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LES PROPHÈTES DE LA SOLOGNE

En 1663, la Fontaine, traversant la Sologne, « cette province beaucoup moins fertile que le Vendômois, lequel est de l'autre cùté de la Loire, » disait qu'on avait un niais du pays pour peu de chose. Le Solognot portait alors ce sobriquet. En 1 572, il est vrai, cette année même qui, selon quelques auteurs, a été si fatale à la Sologne protestante, ce pauvre Soloignais était mieux traité; on l'appelait, dans la Maison rustique : a laborieux, propre, référant. » Mais, en 1583, nous retrouvons l'un de ces Soloignais laborieux à la porte du Louvre, mangeant son pain dur et noir, et attendant le roi Henri, auquel il venait demander pour sa commune de Souvigny la faveur de conserver ses bruyères.

A quelle époque veut-on donc nous montrer la Sologne florissante, avec sa population nombreuse et riche? M. d'Autroche écrit dans son mémoire présenté h la Société royale d'agriculture d'Orléims, en 1786, ". qu'en 1498, sous Louis XII,

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