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VII. — Nouvelles du typhus des bêtes à cornes

Après plusieurs mois de tranquillité, l'Angleterre vient d'éprouver, au sujet du cattle-plague^ une panique qui a produit partout une effrayante impression. Le cattle-plague avait reparu aux portes mêmes de Londres, et, chose curieuse, dans le dairy où les premières attaques avaient été observées au mois de juin 1865. Le Gardeners'Chronicle lui-même, qu'on ne saurait accuser de pessimisme, avait consacré son premier article à l'appréciation de cet événement inattendu, qui, par bonheur, et grâce à l'intelligente activité déployée parles autorités anglaises, n'a eu aucune suite. Voici les faits : Le typhus épizootique avait éclaté pour la première fois dans les étables d'un éleveur du nom de Nichols et, avant que les hommes compétents aient eu le temps d'intervenir, avait envahi la plupart des dairies voisins de la métropole pour se répandre sur la plus grande partie de l'Angleterre. Le 27 janvier 1867, une des vaches de l'exploitation de M. Nichols était atteinte et présentait les signes incontestables de l'épizootie; cette vache avait séjourné plus ou moins longtemps à côté de 40 bêtes à cornes environ, qui furent sacrifiées immédiatement et enfouies à une grande pro-

fondeur avec toutes les précautions exigées. Malgré d'énergiques mesures, de nouveaux cas apparaissaient dans les dairies des environs, et dans l'espace d'une semaine, on constatait 46 animaux attaqués, dont 27 succombèrent immédiatement. La panique était complète ; des informations rigoureuses furent prises et établirent que, depuis le 25 décembre, M. Nichols n'avait fait aucune acquisition nouvelle. On pouvait donc croire à un retour spontané du cattle-plague ; mais on apprit que les étables de M. Nichols avaient abrité depuis plusieurs semaines un grand nombre de bestiaux qui n'avaient pas été vendus au marché de Londres. Dans la multitude d'animaux qui affluent périodiquement sur ce point, il est permis de supposer qu'il a pu se rencontrer une bête malade dont l'introduction en Angleterre aurait trompé les recherches et les prohibitions sévères exercées sur tant de points. Ramenée à ce fait, la question était moins grave et tout dépendait dès lors, puisqu'il ne s'agissait pas d'un retour spontané, de l'activité des inspecteurs pour empêcher le mal de s'étendre au loin. On agit avec vigueur et énergie, et tout porte à croire que le succès aura couronné les efforts multiples qui ont été faits. Nous trouvons en effet, dans la statistique officielle des derniers rapports qui nous sont parvenus du Conseil privé, que du 2 au 9 février, on n'a signalé qu'une seule attaque de catte-plague. Dans la semaine suivante, deux cas d'épizootie ont été signalés dans une ferme à Migley dans la Petty sessiomial division of West-Morley {county of York, W est-Riding) ^ un& vache fut atteinte le 6 février, puis un bœuf le 10 du même mois. Ces animaux ont été immédiatement abattus par ordre de l'inspecteur, sans qu'il y ait eu nécessité d'en abatre d'autres. Il se passe donc en Angleterre, autour de cette évolution renaissante, un mouvement énorme et que nous signalerons, en pensant que nos lecteurs y trouveront quelque intérêt. Quoi qu'il en soit, depuis le mois de juin 1865, le nombre des animaux atteints dans la Grande-Bretagne s'élève à 253,863, et depuis l'époque tardive où le système des abatages a prévalu, 52,641 bêtes à cornes ont été sacrifiées pour prévenir l'extension du mal. — Dans le courrier de Belgique que nous a adressé un de nos collaborateurs, M. Bourson, on trouvera quelques détails intéressants sur la marche du typhus en Belgique et en Hollande.

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