‹ Journal de l'agricultureChapitre 503 sur 527 · COURRIER D'ANGLETERRE. — ÉTAT DES MARCHÉS · texte numérisé non relu

COURRIER D'ANGLETERRE. — ÉTAT DES MARCHÉS

Londres, le 11 juiu 1867.

Graines cl farines (Mark-Lane). — Le beau temps a fait éprouver quelques variations aux mercuriales. Les demandes de blés anglais out été très-restreintes, aussi ont-ils subi une baisse. Les blés étrangers, ve: us en quantité considérable, ont auss! éprouvé une baisse. Les orges, tant anglaises qu'étrangères, en quantité limitée, sont restées au même prix. Les avoines, peu demandées et en petite quaniité bur le marché, sont au même prix que la semaine dernière. Il n'y avait qu'un faible approvisionnement de fèves qui cependant ont été très-demandées. Les pois ont été peu recherchés. Les farines ont éprouvé une baisse. L'hectol. est coté : Blcs : anglais rouges 24 fr. 80 à 28 fr. 24 ; anglais blancs 27 fr. 81 à 29 fr. 53 ; étrangers rouges 24 fr. 80 à 28 fr. 24 ; étrangers blancs 27 fr. 81 à 31 fr. 25. — Orc/es : anglaises 13 fr. 76 h 15 fr. 05; étrangères 12 fr. 90 à 16 fr. 34. — Avoines: anglaises 9 fr. 46 à

13 fr. 33; écossaises 9 fr. 46 à 12 fr. 90; irlandaises 9 fr. 03 à 11 fr. 18; étrangères 9 fr. 46 à 1-2 fr. 90. — Pois : anglais blancs 17 fr. 63 à 18 fr. 92 ; étrangers blancs 16 fr. 77 à 18 fr. 92. — Fèves : anglaises 16 fr. 34 k 18 fr. 92 ; étrangères

1 5 fr. 91 à 18 fr. 06. — Farines : anglaises 52 fr. 50 à 55 fr. ; espagnolles 56 fr. 25 à 62 fr. 50 ; françaises 55 à 62 fr. 50 par sac.

Bestiaux (Islinglon). — Approvisionnement modéré et de qualité très -ordinaire ; hausse générale. Prix du kilogramme sur pied. Bœuf: qualité inférieure et ordinaire 1 fr. 23 à 1 fr. 29; seconde qualité 1 fr. 35 à 1 fr. 46; première qualité 1 fr. 52 à 1 fr. 93. — Veau : qualité ordinaire 1 fr. 40 à 1 fr. 70; première qualité 1 fr. 75 à l fr. 93. — Mouton : qualité inférieure et ordinaire 1 fr. 29 à 1 fr. 35 ; seconde (jualité 1 fr. 46 à 1 fr. 58 ; première qualité 1 fr. 64 à 1 fr. 87. — Agneau 2 fr. 28 à

2 fr. 63. ~ Port- 1 fr. 17 à 1 fr. 58.

ProywJo;is (Londres). • — Beurres de Normandie : 2 fr. 21 à 2 fr. 61 le kilng.; Priesland 2 fr. 26 à 2 fr. 32; Yersey 1 fr. 96 à 2 fr. 21.— Fromages : du Gheshire 1 fr. 92 à 2 fr. 16 le kilog. ; Double Gloucesler 1 fr. 82 à 1 fr. 92 ; Cheddar 1 fr. 97 à 2 fr. 21; Américain 1 fr. 62 à 1 fr. &-2.~ Jambons : d'York 1 fr. 97 à 2 fr. 12 le kilog. ; du Gumberland et d'Irlande, mêmes prix.— Lards: du W'illshire 1 fr. 57 à 1 fr. 67 le kilog, ; d'Irlande vert 1 fr. 41 à 1 fr. 52. — Oisons 6 fr. 15 à 7 fr. 50 ; canards 2 fr. 50 à 4 fr. 35 ; lapins 1 fr. 85 à I fr. 95 ; pigeons 0 fr. 60 k 1 fr. poulets

3 fr. 10 à 8 fr. 75. — OEufs : anglais 9 fr. 35 le cent; français 7 fr. 50.

Pommes de terre (Southwork Waterside). — Durant la semaine dernière les arrivages ont été considérables, cependant ils n'ont fait que répondre aux demandes. Les 100 kilogrammes : Yorkshire Flukes 16 fr. 80 à 11 fr. 60; Yorkshire régents

14 fr. 40 à 16 fr. 80; Lincolnshire régents 14 fr. 40 à 16 l'r. 80; Dunbar régents

15 fr. 60 à 19 fr. 20; Ferlh régenlsl4 fr. 40 à 16 fr. 80 ; Forfar reds 14 fr. 40 à 15 fr. 60 ; Fife Rojks 13 fr. 20 à 14 fr. 40; françaises et allemandes 12 fr. à 13 fr. 10. Jacques Barral.

APPAREILS DE FENAISON

APPAREILS DE FENAISON

Les appareils pour la fenaison envoyés à l'Exposition universelle ont été essayés sur la ferme impériale de Pouilleuse; le temps était détestable, et l'on n'a pas pu se rendre bien compte des résultats des expériences surtout en ce qui concerne les machines à faucher sur lesquelles nous reviendrons après les essais qui seront prochainement

Fig. 01. — Faneuss à un cheval de MM. Hùw.inl, avec écran eu fil île ier.

Fig. 52. — Faneuse de MVI. Howard, pour petites exploilatiotis.

faits sur les machines à moissonner. Mais les machines à faner et les râteaux à cheval sont aujourd'hui arrivés à une véritable perfection et l'on ne saurait trop désormais engager les agriculteurs soucieux de donner de bons fourrages à leur bétail, d'avoir ces appareils dans leurs fermes. C'est pour eux le seul moyen de conjurer les mauvaises circonstances météorologiques en profitant des moindres éclaircies et des alternatives que laisse le mauvais temps.

Les faneuses et les râteaux fabriqués par MM. James et Frederick

APPAREILS DE FENAISON

Howard, Britannia iron worhs (Bedford, Angleterre), ont montré dans les essais de Pouilleuse la même supériorité qu'ils avaient présentée antérieurement dans les Concours de la Société royale d'agriculture d'Angleterre.

On sait en quoi consiste les machines à faner; toutes elles présentent deux carcasses de cylindres indépendantes l'une de l'autre et qui

Fij. 53. — Faneuse à deux chevaux de MM. Howard, avec siège pour le conducteur.

Fig. 54. — Râteau à cheval de MM. Howard , avec levier se manœuvrant par derrière.

peuvent être mises en mouvement à l'aide d'un embrayage par les roues motrices de l'appareil qui supporte l'axe de rotation. Quatre ou six plans rayonnant à partir de l'axe portent les fourches armées de dents qu'on abaisse pour fermer les cylindres lorsque l'appareil est au repos ou que l'on relève lorsque la faneuse doit fonctionner. Si les dents tournent dans le sens de la marche, la faneuse disperse le foin en le jetant en l'air et le disséminant ; si les dents tournent en sens contraire, elle

APPAREILS DE FENAISON

change légèrement le foin de place et le laisse couché sur le terrain. Les machines à faner sont ainsi à double aclion ;. dans le premier cas elles servent surtout dans les prairies naturelles, dans le second cas pour les prairies artificielles, c'est-à-dire pour le trèfle et la luzerne. Les figures 51 , 52, 53 représentent différents modèles de MM. ,î. et F. IIoNvard, qui se distinguent par l'excellente forme des dents faites en fer forgé, par la solidité de l'essieu de commande et par la facilité de l'embrayage et du changement de rotation. La figure 51 donne le dessin d'une faneuse à un cheval munie d'un écran destiné à empêcher le fourrage de retomber sur l'attelage. La figure 52 représente une machine également à un cheval, mais de moindre dimension et destinée aux petites exploitations. Enfin^ dans la figure 53, on voit une machine sans écran pour grande exploitation, à deux chevaux, avec un siège pour le conducteur; cette dernière luachine pourrait être armée d'un écran en fil de fer comme la faneuse représentée fig. 51.

Fig. 55. — Râteau à cheval de MM. Howard, avec siège pour le coiiducleur.

Ces faneuses ont l'avantage de ne jamais s'engorger. En outre, par le simple changement de mouvement de rotation , c'est-à-dire quand on donne aux dents le mouvement en arrière, il se produit un abaissement de trois centimètres qui est nécessaire pour que les fourches puissent agir par leurs parties convexes pour soulever simplement le fourrage.

La faneuse à un cheval embrassant une largeur de 2 mètres 40 coûte en Angleterre 3!)3 fr. 25 ; elle pèse 500 kilos ; pour l'écran en fil de fer il faut ajouter 18fr. 75. La petite faneuse (fig. 52) travaillant sur une largeur de 2"". 25, du poids de 375 kilos coûte 350 fr. La grande faneuse (fig, 53) pèse 600 kilos et coûte 472 fr. ; on peut pour le même prix de 18 fr. 75 armer la machine du tablier que représente la figui'e 51. MM. J. et F. Howard expédiant d'ailleurs des pièces de rechange à la demande des agriculteurs, de telle sorte qu'il est toujours facile d'avoir des machines en bon état.

APPAREILS DE FENAISON. 559

Les figures 54 et 55 représentent le nouveau râteau de IMM. Howard ; le premier avec levier qui se manœuvre par derrière pour le déchargement; le second avec un siège pour le conducteur et un levier de côlé pour que ce conducteur puisse facilement faire abandonner par le râteau, le foin ramassé. Ces râteaux coûtent de 200 à 270 francs selon leur largeur et la hauteur des dents ; ils ont 2 i ou 28 dents , une largeur de 2"\30 ou de 2'°. 61 et un poids de 200 à 250 kilogrammes. Les dents sont indépendantes, néanmoins elles peuvent toutes être facilement soulevées à la fois. Elles sont en acier et l'appareil a l'avantage d'être frès-solide en même temps qu'il opère avec rapidité. On peut le disposer de manière à ce que le râteau soit transportable dans les chemins étroits et dans les pays monlueux. Pour cela, on le démonte pour le placer longitudinalement sur un nouvel essieu dans lequel on ajubte les deux roues de route rapprochées l'une de l'autre. Depuis quatorze ans, MM. Howard ont vendu 15,000 râteaux. Ce fait démontre les avantages d'un instrument qui est désormais entré dans la pratique de l'agriculture.

J.-A. Barral.

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