LA CHARRUE FRANÇAISE ET LA CHABEUE ANGLAISE
ment était imparfait, mais par des circonstances accidentelles, perdra en partie son crédit; il entraînera avec lui d'autres victimes, et la famille entière, qui s'était imposé de durs sacrifices pour mener à fin un travail qui devait apporter la joie et le bien-être au foyer, subira les terribles conséquences d'un insuccès immérité.
La Commission seule est-elle responsable de cet état de choses? Non. Les Français auraient pu imiter les Anglais, se prémunir, et demander collectivement la permission d'essayer leurs instruments. Seulement, nous nous demandons pourquoi lesiostruments anglais avaient obtenu la permission de sortir de Billancourt. Apparemment qu'ils n'y sont rentrés qu'dprès le délai fixé, à l'exemple de beaucoup d'autres. Quant à nous, nous avons craint de ne plus être accepté après l'expiration du délai assigné, et nous avons tenu à être exact. Sans cela, nous aurions été à même de connaître le genre de chevaux que l'on nous aurait donnés, nous eussions fait venir les nôtres de nos fermes, et nos instruments eussent lutté dans les conditions normales du labourage.
Les Finançais avaient sur les Anglais l'avantage d'un instrument nouveau qui, avec quatre mauvais chevaux seulement et deux hommes, fait trois fois plus d'ouvrage que les instruments anglais; et nous ignorons pourquoi le bisoc anglais, qui était appelé à concourir, est resté sous les hangars dans l'inaction. C'est déjà quelque chose, ce nous semble. Nous savons que, l'inventeur d'une charrue épierreuse à usages multiples, unique dans son genre, avait demandé à être essayé le premier jour du concours. A cet effet, l'exposant avait fait rester pendant plusieurs jours, à ses frais, un tombereau chargé de pierres pour faire des expériences. Cet examen n'eut pas lieu,; on lui assigna le lendemain et le jury ne vint pas encore. Fatigué d'attendre et pressé de rentrer au sein de sa famille, l'exposant, qui n'était autre que l'inventeur de la charrue trisoc, a regagné ses champs de culture. Nos agriculteurs connaissent déjà l'instrument dont il s'agit, mais l'expérience eût confirmé, une fois de plus, tout le bien qu'on en a dit. (^ue résultera-t-il de tout cela? C'est que les agriculteurs en souffriront, et ces progrès dus aux efforts et aux sacrifices des opiniâtres travailleurs, seront stériles pour les uns et sans récompense pour les autres.
Cet état de choses deviendrait une calamité s'il se réalisait, et pour nous prémunir à l'avenir, nous demandons que les exposants français soient aussi prévoyants que les exposants étrangers; que le jury soit exclusivement composé de cultivateurs pratiques ou mieux encore d'hommes qui, s'étant déjà occupés d'agriculture, ont affirmé et affirment chaque jour, par leurs écrits, la preuve de l'intérêt qu'ils portent à cet art si utile et si précieux et des connaissances qu'ils ont acquises dans la culture parfaite des terres. Ces hommes, dpjà rompus aux difficultés du métier de laboureur, ne négligeront nullement, au moment du concours, d'aller auprès de chaque concurrent, afin d'observer avec soin la marche de son instrument, de lui demander les modifications ou les changements qu'il a voulu y apporter, quels sont les résultats obtenus dans le travail, s'il y a véritablement économie de temps et d'argent, et finalement distinguer le concurrent qui, par son travail^ révèle, non pas un perfectionnement, mais une invention utile,
sérieuse et économique; ils sauront s'enquérir des difficultés qu'il a rencontrées pour simplifier son invention; répéter dans plusieurs terrains, et dans les conditions normales, les expériences. C'est ainsi que les récompenses décernées paraîtront toujours, aux yeux de la France, plus sérieuses et mieux méritées. C'est ainsi que l'on propagera des instruments nouveaux et utiles; c'est ainsi, dirons-nous finalement, que le travail de l'iiomrae intelligent, laborieux, et aimant le progrès, sera sainement jugé.
J. Casanova, laboureur.
REVUE COMMERCIALE (i'uemière quinzaine de mai).
Céréales et farines.— Aux pluies abondantes qui ont commencé, dès les premiers jours de ce mois, et qui ont continué pendant cette quinzaine avec acliarne:ment, est venu s'ajouter un grand abaissement dans la température. Les alîaires se sonfressenlies du mauvais temps; elles ont été peu actives sur un grand nombre de places de nos départements. Cependant les blés qui ont été exposés en quantités considérables sont rares et en hausse, et il en sera ainsi jusqu'à la récolte prochaine. Dans le rayon et sur la place de Paris, les blés ont éprouvé une baisse accentuée. Les affaires en farines ont suivi le même mouvement; peu aidée parla boulangerie qui a arrêté ses achats, la meunerie n'a rien fait d'important. Les chiflVes des moyennes supportées par les céréales, pendant cette quinzaine, indiquent dans le tableau suivant le caractère des transactions conclues dans chaque partie de la France.
^iifi!i!ll^i:i^ PRIX MOYEN DU QUINTAL.
Prix Sur la qiiinx. préc. ,- "■'^ — '^ — — ^ ~
Régions. moyens. Hausse. Baisse. Seigle. Orge. Avoine.
— fr. fr. fr. fr. fr. fr-
Nord-ouest 34.19 0.00 « 20.92 20.55 21.35
Nord 34.07 " O.li 2103 21.93 21.46
Nord-est 33 28 » 0 06 22. G5 2155 20.77
Ouest 33.99 « 004 22.27 22.03 22 49
Centre 3:). 95 » 0.21 21.92 21.91 21.72
Est 33.10 » 0.15 21.46 21.51 20.34
Sud-ouest 34.51 0.13 " 20.55 21.31 22.33
Sud 34.28 " 1.24 21.18 20.11 21.60
Sud-est n.hH 0.20 ;; 19.90 20.02 21.57
Moyennes 33.77 » « 21.32 21.21 21.50
Moyennes de la quinzaine précédente.... 33.82 " " 21.19 21.11 21.43 Sur ta 15'" (Hausse... » » » 0.13 0.10 0.07
précédente. [Baisse 0.05 n n n u "
L'activité du marché des grains de Londres semble s'être relevée dans la quinzaine qui vient de s'écouler; le froment anglais a enfin paru sur la place en quantité considérable, et les comtés de Kent et d'Essex avaient contribué dans une large mesure à la représentation de la production indigène. La demande était hésitante au début de la quinzaine, mais l'apparition du froid dans les derniers jours et la prévision d'une continuation de la température contribuèrent k augmenter le nombre des affaires. A Gork, les alternatives de pluie brumeuse et de soleil, avec un abaissement persistant de la température, n'ont pas empêché le marché d'être animé. Les travaux des champs se sont accomplis sans encombre et c'est le seul point de l'Irlande oii règne encore quelque activité agricole et commerciale. Le prix des grains s'est maintenu ferme'; le blé des Indes n'a pa's baissé comme on s'y attendait, et malgré cela les affaires se sont abondamment faites. A Liverpool la hausse du blé continue toujours, les affaires se maintiennent, mais elles n'atteignent pas les proportions qu'on était en droit d'attendre à cette époque de l'année. L'importation de farine et de blé a été peu considérable, et c'est spécialement aux blés des comtés anglais que les acheteurs ont dû s'adresser. A Dublin le marchée est aussi misérable que possible. Kous devons cependant signaler un certain retour à l'activité depuis la quinzaine dernière. A York, à Aberdeen, à Norwich, à Slirling les marchés n'ont rien présenté de particulier. Dans le reste de l'Europe, les affaires en céréales et en farines ont été lourdes généralement. Les inquiétudes politiques
n'ont pas disparu, et à Rotterdam, Amsterdam, commme à Cologne, Hambourg, Stettin. Dantzig, Kœnigsberg, Odessa, Vienne, Milan, Plorence, les transactiions commerciales se sont ressenties de la fragilité de la situation actuelle.
Alcools, vins, eaux-de-vie. — Les trois-six du Nord, d'abord en baisse à cause de la chaleur exceplionnelle que nous avons eue pendant quelquesjours, au début de mai, se sont relevés grâce à la pluie et au froid. De 55 fr. ils sont remontés à 57 fr. 50 pour le courant du mois. Dans le Midi, le même mouvement a eu lieu et les alcools du Larguedoc, cotés à 84 fr., ont atteint 85 fr.; ceux de Montpellier se sont arrêtés à 70 fr.
Les vins nouveaux se sont bien vendus à l'entrepôt du quai Saint-Bernard et à Bercy. Les propriétaires des vignobles eu ont expédié de grandes quantités à Paris, à cause des chaleurs, et elles ont trouvé de faciles débouchés à des prix raisonnablement élevés. Les vins du Midi ont trouvé des preneurs moins empressés.
Les eaux-de-vie .=ont toujours avec des prix stationnaires. Celles de Montpellier valent de 58. à 60 francs. Dans l'Armagnac, les oscillations n'ont pas dépassé, en baisse ou en hausse, de 65 à 80 francs. Les eaux-de-vie do Cognac dans le pays ont atteint jusqu'à 125 francs l'hectolitre en fût. A Paris les prix offerts par les acheteurs n'ont pas beaucoup différé de ceux que nous venons d énumérer.
Sucres. — Le stock est toujours considérable. Cependant les prix des sucres bruts indigènes se sont améliorés. Le disponible a haussé de 55 francs à 56 francs, et le livrable sur juin s'est traité à 55 francs. Les sucres raffinés ont encore eu une tendance fort à la hausse et pour les bonnes marques nous avons à constater le maintien très-ferme de 127 fr. Les marques ordinaires sont notées à 96 francs. Le tout par 100 kilogrammes.
Huiles et graines oléagineuses. — Les huiles de graines de colza ont éprouvé un mouvement de hausse, grâce aux pluies de la quinzaine qui sont venues arrêter la végétalion luxuriante des colzas en terre. Mais cette hausse n'a pas eu un caractère tenace, car à la plus petite éclaircie dans le ciel, elle a faibli pour remonter avec le mauvais temps. Le piix moyen pour les :00 kiiog. a stationné entre 96 et 98 fr. Laines. — Il s'est effectué peu d'affaires en laines étrangères. Au Havre et à Marseille, les arrivages d'Amérique et d'Asie ont été peu consiJérables. Le commerce des laines indigènes n'a pas trouvé beaucoup de mouvement dans le stock trèsdiminué de marchandises. Les grands moutonniers du Berry, du Chàtillonnais, de l'Aisne, etc., n'ont presque plus rien en magasin, et il faut attendre la tonte prochaine pour rendre l'activité aux affaires.
Suifs. — Les suifs de la boucherie sont toujours pris avec empressement dans les villes, et les prix offerts sont élevés. Mais ce n'est pas, selon nous, l'éleveur qui en profite la plupart du temps, car c'est la part du lion de l'intermédiaire. A Paris, on les a payés 105 fr. avec une hausse de 1 fr. sur lût dernière quinzaine.
Bestiaux. — Les bestiaux, à Sceaux et à Poissy, se sont bien vendus en raison du mauvais temps. Bien que moins fournis, ces marchés ont vu cependant les acheteurs, en aussi grand nombre que par le beau temps, faire rapidement la liausse par la demande pas toujours satisfaite. Sur les marchés de nos départements, il en a été de même.
L'importation totale du bétail étranger sur la place de Londres, pendant la quinzaine qui vient de s'écouler, s'est .élevée à environ 25,000 têtes de bétail ; dans la quinzaine correspondante de 1866, le marché avait reçu environ 15,000; en 1865, 19,000; en 1864, 15,000; en 1863, 12,000; en 1862, 3,000. Dans la dernière quinzaine, le marché a été spécialement alimenté par le bétail étranger. La vente a été rapide, mais les animaux amenés sur la place étaient de qualités mélangées. Depuis que le cattle-plague a décimé les riches troupeaux de l'Angleterre et a retardé la produclion de l'espèce bovine, on remarque que le marché de Londres a perdu un de ses plus saillants caractères : la production de bœufs de premier choix. Le mouton se vend assez mal; les sujets en laine et à demi-gras s'écoulent difficilement. Les porcs ne donnent pas de plus brillants résultats, ils sont fort peu demandés, bien que le prix de vente soit peu élevé et même hésitant. A York, dans la dernière semaine, plus de treize mille moutons ont été mis en vente, et les affaires se sont faites avec plus d'activité que dans la métropole. A Carlisle, il s'est présenté peu de moutons et les affaires se sont faites peu energiquement; l'espèce porcine, au contraire, était en nombre; quatre-vingts charretées se trouvaient sur la place; la vente s'en est opérée avec rapidité.
Georges Barral.
LE CRÉDIT AGRICOrE. 313
Mon cher collègue.
Il est impossible d'être plus courtois que M. Teyssier des Farges (voir le dernier numéro, p. 217 de ce volume), et j'ai presque l'air, en lui répondant, de vouloir m'attirer de nouveaux compliments. Le sujet est pourtant si grave qu'il exige un mot de réponse. Plus j'ai affaire à un contradicteur bienveillant, plus j'attache de prix à le convaincre.
C'est sur le mot de solidaritc que la question est aujourd'hui posée. A mon avis, une solidarité quelconque entre les banques n'est nullement nécessaire; il sutlit, pour assurer la circulation, que chaque billet soit remboursable à vue par la banque qui la émis; mais il serait commode, j'en conviens, que tous les billets fussent remboursables à vue par toutes les banques ou par le plus grand nombre de banques possible. Il suffit pour cela, ai-je dit dans ma brochure, que les banques s'ouvrent les unes aux autres des comptes courants, en réglant tous les mois ou plutôt tous les quinze jours.
Quant à la solidarité de droit, c'est une concession extrême que je fais à ceux qui se préoccupent à l'excès de 1 unité du billet de banque. Pour mon compte, je n'y tiens pas; mais M. de Forcade la Roquette, qui présidait le conseil supérieur d'enquête, quand j'ai fait ma déposition sur la circulation fiduciaire, m'ayant demandé si je croyais possible d'aller jusque-là, j'ai répondu : Oui. Je maintiens cette réponse, malgré les nouvelles observations de M. Teyssier des Farges.
D'abord il est peu probable que cette solidarité puisse avoir des conséquences fâcheuses pour personne, dès que les émissions sont limitées parla loi à une proportion étroiteavec l'encaisse etle capital. Pour qu'un porteur de billets puisse perdre quelque chose, il faut que non-seulement la banque ait fait de mauvais placements, mais que ces mauvais placements aient absorbé le capital tout entier; ce n'est pas seulement le portefeuille, c'est l'encaisse et le capital qui répondent du remboursement des billets, et il faut supposer des administrateurs bien malhabiles pour qu'ils fassent un tiers de mauvais escomptes.
Ensuite, plus les banques se multiplient, plusla solidarité se divise. Les banques auraient un tel intérêt à se rembourser réciproquement leurs billets, qu'elles pourraient sans inconvénient s'exposer au faible danger de subir quelques pertes. C'est ce qui arrive tous les jours dans le monde des affaires. Remarquez d ailleurs que, les comptes étant réglés tous les quinze jours, le risque est limité à une quinzaine.
M. Teyssier des Farges insiste sur l'utilité d'une banque mère. Je le veux bien, si cela se peut, mais il se heurte ici contre la législation existante. L'Etat a passé par une loi un contrat avec la Banque de France ; ce contrat ne peut être modifié que du consentement des deux parties. Or, la Banque de France ne consentira jamais, soit à se diviser en deux départements, soit à admettre la fondation d'une seconde banque centrale. On ne peut qu'user à son égard de la faculté que la loi réserve au gouvernement de créer des banques dans les provinces, encore la
T. Il de 1SG7. — 2 i mai. 13
banque peut-elle contesler ce droit pour tous les départements où elle a des succursales.
Cette raison péremptoire me dispense de traiter en elle-même la question de la banque mère. Si je la traitais, il nie sérail, je crois, facile de démontrer qu'une telle* banque présenteiait plus d'embarras et de difficultés qu'une fédération de banques locales.
Si nous restons dans le monde des principes, il n'y a qu'un seul idéal conforme à la vérité économique, c'est la liberté d'émission, comme à Jersey ; mais nos préjugés et nos habitudes répugnent à cette liberté. A Jersey même, elle n'est pas tout à fait complète, en ce sens qu'on ne peut pas émettre de billets de plus d'une livre sterling ("25 francs) Cette mesure est sage en ce qu'elle divise à l'infini les chances de perte, et il serait peut-être utile d'adopter en France quelque chose de pareil. Seulement le maximum de 25 fr. me paraîtrait trop fuible, venant s'ajouter aux autres pi'écaulions prises pour assurer le remboursement à vue des billets, et je le porterais volontiers à lOOfr.
M. Teyssier des Farges ajoute que, dans son système, les statuts devraient permettre de prêter à un plus long terme que 90 jours, ou sur nantissement, ou sur une seule signature, ou sur hypothèque, etc. Ici, je le répète, il faut distinguer : une banque peut contracter deux sortes d'engagements,, les uns à vue, les autres à terme. Pour les ressources qu'elle se procure par des billets ou des dépôts remboursables à vue, elle doit s'abstenir de prêter sur hypothèejue et au delà de 90 jours, mais elle peut prêter sur nantissement ou sur une seule signature; je ne tiens pas à la règle des trois signatures, elle n'existe pas en Angleterre, où l'on croit avec raison qu'une bonne signature vaut mieux que trois mauvaises. Pour tous les pryls sur hypothèque ou à long terme, il ne faut émettre que des obliga'.ions correspondantes, c'est-à-dire à long terme; ceci est fondamental '. M. Teyssier des Farges ne le nie pas, puisqu'il accepte le principe. Pour ces deux natures d'opérations, deux banques distinctes vaudraient mieux qu'une, ou, si elles se confondaient dans le même établissemei.t, elles devraient avoir un capital distinct; les unes ne devraient pas répondre pour les autres.
Ces deux sortes d'opérations ne sont pas les seules qui pourraient être réunies dans le même établissement pour éconoaiiser sur les frais généraux ; on peut y joindre les assurances de toute espèce, sur la vie, sur l'incendie, sur la grêle, sur la moitalité du bétail, etc., mais ■ en séparant toujours le capital et la responsabilité.
Je ne puis d'ailleurs qu'applaudir de toutes mes forces au succès croissant du comptoir agricole de Seine-et-Marne. Ce comptoir va faire en 1867 pour 40 millions d'affaires, ce qui suppose une moyenne de 10 millions à la fois de prêts trimestriels. Ces prêts sont utiles, même à 5 ou G pour 100, puisqu'il se présente des emprunteurs. Voilà ce qu'un département gagne à trouver dans son sein quelques hommes d'intelligence et d'initiative. Souhaitons en autant à tous les autres départements de France, c'est tout ce qu'on peut dire pour le moment. Un
1. Je saisis cette ùccasion pour reclifiei' u:je grave faute .f impression qui s'est glissée dans mon premier article (numéro du 5 avril, page 23, ligne 13) ; un ma fait dire : S'engager à vue pour prêter à conrt terme, c'est courir à sa perte; tandis que j'avais écrit : S'engager à vue pour prêter à long terme, c'est courir à sa perte.
LE GRÉDir AGRICOLE. 31b
temps viendra peul-êlre où ces mêmes hommes qui donnent aujourd'imi l'exemple d'un véritable crédit agricole, donneront aussi l'exemple d'une banque hjcale démission; ce jour-là, ils auront fait faiieà la question capitale du crédit un pas plus grand encore que le premier.
M. Teyssier des Farges doit voir que, si les praticiens savent rendre justice aux économistes, à leur tour les économistes savent rendre hommage aux praticiens, quand ils le méritent.
Agréez, etc.