V. — L'industrie sucrière
Nous ne pouvons pas encore donner des nouvelles sur les expériences en train pour apprécier durant cette campagne le procédé de M. Kessler pour la fabrication directe du sucre dans les fermes. On parle aussi d'un autre système que pousse un de nos confrères de la presse , M. Jacques Valserres; mais il serait difficile d'avoir à son égard une opinion quant à présent. Le procédé à la baryte, autrefois préconisé par M. Dubrunfaut, aurait reçu aussi, dit-on, de telles modifications que son succès serait tout prochain. Enfin, MM. Edouard Fiévet et C, à Sin, près de Douai, paraissent- avoir fait faire un pas à la question de la fabrication directe du sucre dans les sucreries, sans avoir besoin de passer par les raffineries. Depuis plus d'un mois, ces fabricants livrent à la consommation des sucres en pains obtenus directement avec du jus de la betterave enrichi par une addition convenable de sucre brut. Ce
sont là d'heureux symptômes de progrès, qui viendront e.i aide à une industrie trop surchargée d'impôts en France.
Les Allemands ont protesté avec énergie contre l'ace sation portée contre eux par M. Corenwinder, de nous Ii\Ter du sucre falsifié par du chloi'ure de potassium. Nous comprenons l'indignation des honnêtes fabricants allefliands; mais M. Corenwinder n'en a pas moins rendu service en signalant un trompeur.