‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 698 sur 752 · IV. — Vins, spiritueux, vinaigres, cidres · texte numérisé non relu

IV. — Vins, spiritueux, vinaigres, cidres

Vins. — Voici les nouvelles qui nous sont parvenues du vignoble, pendant la semaine écoulée. En Bourgogne, c'est le calme qui domine, il est vrai de dire que la qualité du vin laisse un peu à désirer. Les affaires se traitent aux cours suivants : Dijon, Oamay, choix arrière-côte, 95 à 100 fr.; Garaay, courant, arrière-côte, 85 à 95 fr.; Gramay, choix, côte, 110 à 120 fr.; Gamay, courant, côte, 100 à 105 fr., le tout par pièce de 228 litres. A Gevrey-Gharabertiu, pas d'affaires, les vignerons, dit-on, ont des prétentions trop élevées, malgré la qualité douteuse : A Meursault, il se fait quelques transactions : les vins rouges 1880 valent 90 à 100 fr. la ] ièce, nu, les 1878, 205 à 115 fr. la pièce, nu; les passe-tousgrains, 1878, 230 à 250 fr., la pièce, logé. A Givry, les vins sont assez bien réussis, et le commerce par suite est un peu plus actif qu'ailleurs ; le vin rouge ordinaire, 1" choix, vaut 108, 110, 112 et L15 fr. les 228 litres nu; les 2* choix, 100 à 105 ir.; les vins rou,'es fins, côte de Givry, 150 à i70 fr. la pièce, logé. — En Busse-Bourgogne^ la récolle n'a pas été considérable, mais la qualité est comparable à celle de 1878. A Tonnerre, la récolte n'a pas dépas-^é en vin rouge Ih dixième d'une année ordinaire, ceux-ci valent 70 à 75 fr. la feuillette de 136 litres; mais- en vin blanc, la qualité et la quantité peuvent être comparées à celles de 1878 ; à Gliablis, on vend la feuillette de vin blanc, 105 à 120 fr. — En Auvergne., les vins qu'on avait supposé valoir ceux ds 1878 sont inférieurs comme couleur et comme qualilé, ce qui n'empêche pas les propriétaires d'être très exigeants sur les prix. — Dans le Jii(/(, les achats sont pour ainsi dire suspendus : le commerce local s'abstient et les acheteurs étrangers sont très rares; les petits vins sont en baisse de 3 à 4 fr. par hectolitre, les bons vins et surtout ceux de couleur se maintiennent à de hauts prix. — Dans le Bordrlais, les affaires se calment de plus en plus, les acheteurs de 1880 ayant à peu près terminé leurs achat-, il ne se fait plus, guère que des affaires courantes d'approvisionnement. — Dans les Charenhes, devant la fermeté du commerce, les propriétaires lâchent un peu la main. — Les, cours des vins, dans le Nanlais., ne varient pas : on paye par continuation de 115 à 12.5 fr. les muscadets de 1880, et d;e 65 à 66 fr les gros plants ; le tout pris au vignoble et sur lie. — Dans le Gdlinais-OrléanaiSy il ne se fait aucune demande, aussi ne saurait-on obtenir un cour normal; les propriétaires avisés ont traité aux prix oITeits, mais d'autres détenteurs qui avaient des prétentions exagérées, ont encore leurs vins dans leurs celliers.

Spi'iliieiix. — Le marché est lourd et les affaires pour ainsi dire nulles. Les prix, pendant la semaine écoulée, ontpeu varié, ils ont débuté à tO fr., ont fait 60 fr. 50, 60 fr. 75, et ont clôturé à 6U fr. 50. Les quatre premiers mois se sont relevés de .^ 0 centimes au cours de 61 fr., et une faveur semblable s'est produite sur les quatre mois de mai. Le stock s'est légèrement accru, il est aujourd'hui de 7,875 pipes contre 6,625 l'an dernier, il dépasse donc de 1,250 pipes celui de 1879. Les affaires restent calmes sur la place de Lille, comme sur celle de Paris. On cote l'alcool betterave disponible, 58 fr. 50 et pas d'affaires sur le bvrable. Quant aux marchés du Midi, ils n'accusent aucun changement notable dans les cours. Les marchés allemands sont en baiase. — A Paris, on cote 3/6 betterave,

DES DENRÉES AGRICOLES (1 1 Dâ^EMBRiC 1880;. 439

P* qualité, 90 degrés disponible, 60 fr. 25; quatre premiers, 61 fr.; quatre d'été, 60 fr. à 60 fr. 50.

Vinnigre. — A Dijon, le vinaigre 1" choix vaut 18 fr. l'hectolitre nu pris en gare. Le vinaigre dit de Bourgogne, vaut de 14 à 20 fr. l'hectolitre nu, suivant qualité.

Cvires. — A Saint- Pierrfi-^sur-Divef! (Calvados), la récolte des pommes a été difficile, et les prix sont en hausse; elles Vdlent de 14 à 15 fr. l'hectolitre. Beaucoup d'ouvriers, ajoute-t-on, ne pourront pas boire de cidre cette année.

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