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DANS L'ARRONDISSEMENT DE REMIREMONT

et très-convenables pour la culture qui leur est appliquée. Dans beaucoup de communes la culture de la pomme de terre fait partie d'un assolement triennal, d'autrefois l'assolement est biennal, la pomme de terre en faisant partie, et enfin, trop souvent, certains cultivateurs ne font d'assolement que d'une année; autrement dit, ils cultivent la pomme de terre indéfiniment dans le même champ.

Dans le premier assolement, celui de trois ans : la première année, on plante des pommes de terre et on fume ; aux pommes de terre succède le seio;le ou le conseigle également fumés, et, enfin, la troisième année est consacrée au sarrasin ou à l'avoine non fumés; mais le champ a reçu des cendres.

Dans l'assolement biennal la pomme de terre alterne avec le seigle et on fume chaque année. Enfin lorsque la pomme de terre succède à la pomme de terre dans le même champ, on fume aussi chaque année.

Lorsque l'on doit cultiver des pommes de terre dans un champ, en automne, on donne un premier labour à la charrue. Ce labour exige, en général, un attelage de deux vaches conduit par un homme avec un aide. On peut de la sorte retourner 25 ou 30 ares par jour. Le deuxième labour se fait alors à la fin de mars ou au commencement d'avril. Dans certaines communes de la montagne, à Bussang, à La Bresse, ce labour se fait à la bêche ou plutôt à la houe ; dans les autres localités, on se sert presque partout de charrues. Dans un grand nombre de communes, on se contente d'un seul labour qui a lieu alors à la fin de mars. L'ensemencement se fait en même temps et l'usage n'existe guère de couper les pommes de terre; quelques-uns le font, mais le plus grand nombre plante des pommes de terre moyennes à raison de 20 hectolitres par hectare.

. La terre est fumée aussi fortement que possible, et le cultivateur qui possède suffisamment d'engrais en met ordinairement 40 mètres cubes par hectare; mais dans la montagne surtout il n'est pas rare de trouver des terres dans lesquelles l'engrais est en beaucoup moindre quantité. La cause en est facile à trouver : l'engrais manque.

Les pommes déterre plantées à une distance de O^.-SO à O^.AO, et très-souvent à tort à la distance de 0"'.20, mettent un temps plus ou moins long à végéter, et il faut bientôt songer à sarcler. Cette opération se répète deux ou trois fois ; trois fois quand on n'a fait qu'un labour ou que ce deuxième a eu heu par un temps de pluie. Le premier sarclage se fait avant que la pomme de terre soit levée, le deuxième quand elle a atteint une hauteur de 0"'.04 à O^.OG, et le troisième quelques jours avant le buttage que l'on pratique lorsque la plante a de O'^-IO à 0'".'12 de hauteur. A partir de ce moment, c'est-à-dire à partir de la première quinzaine de juin la pomme de terre n'exige plus de soins jusqu'à sa récolte qui, en général, se fait dans les premiers jours d'octobre.

Dans les conditions précédentes le rapport d'un hectare est en moyenne de 250 hectoHtres de pommes déterre, pesant environ 65 kil. l'hectolitre.

L'arrachage se fait toujours à la pioche et les pommes de terre sont ensachées en même temps qu'elles sont partagées en deux catégories. D'une part les grosses, et d'autre part les moyennes et les petites, ce qui revient à dire : d'une part, les pommes de terre destinées à la

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