûmes linsigne honneur d'être un des premiers appelé à offrir nos hommages Arcachon, en 185ii. Chabot-Karlen,
CoiTespondant de la Société nationale d'agriculture de France^
Avec raison et bien grande raison même, on s'occupe dans votre excellent Jourml du moyen d'atténuer les ravages de la maladie de la pomme de terre, ravages qui augmentent de plus en plus par ces années de grande humidité.
Je crois la plantation à l'automne excellente pour obtenir sinon tout à fait, du moins en partie ce résultat. Voici comment je vais opérer la semaine prochaine; car, à cause de mes trop nombreuses occupations, je n'ai p:is encore trouvé le temps de faire ma plantation et je crois qu'il est un peu tard.
Je laboure ma terre avec une forte charrue suivie d'une sous soleuse Howard, mais après l'avoir préalablement fumée avec du fumier de ferme très décomposé, de la poussière de chaux ou du plâtre, des cendres de bois et du sel de morue (c'est-à-dire du sel qui ne peut plus servir et que nous payons à llontleur, 5 fr. les 100 kilog.).
Je plante mes pommes de terre à 20 centimètres de profondeur, après avoir bien ameubli ma terre avec de bonnes herses articulées.
Puis, avant les grandes gelées, je couvrirai mon champ de pommes de terre d'une bonne couche de long fumier que j'ôterai au printemps quand les froids seront passés et que je serai décidé à commencer les binages.
De cette façon, rien ne gèlera et la chaux et le sel chassant tous les insectes de la terre, la pomme de terre sera, au premier beau temps, en parfait état de conservation et donnera des germes puissants.
E. Cassé,
Agriculteur, a Saint-Aubin (E'Ji'e).