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LA VIANDE DE CHEVAL

La cause de l'hippophagie fait chaque jour de nouveaux et nombreux adeptes. Dans un excellent article ', M. A. Joleaud pose enprincipe que la viande de cheval peut et doit servir' à l'alimentation. Il ajoute que les noms les plus connus de la science et de la médecine appuient de leur autorité la propagation des idées humanitaires dont le double but est de donner de la viande à tant de travailleurs qui en manquent, et de plus de procurer une nourriture économique, substantielle à la fois, en même temps que favorable au développement de leur santé.

Depuis peu, — trois abattoirs spéciaux établis dans Paris, — sept boucheries débitant dans les quartiers populeux, — une ordonnance de M. le préfet de police de la Seine, intervenue le 6 juin 1866, et autorisant la vente de la viande de cheval pour la consommation, — tels senties faits patents, irrécusables, attestant l'heureux succès de la tentative faite d'abord en Allemagne, à Nancy, et en dernier lieu à Paris et à Lyon.

Gomme l'a dit le publiciste que nous citons plus haut, i il restait encore à convaincre l'habitant des campagnes, le cultivateur qui ne mange de la viande qu'à de rares exceptions, les jours de tête peut-être, et qui, sans songer à ce qu'il perd, enfouit les restes de son cheval mort d'accident, o

Ce dernier et si désirable résultat vient d'être obtenu tout récemment dans le canton de la Ghapelle-la-Reine , arrondissement de Fontainebleau (Seine-et- Marne).

Au commencement du mois de décembre dernier, M. Jules Driard, vice-président du Comice agricole de Melun et Fontainebleau et conseiller général du canton de la Chapelle-la-Reine, a fait abattre un de ses chevaux. M. Mignon, vétérinaire k la Chapelle, après avoir procédé à l'abattage de ce cheval, déjà d'un certain âge et en fort bon état, a convié M. le maire et bon nombre d'autres personnes à un banquet où la viande de cheval, préparée de diverses manières, figurait spécialement.

Tous les convives sans exception, habitants pour la plupart de cette commune rurale , ont été très-satisfaits de ce mets nouveau pour eux. Ils ont proclamé hautement la possibilité de l'emploi de la viande de cheval pour l'alimentation de l'homme.

Instruit du succès de cette première expérience, M. Jules Driard, propriétaire de la teire et de la ferme de Rumont, fit distribuer les restes de son cheval aux hippophages de sa commune.

M. Mignon, zélé propagateur de l'hippophagie, doit, nous assure-t-on, tenter prochainement une nouvelle épreuve dans une localité voisine. Nous nous empresserons d'en rendre compte sitôt que les résultats en auront été portés à notre connaissance. Maxime Beauvilliers.

1 . Voir le Journal de l Agriculture, numéro du 20 décembre 1866, p. 543 à 545.

RELATION ENTRE LES ALLMENTS ET LA C051P0S1TI0N DU LAiT.

Les expériences dont nous allons exposer les résultats ont été faites sur deux vaches, l'une noire, de la race de Fribourg, pesant 538 kilogrammes, l'autre blanche de la race du pays, ji^sanlôes kilogrammes. Au moment où ont commencé les recherches, les deux vaches ont été placées dans des étables disposées de manière que l'on pût savoir exactement le foin qu'elles consommaient en vingt-quatre heures. Le foin était pesé à six heures du matin, mis dans un làtelier, et, le lendemain à la même heure, on pesait ce qui en restait.

La vache blanche, le A juillet 1858 pesait 565 kilogrammes; elle avait vêlé pour la quatrième fois le 21 février. Les observations ont commencé le 4 juillet. Elles peuvent se résumer dans !o tableau suivant :

Coniposiiîon du luit.

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Expc- Aliments consoniméâ Lac- alliu- stances Malièics en de la

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