‹ Journal de l'agricultureChapitre 353 sur 527 · LE CRÉDIT AGRICOLE. —RÉPONSE A M. DE LAVERGNE · texte numérisé non relu

LE CRÉDIT AGRICOLE. —RÉPONSE A M. DE LAVERGNE

davantage. Je suis entièrerneat de son avis, et la preuve c'est que j'ai contribué, malgré ma vive répugnance à me mêler de tout ce qui est affaire d'argent, à fonder le comptoir de Seine-et-Marne, dont le succès, comme il le remarque fort bien, justifie saproposition'.Mais quand j'ai prétendu qu'on ne pouvait résoudre le problème à l'aide de fonds de souscription et de dépôt, j'ai voulu parler de la solution du problème comme je l'entends, c'est-à-dire que les prêts pussent être faits au taux normal de l'escompte, sans autre commission, ce que je regarde, encore une fois, comme impossible sans banques d'émission. Je crois quel'agriculture est fondée à exiger la réalisation de ce vœu et j'ai la conviction qu'elle réussira tôt ou tard.

Je suis donc fort heureux que, sur ce dernier point encore, il n'y ait aucune divergence entre M. de Lavergne et moi.

Qu'il me soit aussi permis de dire un dernier mot en finissant. M. de Lavergne, rappelant cette phrase de ma Note : « Il faut se défier des théories économiques qui toutes se contredisent, » toutes, dit-il, est beaucoup trop fort. Il a raison. En m'exprimant d'une manière aussi absolue, j'ai été trop loin et je suis heureux qu'il m'ait fourni l'occasion de l'avouer. J'ai cédé à un moment d'impatience en songeant à certaines théories opiniâtres, que les faits contredisent d'une manière évidente et qui me paraissent en opposition directe avec un sage progrès. La fin de ma Note ne s'appliquait nullement au maître éminent qui a rendu à l'économie politique et à l'agriculture de si réels services et qui figure parmi les hommes qui honorent le plus le pays. Je me plais à le dire parce que je ne connais pas de plus grand plaisir que de rendre justice à qui elle est due.

T. desFarges.

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