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LE JOURNAL DES DÉBATS ET LE CRÉDIT AGRICOLE

loir, comme les aigles de la fable, bâtir un édifice dans l'air. Or, pour qu'un édifice soit possible et dure, il faut que ses fondements soient assis sur un terrain ferme.

T. DES Farces.

P. S. Ces lignes étaient à l'impression lorsqu'à paru dans le numéro du 20 mai de ce journal, page 313, une nouvelle lettre de M. Léonce de Lavergne, en réponse à l'article que j'avais publié dans le numéro du 5 mai, page 217. Ai-je besom de redire que je serai toujours prêt à me rallier Ji toute combinaison qui permettra le bien, s'il est impossible d'obtenir le mieux. Avant tout, ce qui est indispensable, c'est l'union qui fait la force et l'harmonie des gens dévoués à l'agriculture.

Je me propose d'examiner de nouveau et plus à fond que ne le permet l'espace qu'on peut prendre dans un journal, la question du crédit agricole. Je mettrai la plaie à nu et, en donnant des chilïres incontestables, j'espère démontrer à ceux qui ne sont pas convaincus, l'urgente nécessité de porter remède à un état de choses qui est un des plus grands obstacles au véritable progrès des campagnes. C'est en trèsgrande partie, grâce au crédit dont elles ont pu user, que l'Angleterre et l'Ecosse ont marché d'un tel pas qu'elles ont été un modèle pour l'Europe ; la France pourra faire autant et même plus, avec son climat et son sol, quand elle aura les mêmes moyens à sa disposition. Aveugle qui ne voit pas cela. T. des F.

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