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SUR LES CONDITIONS DE LA CULTURE DES PLANTES FOURRAGÈRES

de Tannée où les aliments verts sont très-rares s'ils ne font pas complètement défaut.

Cette plante n'étant à l'essai que depuis un an, je ne saurais déterminer encore sa durée, mais on sait déjà qu'elle est vivace, et c'est là une propriété des plus méritantes. La récolte de mon semis a atteint en 1866 un développement vraiment extraordinaire; au moment de la floraison, les tiges mesuraient généralement deux mètres de haut. Une certaine quantité de chicorée sauvage d'une étendue proportionnée aux besoins de chaque exploitation, serait une ressource précieuse pour les possesseurs de bestiaux.

J'ai tenu à donner ces petits détails, pensant qu'ils pourraient avoir quelque intérêt, particulièrement pour les lecteurs de l'article précité; mais ce n'est pas là le principal objet de ma communication de ce jour. Je viens, en effet, ainsi que je lai promis précédemment, continuer de faire connaître le résultat de quelques unes des plantes fourragères sur lesquelles ont porté mes expériences, et, pour aujourd'hui, je me contenterai de parler de l'anthyllis vulnéraire, de la moutarde blanche, du sainfoin d'Espagne et de la chicorée saunage.

J'ai conservé de petits échantillons de chacune des diverses plantes dont il vient d'être parlé afin de les faire voir à ceux de mes lecteurs qui pourraient le désirer.

Je ne suis qu'au début de la revue que je me propose de faire de toutes les plantes fourragères les moins connues afin de pouvoir indiquer ou recommander avec connaissance de cause celles qui pourraient présenter le plus d'avantages, et déjà j'ai non-seulement la persuasion, mais bien la certitude qu'il n'est pas de sol productif, quelles que soient d'ailleurs sa nature ou sa composition, qui ne soit susceptible de produire toujours quelque espèce de fourrage: il yen a pour toutes les qualités de terrains, et si on savait approprier à chaque sol l'espèce qui lui convient on serait sur d'avance d'obtenir un complet succès. C est à cette connaissance que tendent mes recherches, et, vu le résultat déjà obtenu, j'ai la conviction la plus intime qu'avec le secours de quelquesunes de ces plantes on pourrait régénérer les pays les plus pauvres.

P. Vidal, Instituteur à Montbel (Arié^.e i, et membre de plusieurs Sociétés d'agriculture.

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