‹ Journal de l'agricultureChapitre 177 sur 527 · EN · texte numérisé non relu

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Le Recueil des documents statistiques réunis par l'administration générale des douanes et des contributions indirectes, contient le tableau comparatif de toutes les importations et exportations qui se sont faites pendant l'année 1865. Nous donnons, d'après cette livraison, les chifires qui composent les colonnes suivantes et qui se rapportent au commerce spécial. Nos lecteurs savent qu'on entend par commerce spécial le mouvement des denrées entrant dans la consommation intérieure ou produites sur notre sol.

Les chiffres réunis par l'administration des douanes sont assez rassurants. Dernièrement, à un banquet agricole auquel assistait notre illustre rédacteur en chef, il fut émis cette question : Y a-t-il eu une crise agricole? Qui sait si le fascicule que nous avons sous les yeux n'aurait pas donné à ce sujet la véritable réponse? Nous remarquerons en passant que la question n'est pas nettement formulée ; qu'entendon par crise agricole, est-ce bien souffrance générale? et alors c'est aux saisons intempestives qu'il faut s'en prendre, ou bien veut- on dire que l'agriculture décline? alors c'est aux chiffres à répondre. Qu'un corps soit malade, il n'en résulte pas qu'il marche à sa perte, il n y a quelquefois au plus qu'un temps d'arrêt. Certes, une modification dans la législation était nécessaire; mais cela ne peut suffire, car si les saisons continuent à être irrégulières il y aura encore crise, puisque le mot est adopté, et tout ce que l'on peut espérer, c'est, par une grande prévoyance, affaiblir les maux futurs. Mais venons à l'examen du tableau ci-contre dans lequelnous avons réuni en regard l'importation et l'exporlation du commerce spécial.

Les importations et les exportations des chevaux entiers ont persisté dans leur mouvement décroissant; pour les chevaux hongres, elles ont été supérieures à celles des années précédentes.

L'importation des juments a continué sa ligne ascendante. L'exportation a repris après avoir été inférieure en 1865 à celle de 1864. Pour les poulains, les demandes ont diminué, tandis que pour les mules et mulets elles ont augmenté.

L'exportation des bœufs est quintuple de celle de 1864. Ou peut attribuer cette brusque augmentation à l'épizootie qui a frappé le bétail des autres pays et qui a fait de la France à peu près le seul marché sain. Ce que nous venons de dire s'étend aux taureaux, vaches, génisses et veaux.

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