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C0NG0U.1S DES BÉTES A LAINE A BILLANCOURT

celui qui fournit les produits les plus remarquables. Le jury des laines Ta constaté à l'unanimité; ces laines luttent avec celles de la Sibérie, de la Moravie, de la Pologne, c'est à-dire avec celles des meilleures origines. Mais pour juger des bêtes à laine, on a fait abstraction de la laine. Deux exposants du duché de Posen nous ont donné d'admirables attestations de l'élevage en Silésie. Au reste un des troupeaux d'où proviennent les animaux exposés remonte sans doute à une époque qui coïncide avec celle de la création de Rambouillet et provient de JDéliers donnés par Marie-Thérèse, la courageuse mère d'une reine infortunée. Citons encore les animaux de MM. Japiot-Cotton, Germain, Garnot, Gilbert, veuve Guérin-Manceau, de Chartres. Voilà, selon nous, des éleveurs qui sont dans les bons errements.

Il est fâcheux qu'on ait distribué, sans ordre de mérite, tant de prix pour une exposition spéciale. Il y a eu 17 premiers prix, 12 seconds prix, 8 troisièmes prix, 1 mention honorable, G mentions moins honorables; en tout, 44 prix. En voici la liste :

Premiers prix. — M. Japiot-Cotton, à GhâtilIon-sur-Seine(Cùle-d'Or), mérinos; M. Montenot-Beau, de Nesle-et-Massoult (Côte-d'Or), mérinos; M. Ilouhier- Chaussenot, de Dijon (Côle-d'Or), mérinos-rambouiliet ; M. Maître, Achille, de Chàtillon-sur-Seine (Côle-d'Or), mérinos; M. Garnot, Germain, de Genouilly (Seine-et-Marne), mérinos; M. Noblet, de Château-Renard (Loiret), mérinos; M. Lemoine, d'Arles (Bouches-du -Rhône) ; M. Gaspard-Tronche, d'Arles (Bouchesdu-Rhône) ; M. Graux, de Berryau-Bac (Aisne), mérinos-mauchamp ; M. Cu^not, là a Douairière (Seine-et-Oise), mérinos; M. Gilbert, de Wideville (Seine-et-Oise), mérinos; Mme veuve Guérin-Manceau, à Challet (Eure-et Loire% mérinos; M. Rabier, d'Emmerville (Loiret), mérinos; M.Vuafflart-Oudin, deCaumont(Aisne), mérinos; M. Couteau, de Leonville ; M. Chlapowski, de Kopaszowo, grand duché de Posen (Prusse), mérinos-negretii ; M. Mielzin^ki, au château de Kotowa, grand duché de Posen (Prusse), méiinos-negretti.

Devxicmes prix. — M. Camus, de Pontru (Aisne), niël'inos Rambouillet; M. Huiin, de Lessart-Moutron (Aisne), mérinos; M. Maître, Charles, de Saint- Suupplet (Marne), métis-mérinos; M. joson, de la Chapelle (Aube), métis-mérinos; M. Guillemot, de Bancey (Côle-d'Or), métis- mérinos; M. Duclert, d'EdroUes (Aisne), mérinos; M. Conseii-Lamy , d'OulcIiy-le-Château (Aisne), mérinos; M. Sorreau, de Machery (Eure-et-Loirr), mérinos ; M. Brunet, de Challet (Eure-et- Loire), mérinos; M. Bailleau, d'Iiliers (Eure-et-Loire), mérinos; M. Roger, de Thierville (Eure-et-Loire), mérinos; M. Landrieu, de h Vierge-de-Saint-Firminlez-Crotoy (Somme), di&hiey-mérinos. i,

Troisièmes prix. — M. Renard, de Sévigny (Ardennes), mérinos; M. Thierré^, d'Orvilliers (p]ure-et-Loire), métis-mérinos; M. Delizy, de Montemafroy (Aisne), mérinos ; M. Minelie, de Villardelle (Aisne) ; M. Camus, de Berzieux (Marne), mérinos; M. Lefèvre, aux Aulnois (Seine-et-Marne), métis-mérinos Rambouillet; M. Terrillon, ds Châtillon-sur-Seine (Côte-d'Or), métis-mérinos ; M. Lacharme, race du Morvan,

Mention très-honorable. — M. Lemaître, de Bettignies (Nord), flamands.

Mentions honorables. — M. Poisson, de Senive (Loiret), mérinos ; M. Varin, d'Epensival (Marne), mérinos; M. Joly, de Dizy-le-Gros (Aisne), mélis-mériuos; M. Haiguerlot-Féquant, d'Alincourt (Ardennes) ; M. Fabre, de Carpentras (Vaucluse); M. Briard, de Grégy (Seine-et-Marne), dishley-mérinos-mauchamp et costwold.

Eh bien, au milieu de ces récompenses nombreuses, nous n'avons guère la certitude que les mérites aient été bien récompensés. Le jury a cherché exclusivement des bêtes de boucherie. Quelques-uns voudraient volontiers purger la France des mérinos. Alors pourquoi les a-t-on jugés pour des prix au lieu de les condamner à des peines ?

A. DE LA MORVONNAIS

Nouvelles de la peste bovine. — Les grands Concours de 1867. — Bury Saint-Edmunds, Sâlisbury et Brighton. — Vente d'un troupeau de Durham de la famille Duchesse. — Concours hippique à la salle agricole d'Islington.'

On avait un moment espéré que le gouvernement aurait permis la présence de l'espèce bovine au concours de la Société royale d'agriculture qui doit avoir lieu celle année à Bury Saint-Ediuuiids, non loin de ces fameuses arènes hippiques de Newniarket. En el'fet, la pesle bovine paraissait avoir quille r.\nglelerro pour loul de bon. Ainsi, dans le mois d'avril, on n'avait signalé que six attaques, dont une dans la première semaine el cinq dans la troisième, c'est-à-dire du 13 au 20. A partir de celte dale aucun cas ne s'était déclaré, mais voilà que le 20 avril le fléau annonça de nouveau sa fatale présence sur deux autres étables de Londres; ce sont toujours ces malheureuses établcs de marchands de lait sur lesquelles il s'abat de préférence et où il sévil avec le plus de fureur. Deux de ces élabies viennent d'être complètement vidées, c'est-à-dire qu'une fois la présence de la peste constatée, il a fallu tout abattre. D'ailleurs cette recrudescence n'est point un efl'et spontané de la pest-i localisée en Angleterre, car, d'après les explications données à la Chambre des communes par lord Moiitague, c'est un troupeau de breu''s venant d'Autriche qui a communique la maladie à ces deux vacheries situées dans la banlieue de Londres, auprès du marché aux bestiaux où ces bœufs étrangers avaient été amenés.

Malgré ces recrudescences partielles qui signalent toujours la fin des fléaux qui affligent les hommes et les bêtes, comme les lueurs spasmodiques d'une flamme qui s'éteint, on peut dire que la pesle bovine ne présente plus de dangers en Angleterre; les quelques cas qui de temps en temps se révèlent sont pour ainsi dire localises et on ne lardera pas à détruire tout à fait cette horrible maladie qui a déjà enlevé à l'agriculture anglaise 253,902 animaux, plus TVi, 703 qui ont été abattus en pleine santé pour empêcher l'extension de la peste; ce qui fait un total de 30C,G05 animaux, d'une valeur d'au moins cent millions. On avait craint un moment que cette terrible épizoolie ne s'étendît aux espèces ovine et porcine, — on avait même craint pour les chevaux; — heureusement qu'il n'en est rien, il n'y a absolument que la race bovine qui soit attaquée. Ainsi il n'y aurait aucun danger à permettre l'importation des moutons comme on permet celle des porcs et des chevaux. On peut même assurer que comme épizootie la peste bovine a disparu de l'Angleterre; car, comme je l'ai remarqué plus haut, la recrudescence du 20 avril dernier a été le résultat direct de l'infection apportée par une bande de bœufs autrichiens. Dans les six semaines qui se sont écoulées du 23 mars au 30 avril, il n'y a eu que 11 cas, dont 5 le 20 avril, à Londres. Sur ces 1 1 animaux attaqués, un seul est mort de la maladie, les autres ont été immédiatement abattus.

Malgré ces indices encourageants d'une cessation complète, ce mal est si terrible que les autorités continuent à maintenir les règlements sévères qu'elles ont été obligées d'établir sur le mouvement des animaux

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