‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 710 sur 752 · XIV. — Engrais verls et fourrages · texte numérisé non relu

XIV. — Engrais verls et fourrages

A l'occasion d'un passage de l'article de notre collaborateur M. Dubost, inséré dans notre dernier numéro, nous avons reçu la lettre suivante que nous publions, parce qu'elle renferme des réflexions que d'autres lecteurs ont pu faire :

a Monsieur le Directeur, je lis dans votre numéro du 11 décembre, page 431, une phrase de M. Dubost que je ne comprends pas très bien ; la voici :

c< Si la production des engrais était le but, on enfouirait les fourrages en vert au lieu de les faire consommer par les animaux ; cela a été recommandé, et je crois même tenté, mais sans le moindre succès. »

« Que veut dire par là l'honorable professeur de Grignon ? Faut-il croire que les engrais verts sont tout bonnement une utopie ? Soyez assez bon, monsieur, pour m'éclairer à ce sujet et veuillez agréer, etc. D'. PuJO. »

Nous avons communiqué cette lettre à notre collaborateur qui nous répond dans les termes suivants :

« Mon cher Directeur, voici l'explication que vous demande M. le docteur Pujo dans la lettre que vous voulez bien me communiquer.

« Les plantes que l'on enfouit en vert ne sont pas des plantes fourragères. Les fourrages ont une autre destination que de servir directement d'engrais . c'est de passer par le corps du bétail pour le transformer en viande, en lait, en laine, ou même simplement en forces mécaniques pour l'exécution des travaux de culture. Quant à la tentative infructueuse de convertir directement les fourrages en engrais, je n'ai pas voulu dire que les fourrages sont impropres à servir d'engrais verts, j'ai voulu dire simplement qu'il ne saurait être d'une bonne administration de les affecter à cet emploi. C'est d'un insuccès financier que j'entendais parler.

« Je regrette de n'avoir pas été assez clair pour être compris de M. le docteur Pujo. Je me mets volontiers à sa disposition, s'il avait de nouvelles explications à me demander.

« Agréez, etc. Dubost.

Il n'y a pas de contradiction, ainsi que cette lettre le prouve, entre les idées émises par M. Dubost et la pratique de l'enfouissement de ce qu'on appelle communément les engrais verts. J..-A. Barral.

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