SUR LES RÉGOLTES DE DIVERS PAYS. — II
De généreux efforts avaient été déjà tentés pour établir définitivement une statistique de l'agriculture, soit en Belgique, soit en France, soit en Angleterre, soit en Prusse, avant que M. le D'' de Hermann réussît aussi complètement pour la Bavière. Lui-même prend soin de nous rappeler les congrès statistiques de Bruxelles, de Paris, de Londres et de Berlin, et d'apprécier leurs principaux résultats.
Le programme du congrès de Bruxelles de 1853 était trop vaste ; il eut surtout le défaut d'être plus théorique que pratique. Il voulut fixer le nombre des choses sur lesquelles l'impôt pouvait être perçu, et tenta d'en déterminer le minimum. Il fut ainsi sur le point de s'égarer dans la politique. Le congrès de Paris de 1855 était mieux préparé ; mais, à l'exemple du congrès de Bruxelles, il s'égara dans des questions trop générales, en même temps que, par un excès contraire, il s'occupait trop longtemps de certaines questions, importantes sans doute, mais éloignées du sujet qu'il fallait traiter, comme l'irrigation et le dessèchement des terres, et la