CONCOURS DE CHATEAUROUX
amenés à exprimer le vœu que les Concours d'animaux gras devinssent nomades comme les expositions régionales. Sous ce rapport, la création du Concours de Chàteauroux leur a donné complète satisfaction; 'car l'arrêté qui l'institue décide qu'il se tiendra, dans cette ville, en 1SG7 et 1868 seulement. Son siège sera ensuite successivement transporté dans d'autres localités du centre de la France.
Toujours à la recherche des moyens de développer la richesse publique, l'Administration de l'agriculture n'a pas hésité à porter de 146,000 à 160,000 francs la subvention de ces institutions si utiles au progrès. Autrement dit, cette subvention a été plus que doublée depuis 1861 .
Sans doute, cette somme est encore bien peu élevée, si nous nous rappelons le chiffre énorme des impôts que paye l'agriculture. Mais, la devise de notre industrie n'est-elle pas : Patience et persévérance? Soyons donc patients! Unissons-nous fermement! Sachons vouloir avec énergie et persévérance, nous arriverons certainement à faire occuper à cette industrie, jusqu'ici tant délaissée et accablée de si lourdes charges, la place qui lui appartient dans l'opinion puilique, dans les conseils de l'Etat et, surfout, dans le budget de ses dépenses.
La presque totalité de cette augmentation a profité au Concours de Châteauroux. Sa création est due à l'initiative de notre Société d'agriculture, aux démarches des administrateurs de notre département et de notre municipalité; enfin, et surtout à la bienveillance du ministre qui, placé à la tête de l'agriculture française par la confiance de l'Empereur, n'a jamais oublié les liens qui l'attachaient à notre contrée.
Il faut bien reconnaître que ce nouveau Concours n'a pas tenu toutes les promesses sur lesquelles on devait légitimement compter. Les agriculteurs du département n'ont pas répondu en assez grand nombre à l'appel qui leur était adressé soit par l'État, soit par la Société d'agriculture. Faut-il accuser la froideur des Berrichons? La haute portée de l'institution n'aurait-elle pas été comprise? Le jury aime mieux croire que les intéressés ont connu trop tard l'arrêté ministériel du 28 février 1866. Il ne met pas en doute que, l'année prochaine, de trcs-nomhreux concurrents entreront en lice. Il n'y aurait plus d'excuses, alors; s'abstenir serait une véritable désertion. Or, un pays qui fournit, chaque année, aux marchés de Paris seulement, plusieurs milliers de bœufs ou vaches et prés de 150,000 moutons gras, doit comprendre l'importance de ces luttes pacifiques. Ne sont-elles pas la meilleure des étoles pour apprendre les procédés d'engraissement les plus perfectionnés et les plus économiques; pour reconnaître les races qui ont la plus grande propension à produire la viande; pour permettre d'apprécier les signes caractéristiques qui distinguent, dans chaque race, les animaux doués au plus haut degré de cette aptitude spéciale? Sans ces connaissances pratiques, l'engraisseur ne saura pas choisir les animaux les mieux conformés et les plus aptes. Sa spéculation se soldera en perte au lieu de donner des bénéfices. Le bétail, source de toutes richesses en agriculture, deviendra, pour lui, un mal nécessaire; il ne cherchera pas à développer cette partie de ses spéculations, et son intérêt n'aura pas moins à en souffrir que l'alimentation générale.
Mais ce n'est pas devant vous, messieurs, qu'il faut insister sur ces divers points. Il me semble préférable d'aborder, sans plus tarder, l'étude des faits que le jury a pu constater dans son examen approfondi du Concours de Cbateauroux. 56 bœufs, 8 vaches, 9 lots de dix moutons, 16 porcs avaient été envoyés au Concours.
Les bœufs étaient présentés par 25 propriétaires, dont 20 étaient, à la fois, éleveurs et engraisseurs, et 5 seulement engraisseurs.
Ces animaux avaient été engraissés dans neuf départements, savoir :
Nièvre, 12; Indre, 9; Allier, 3; Haute-Vienne, 13; Cher, 7; Vendée, 1; Creuse, 6; Vienne, 4; Dordogne, l ; total 56.
Sur ces 56 bœufs, 17 étaient âgés de moins de quatre ans et appartenaient aux races suivantes : charolaise, 3; marchoise, 2; durham, 2; limousine, 2; croisements durham-charolais, 3; croisements divers, 5 ; total 17.
Les 39 bœufs au-dessus de quatre ans provenaient des races ci-après désignées : charolaise, 4; limousine, 5; marchoise, 5; parthenaise, 2; maraichine, 1; salers, 2; cotentine, 1; berrichonne, 1; choletaise, 1; bourbonnaise, 1; croisements durham, 7; croisements divers, 9; total 39.
Les vaches appartenaient à huit propriétaires domiciliés dans cinq déparlements, savoir : Haute- Vienne, 2; Cher, 2; Creuse, 2; Allier, 1; Indre, 1. — Par races, elles se classaient ainsi qu'il suit : berrichonne, 1 ; marchoise, 1 ; durham croisée, 5 : berrichonne croisée , 1 ; total 8.
Quatre départements avaient envoyé au Concours les neuf lots de moutons. Ils appartenaient à sept propriétaires, savoir: Nièvre, 4 lots, 2 propriétaires; Cher, 3 lots, 3 propriétaires; Indre, 2 lots, 2 propriétaires ; total 9 lots et 7 propriétaires.
Sur ces neuf lots de moutons, sept étaient Sgés de 18 mois au plus. Ils appartenaient aux rsces suivantes : berrichonne, 2 ; southJown, 1 ; dishley, 1 ; berrichonne croisée avec anglais, 3. Les deux lots âgés de plus de 18 mois provenaient de la race crevant.
Les porcs avaient été envoyés par huit propriétaires habitant quatre départements. Les dix porcs de la 2' classe étaient ; des races middlesex, 4; yorkshire, 1; siam, 1; essex, I; croisée, 3; et les quatre porcs de la 3" classe, de la race middlesex croisée.
Dans les deux premières catégories, la section des très-jeunes a particuUèrement attiré l'attention du jury. Il a beaucoup admiré le boeuf inscrit sous le n° 24. Dans son opinion, ce très-remarquable animal, sans contredit la fleur de toute l'exposition, sera au moins l'un des concurrents les plus sérieux pour le grand prix d'honneur du Concours général de Poissy. Quand, sa décision
prise, il a connu le nom de l'exposant, il n'en a pas éprouvé la moindre surprise. M. Tiersonnier a, depuis longtemps, pris sa place parmi nos éleveurs les plus renommés. Ses succès de ces dernières années l'ont mis à la tête des engraisseurs du A'ivernais, cette heureuse province qui a pu donner son nom à la race charolaise, après que ses habiles éleveurs en ont eu fait la plus lellc race de France.
Les charolais et les nivernais ont largement justifié leur vieille réputation. Le jury s'est trouvé dans un véritable embarras, lorsqu'il s'est agi d'établir le classement des sept animaux soumis à son jugement. Il n'a pas hésité à accorder à tous une mention exceptionnelle. 11 était difficile, pour ne pas dire impossible, de voir un ensemble plus complet et plus parfait.
Les éleveurs et les engraisseurs de la .Nièvre étaient arrivés à une haute réputation; ils sont en voie de dépasser cette réputation, à laquelle beaucoup d'autres ue croyaient même pas pouvoir parvenir.
Parmi les autres races françaises, il y avait de beaux et bons animaux. Plusieurs limousins donnaient une idée exacte de cette race, que des soins judicieux eut fort améliorée dans ces derniers temps. Quant à la race marchoise, le jury a constaté avec peine qu'elle était représentée par un seul spécimen sérieux. Heureusement, c'était par une vache fort belle et très-bien engraissée.
Les durhams représentaient, à peu près seuls, les races étrangères ; ils étaient pres'iue tous dignes d'attirer l'attention. Tout a été dit sur la question des durhams et sur leur emploi pour l'améiloration de nos races indigènes. Je n'y reviendrai pas. Cependant, M. Fombelle, qui a remporté le deuxième prix de bandes, et le troisième des vaches avec des animaux durhams-limousins, me semble faire du reproducteur anglais un usage qui mérite d'être signalé.
H. Fombelle entretient sur sa proiiriélé, dont l'étendue ne dépasse pas 100 hectares, près de 130 bêtes à cornes, savoir : 36 vaches, 32 animaux de l'année, 31 animaux de deux ans, 30 animaux de trois ans, 1 taureau.
Les vaches sont limousines ou durhams-limousines. Elles font tout le travail de l'exploitation. Elles sont servies par le taureau courtes-cornes. Les veaux sont castrés dès leur naissance, et, dès l'âge de trente et quelques mois, livrés à la boucherie, après avoir été soumis à un régime spécial d'engraissement de quelques mois seulement. Le poids moyen des animaux atteint C50 kilog.
Ce résultat est digne de toutes nos rétlexions. Voilà uiî emploi du sang anglais qui ue peut guère admettre d'objection, même des ennnemis les plus acharnés des courtes-cornes.
La classe des vaches offrait un véritable intérêt. Elles donnaient un éclatant démenti au préjugé, qui les calomnie indignement, comme bête de boucherie. Quant à nous, .Messieurs, nous n'hésiterions pas entre un morceau du meilleur des bœufs exposés et le même morceau provenant d'une de ces vaches si fines et si grasses que vous avez, sans aucun doute, examinées avec un soin tout particulier.
Le programme n'a pas voulu qu'on pût arriver toujours aux prix par des animaux exceptionnels ; il a tenu à ce qu'un propriétaire puisse, dans certains cas, envoyer une partie des bêtes qui garnissent ses étahles. De là, l'idée de proposer des prix pour des bandes de quatre bœufs, au moins. Les deux bandes exposées par MM. Simon et Fombelle méritaient, toutes les deux, quoique pour des raisons ditïérentes, d'attirer l'attention des visiteurs. La spéculation de M. Fombelle m'a paru digne de vous être signalée. La bande inscrite sous le n° 57 offrait quatre beaux spécimens des produits qu'il obtient.
Dans la section des moutons, s'il n'a pas été permis au jury de constater la présence d'un grand nombre de lots, il a été heureux de proclamer la qualité tout à fait exceptionnelle des animaux e.tposés. Cette circonstance lui a permis de décerner sans peine tous les prix portés au catalogue.
Les dishley et les southdown maintenaient leur antique réputation. Ils prouvaient, une fois de plus, que le sang anglais, mélangé dans une proportion plus ou moins forte aux animaux du Berry, leur donnait une incontestable supériorité au point de vue de la précocité et de la facilité à prendre à la graisse.
A notre grand regret, le département de l'Indre, qui n'entretient pas moins d'un million de bêtes à laine, n'avait exposé que deux lots! Heureusement, ces lots nous faisaient honneur. Nous devons en remercier et en féliciter MM. Paul Baucheron de Lécherolles, propriétaire au château de Piou, commune de Màron, et Simon, Baptiste, fermier à Sarzay.
Dans ses rapports sur l'appréciation des viandes à l'étal, M. Baudement, de si regrettable mémoire, a constaté la haute qualité de la viande des berrichons; il a désigné « la race du Berry a. comme notre meilleure race indigène^ et il a exprimé la pensée qu'elle conserverait co.tle préémii< nence sur bien d'autres races que celles avec lesquelles elle s est trouvée en lutte à Poissy; »
D'autres parts, vous savez tous,' Messieurs, rjue la boucherie de Paris ne fait pas de différence entre les gigots et les côtelettes de nos petits et succulents berrichons et ceux des fameux moutons de prés salés.
Cette supériorité incontestable, proclamée par les hommes de 'science comme par les praticiens les plus habiles, fait la richesse de nos contrées. Notre constante préoccupation doit être de la maintenir et môme de l'augmenter encore si c'est possible. En appelant à ce concours hs cultivateurs du département de l'Indre, le Gouvernemant a voulu leur fournir les moyens d'étudier ces graves questions. Les conversations, les discussions et même les critiques que cette exposition a soulevées prouvent, d'une manière surabondante, que sou but sera atteint et que tant d'efforts n'auront pas été inutiles.
H faut bien. Messieurs, pour terminer cette étude sommaire, que je vous parle de l'espèce porcine, de ces animaux qui inspirent de kur vivant une trop juste répugnance, et qui, après leur
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moil, fournissent aax pauvres la viande chargûe de réparer leurs forces et aux riches ces jambons qui font la réputation d'York , de Bayonne et de Mayence.
Celte section offrait des types très-curieux de? races les plus perfectionnées ; malheureusement, la lutte avait été désertée par les animaux indigiines. Cependant, le marché qui se tient chaque mois à ChAteauroux , les nombreuses foires des communes environnantes, fournissent à la consommation locale et à l'exportation des animaux qui auraient garni honorablement les cases destinées aux races du pays.
En résumé, Messieurs, si ce premier concours n'a pas été aussi nombreux qu'on aurait pu le désirer, le jury est heureux de constater que les animaux exposés présentaient un ensemble des plus satisfaisants. Les médiocrités faisaient la grande exception, et chaque classe offrait un et quelquefois plusieurs échantillons tout à fait remarquables.
Le jury doit encore vous rendre compte des récompenses mises à sa disposition par la Société d'agriculture de Chàteauroux en faveur des animaux e^cposés par les agriculteurs du département de l'Indre, qui n'auraient obtenu aucun des prix de l'Etat; après ce que je vous ai dit des résultats de ce concours, vous ne serez pas étonnés d'apprendre qu'il n'a pu en être accordé qu'une seule, h Mme la comtesse de Brias, pour le bœuf n" 38.
Puis-je, Messieurs, vous entretenir de notre Société d'Agriculture, sans me faire l'écho des inquiétudes répandues parmi nous depuis quelques jours. Une large part de ses succès est due à l'énergique et féconde initiative de l'honorable Vice-Président dont l'absence est un véritable deuil pour cette nombreuse assemblée. Puissent les soins d'une famille éplorée le rendre bientôt à ses magnifiques travaux! Puisse-t-il reparaître un jour à notre tête ! il nous reste beaucoup de bien à faire ! Pendant longtemps encore, nous aurions besoin pour nous guider, de sa prodigieuse activité, de son cœur si généreux et de sa grande intelligence'.
Oui, il nous reste beaucoup ;\ faire pour égaler ces engraisseurs habiles, qui nous ont mis sous les yeux, hier et aujourd'hui, de si beaux modèles. Les Tiersonnier, les Bellard et les Doury, après avoir eu les Anglais pour maîtres, sont devenus leurs rivaux-. Mettant de côté tout amour-propre national, je crois même qu'ils les dépassent. Encouragés par leur exemple, redoublons d'ardeur et imitons-les !
Agriculteurs du département de l'Indre, entendez l'appel énergique qui vous est adressé au nom du Jury dont j'ai l'honneur d'être l'organe comme au nom de vos intérêts les plus cbers, et venez, l'année prochaine, soutenir l'honneur de votre drapeau.
A l'année prochaine!
La cérémonie de la distribution des prix était présidée par M. le préfet de l'Indre, ayant à sa droite M. Boitel, inspecteur général de l'agriculture, et à sa gauche M. le maire de Chàteauroux. Le jury avait-pris place sur l'estrade. On y remarquait également M. le secrétaire général, les membres du conseil de préfecture, les adjoints, les membres du conseil municipal, le tribunal civil, le tribunal de commerce, M. l'ingénieur en chef et tous les chefs de service.
Après les discours de M. le préfet et le compte rendu qu'on vient de lire les pri.x ont été décernés dans l'ordre suivant :
Fspèee bovine. — l" classe. — Animaux de 3 et 4 ans au plus, quels que soient leur poids et leur race. — l'' catégorie. — Animaux de trois ans au plus. — 1'"' prix : 700 fr., à M. Tiersonnier, à Gimouille (Nièvre), durham de 2 ans 10 mois rs jours; 2% 600 fr., M. le marquis de Montlaur, ^ Lyonne (Allier), durhamcharolaisde 2 ans, 10 mois; 3", 500 fr., M. Doury, à Saincaize (Nièvre), charolais de 32 mois. — 2» catégorie. — Animaux de 4 ans au plus. — l"' prix : non décerné; 2% 600 fr., M. Bellard (André), à Saint-Aubin (Nièvre), durham-charolais, de 2 ans 9 mois; 3', 500 fr., M. Dubreuil (Léon), à Limoges, durham de 3 ans 8 mois.
2" classe. — Prix des races sans distinction d'âge. — l'" catégorie. — Races charolaise et niveruaise pures et leurs analogues. — l" prix : 500 fr., M. Doury, charolais de 42 mois; 2% 400 fr., M. le vicomte Benoist d'Azy, a Cour-les-Barres(Gher), Hivernais de 4 ans 5 mois; 3% 300 fr., M. Tiersonnier, à Gimouille (Nièvre), charolais de 7 ans 2 mois. — Mentions très-honorables : M. le vicomte Benoist d'Azy (Nièvre), charolais de 3 ans 11 mois; M. Bellard (André), charolais de 7 ans 1 mois. ' — Mention honorable : Mme la comtesse de Brias, à Vicq-Exemplet (Indre), charolais de 6 ans. — 2' catégorie. — Race limousine pure et ses analogues. — 1" prix : 500 Ir., Montagut, à Marsac (Dordogne), limousin de 4 ans; 2% 400 fr., M.Noua- Ihier, à Berneuil (Haute-Vienne), limousin de 5 ans 7 mois. — Mention honorable: M. de Puybaudet, à Château-Ponsac (Haute-Vienne), limousin de 5 ans. — 3" catégorie. — Race marchoise et ses analogues. — l'^'' prix : non décerné; 2% 400 fr., M. de Goulogne, à Orsenay (Cher), marchois de 7 ans. — 4" catégorie. — Races étrangères diverses pures ou croisées. — 1" prix : 300 fr. M. Bellard, durhams
1. M. Masquelier a malheureusement succombé le 11 avril suivant.
charolais de 4 ans 2 mois; 2', 400 fr., M. Doury, charolais-durham de 3 au-
7 mois. — Mentions très-honorables : M.Bellard, charolais-devon de 3 ans 9 mois; M. Doury, durham-charolais de 6 ans. — 5" catégorie. — Races françaises diverses, pures, non-désignées ci-dessus, et croisements divers. — 1"'' prix : 500 fr., M. Renon (Pierre), à Bourbon-rArchambault (Allier), bourbonnais de 6 ans; 2', 400 fr., M. le marquis de Bagnac, k Saint-Bonnet- de-BelIao (Haute-Vienne), qarlhenais de 5 ans. — Mentions honorables : Mma la comtesse de Bryas, charolais marchois de 6 ans; M. Saviu (Edmont), à l'Herbergement (Vendée), cholétais.
Vaches. — 1" prix : 300 fr., M. Auclair, à Alichamps (Cher), durham parthenaise, de 7 ans; 2% 200 fr., M. le général de Solliers, à Grand-Bourg (Creuse), inarchoise, de 5 ans; 3% 150 fr., M. Fombelle, à Blon (Haute-Vienne), limousine de 2 ans 18 mois; 4", 100 fr.,M.de Montaignac, à Trillers (Allier), durham-limousine de 5 ans ; mentions honorables, M. Fombelle, durham-limousine, de 2 ans
8 mois; M. Faure, à la Souterraine (Creuse), durham-normande, de 4 ans Il mois.
Bnndcs de bœufs. — 1" prix : 500 fr., M. Simon, Baptiste, à Sarzay, limousins croisés, de 8 ans; 2%, 400 fr., M. Fombelle, durhams -limousins, âgés de 2 ans
9 mois, 2 ans 10 mois, 3 ans et 3 ans I mois.
Espèce ovine. — l" Classc. — Animaux de l'âge de 18 mois au plus, quels que soient leur poids et leur race. — l"' prix : 400 francs, M. Tiersonnier, Southdowns de I an 2 mois; 2"', 300 fr., M. le vicomte Benoist d'Azy, oxforchhire-bemchons, de I an 1 mois; 3-, 200 fr., MM. Buguet et Mestraud, à Ghevenon (Nièvre). • — • 2= classe. — Moutons divisés d'après leur race, sans distinction d'âge. — I" catégorie. — E,ace delà Gharmoise et races étrangères pures ou croisées entre elles. — 1"' prix : 400 francs, M. Tiersonnier, dishleys de 1 an 2 mois; S'", 300 fr., MM. Buguet et Mesiraud, à Ghevenon (Nièvre), southdown-berrichons, âgés de 1 an 1 mois ; 3% non décerné. — 2" catégorie. — Races berrichonne, solognotte et races françaises pures ou croisées entre elles. — 1" prix : 300 fr., M. Baucheron, Paul, à Mâron (Indre), berrichons, de I an 3 mois à' J an 5 niois; 2', 250 fr., M. Simon, Baptiste, crevant.de 5 ans; 3% 200 fr., M. Poisson, à Morlac (Cher), crevant de 5 ans 3 mois; 4% 150 fr.. M.* de Levèvre, à Bussy (Cher), berrichons, de I an 2 mois.
Espèce porcine. — 1" classe. — Races françaises pures ou croisées entre elles. — Pas de prix décernés. — 2' classe. — Races étrangères pures ou croisées entre elles. — I" prix : 150 fr., M. Poisson, à Morlac (Cher), middlesex, de 1 an 5 mois; 2% 100 fr., MM. Jollivet et Lecorbeillier, à Poulaines (Indre), hamsphireberkshire, de I au 1 mois; 3% 75 fr., M. Tailbandier du Pleix, a Mâron (Indre), yorkshire, de I an 4 mois; k' M. Gohin, k Grammont (Cher), middlesex, de il mois; mentions honorables, MM. Jollivet et Lecorbellier, hampshire, de 1 an I mois; M. Poisson, middlesex, de I an 5 mois. — 3° classe. — Animaux provenant de croisements étrangers et français. — 1" prix : 150 francs, M. Poisson, middlesex-berskshire-berrichonn, de 1 an 3 mois; 2% 100 fr.. M. Gohin, middlesex et du pays, de 11 mois; 3% non décerné; mention honorable, M. Poisson, middlesex-berkshire-berriohon, de I an 3 mois.
Prix de la Société d'agriculture. — 200 fr. à Mme la comtesse de Bryas, pour un bœuf charolais -marchois de 6 an-s.
De nombreuses transactions ont eu lieu pendant et après l'exposition. Tous les propriétaires qui ont voulu vendre leurs animaux ont trouvé des acquéreurs sans peine et k des prix avantageux, soit pour la consommation locale, soit pour l'exportation. Bien entendu, un grand nombre des lauréats a été envoyé k Poissy, où, personne n'en doutait, ils remporteront de nouvelles et glorieuses victoires.
E. Damourette, Vice-secrétaire de la Société d'agriculture de Cliàteaui'oux.
"\'II. — Concours de Nantes.
Le concours d'animaux de boucherie, qui avait lieu à Nantes le 10 de ce mois d'avril, comprenait 49 bœufs, 8 vaches, 110 moutons et 18 porcs. Au point de vue du nombre, cette exhibition se trouvait donc supérieure à celle de l'année dernière,