POST-SCPJPTUM A UN ARTICLE SUR LA RAGE DE DURHAM
Je suis allé sur les lieux et je viens rectifier quelques chiffres relatifs à la métairie de la Hinrière, et non Henrière, mentionnés dans l'article du 5 janvier (page 42). Voici cette rectification :
La métairie de la Hinrière compte 32 hectares, terres et prés. La paire de bœufs de quatre ans (l'un d'eux n'avait que trois ans et demi) fut vendue au mois de février 1866 pour la somme de 1,680 fr.
Les 9 juin et 5 octobre, vente de deux vaches • 660
Le 20 octobre, deux bœufs de trois ans 1,230
3,570 fr.
Il faut ajouter k cette somme 460
pour 10 moutons et une truie vendus Tannée dernière dans la même
•ferme, ce qui fait un total de 4,030 fr.
L'un des bœufs, acheté par un Vendéen au mois de février 1866, a été revendu 1,270 francs pour l'Angleterre, après un engraissement ultra- commercial de neuf mois; il a dû figurer au dernier concours de Smithfield.
Depuis quelques années, les engraisseurs de la Vendée font une rude concurrence aux herbagers normands, dans les foires de la Mayenne; après en avoir essayé, ils achètent de préférence les bœufs durhamsmanceaux. Ces bœufs étaient autrefois dirigés sur Poissy, mais les courtiers anglais en enlèvent maintenant une grande partie pour la consommation de Londres. Ce sont eux que l'on a pris pour des bœufs de travail.
J'ai vu aujourd'hui quatre bœufs à l'engrais dans l'une des fermes de la Subrardière, deux bœufs de travail (race nantaise), et deux durhanis-manceaux, âgés de trente mois. L'engraissement des premiers, quoique ceux-ci consomment beaucoup plus de fourrage que les autres, Démarche pas vite, tandis que celui des bouvillons progresse pour ainsi dire à vue d'œil, et cependant les jeunes animaux ont besoin d'une ration supplémentaire, celle du croît. Ceux-là donneront de la viande d'inférieure qualité, qui aura coûté assez clier, tandis que les autres produisent, à moins de frais,, une chair de qualité supérieure.