Tome I de 1867. — 20 février
tirées des étangs, ont aussi d'excellents effets, quand on les répand sur les prairies pendant l'hiver. Les purins inutiles aux fumiers peuvent également être répartis sur les pâturages dépouillés.
Si le dessèchement des prairies, notamment après des fauchages, rend leur submersion désirable, cette opération peut être faite et même répétée à diverses reprises, mais elle doit être de courte durée.
Il n'est pas douteux que l'on peut améliorer, par des amendements extérieurs, une prairie dont les produits sont peu abondants ou de qualité médiocre. Les compost qui font disparaître les mousses et d'autres plantes parasites, modifient aussi la couche supérieure du sol; ils le disposent ainsi à produire des plantes nouvelles et plus succulentes. On peut tirer parti des nivellements ou des pentes que l'on a intéi'êt à établir, pour disposer économiquement sur place des composts, avec les terres que l'on doit enlever, et l'on prépare ensuite avec la charrue le sol qui se trouve à la surface pour l'amender et le semer en herbe.
Je crois, avec quelques savants agronomes, que l'on peut avec avantage faucher et pacager successivement certaines prairies; mais ce ne sont pas celles de première qualité, parce qu'on pourrait compromettre leur valeur. On donne, au contraire, certainement de la fermeté et de l'amendement à un pré en le faisant dépouiller par des bêtes à cornes ou par des moutons pendant une ou plusieurs années.
11 y a tout avantage à ramasser, sinon journellement, au moins trèsfréquemment, les excréments que les bêtes à cornes et les chevaux déposent sur les prairies pour les mettre en tas jusqu'au moment où ils entrent dans la composition des amendements généraux; on évite ainsi une perte considérable d'herbes que la privation d'air ferait périr sous des excréments compacts et une production lente d'autres herbes de mauvais goût que le bétail ne consommerait pas.
Je terminerai ces observations, trop longues peut-être, en disant qu'il est essentiel de faucher, avant la pousse vigoureuse d'automne, les grandes herbes qui se dessèchent.
Je n'ai pas à m'occuper de la récolte des fourrages, quand une voix plus autorisée que la mienne a dit, tout récemment et très-parfaitement, combien il importe de ne pas laisser les plantes s'épuiser dans une production de graines qui compromet l'avenir sans donner aucun mérite au foin.
De Gomiecourt.
qu'il serait ltile d'importer