‹ Journal de l'expédition anglaise en Égypte, dans l'année mil huit cent Alfred ThieryChapitre 21 sur 45 · A CONSACRÉ CE MONUMENT · texte numérisé non relu

A CONSACRÉ CE MONUMENT

( Note du traducteur. )

(i) Un officier de la marine anglaise enleva le bonnet au m$jen d’un cerf-volant, • .i • i . < <

( Acte de i'uuteui . )

KN âGYFTE. 263

on y plaça un poste, pour veiller à la conservation de ce monument.

Près des bords de la mer , au sud-est du phare , s’élève l’aiguille, ou l’obélisque de Cléopâtre ; près d’elle , se trouve un autre obélisque renversé sur la terre ; une partie en était ense* velie dans le sable , ce qui fit croire qu’il çtait brisé ; mais les Français ayant déblayé le terrain environnant , on découvrit qu’il était encore entier. Il est tout-à-fait semblable à celui qui est resté debout, tant pour les dimensions qpe pour les hiéroglyphes dont il est couvert. Les caractères tracés sur la face septentrionale et occidentale de l’obélisque qui est encore debout, sont parfaitement bien conservés; ceux des autres faces sont presqu’ entièrement effacés.

On présume que ces deux obélisques étaient placés à l’entrée d’un temple. Chacun d’eux est d’un seul morceau de granit de soixante-cinq # pieds de hauteur. Autour du sommet de celui qui est debout , nous remarquâmes les restes d’un cable , qui y avait probablement été placé par les Français, afin d’abattre ce monument, qui aurait ensuite , avec l’autre obélisque , été transporté en France.

La garnison d’Alexandrie avait été considérablement réduite par les fatigues excessives qu’entraînait le service de ses lignes , beaucoup

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trop étendues pour le nombre d’hommes qui les défendaient , et par la disette et la mauvaise qualité des vivres. Les troupes ne recevâient ni vin , ni liqueurs , et n’avaient pour toute ressource que de la mauvaise eau, et du pain presqu’entièremçnt fait avec du riz qu’on ne pouvait dégager des autres matières qui y étaient mêlées , car on manquait d’eau pour le nettoyer.

On abattait par jour soixante-dix chevaux maigres , pour en distribuer la viande aux soldats. Les chameaux, dont la chair était reconnue de meilleure qualité , étaient réservés pour les hôpitaux. 11 y avait plus de deux mille malades, lors de la reddition de la place, et pas un seul médecin pour les soigner. 11 est , d’après cela , facile d’expliquer le mécontentement de la garnison} pendant le blocus , et la joie quelle éprouva em voyant le terme de ses maux.

Les soldats avaient, en outre, été accablés de travaux , pendant tout le temps que dura le siège , et le nombre des ouvrages élevés par eux était vraiment étonnant. Ils avaient construit un mur, flanqué de bastions, autour de la ville neuve , et l’on n’avait rien négligé pour rendre presqu’inabordables les lignes qui défendaient la ville du côté de l’orient. Notre armée convint unanimement qu'elle n’avait ja-

EN EG T PTE.

mais vu d’ouvrages de campagne qui leur fussent supérieurs. Les vieilles murailles avaient été réparées et mises en aussi bon état que les circonstances pouvaient le permettre ; en un mot , Menou n’avait rien oublié pour ajouter à la force, de la place.

Les forts Cafarelli et Crétin (1), qtti, de loin, nous semblaient formidables, ne répondirent pas à l’opinion que nous en avions conçue, lorsque nous les vîmes de plus près. Ils étaient tous les deux construits sur le même plan , et consistaient en un large cavalier , dont le pied était entouré par un épaulement élevé. Le sommet du cavalier portait neuf pièces de canon de gros calibre, et quatre ou cinq autres pièces d’un calibre plus faible garnissaient l'épaulement. Ces forts étaient établis sur deux hauteurs , de sorte qu’ils commandaient tous les autres ouvrages de la ville ; mais les approches en étaient mal défendues, et ils n’étaient d’ailleurs pas susceptibles d’une longue résistance , car ils ne possédaient point de casemates et ne renfermaient qu’une petite citerne. Outre cea inconvéniens , les pièces d’artillerie montées sur les cavaliers étant d’un gros ca-

(1) Généraux du génie , qui avaicul été tués en Egypte et en Syrie.

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libre, il en résultait que ces cavaliers, construits avec des débris et des terres légères, ne pouvaient en supporter le poids , exigeaient de fréquentes réparations , et par leurs éboulemens continuels encombraient les retranchemens inférieurs. Ces deux forts étaient renfermés dans l’enceinte des Arabes , et à-peuprès à huit cents mètres de distance l’un de l’autre.

Le principal ouvrage de fortification , après ceux que je viens de citer , était le Phare , misérable édifice , construit pour remplacer celui qui jadis portait ce nom. Il communiquait avec la ville au moyen d’une caponnière , formée par deux faibles murailles qui s’étendaient du Phare à la mer. Ce Phare était unutour carrée, peu élevée , entourée d'une double enceinte et d’un double fossé ; ces ouvrages , de construction turque , avaient été remis en état par

les Français. La meilleure défense du Phare

consistait dans son artillerie , qui était vraiment formidable; elle était composée de belles pièces en bronze , venues de France , et coulées sous les règnes de Louis XIV et de Louis XV. Il contenait, en outre , un bon nombre de mortiers, et sur les faces du côté de la mer on avait disposé des fourneaux pour faire rougir des boulets. Plusieurs boulets en pierre , jadis en

usage chez les Turcs , se trouvaient encore dans le fort.

C’est sur le sommet de la tour qu’est placé le moderne fanal. Tous les prisonniers qu’on nous avait faits depuis l’ouverture de la campagne avaient été confinés dans cette tour, et 11e pouvaient pas se louer du traitement qu’jjs avaient éprouvé. Combien dut être cruelle • leur position, lorsque du lieu où ils étaient captifs , ils virent tous les mouvemens et entendirent le bruit de la bataille du 21 mars, sans pouvoir en connaître les résultats !

L’ancien phare , une des sept merveilles du monde, dut certainement être bâti à l’est du moderne , sur ou très-près d’un rother trèsdangereux , situé dans le nouveau port , et qu’on nomme le Diamant. On m’a assuré que lorsque les eaux sont basses et le temps trèscahne, on aperçoit encore les restes des fondations de cet édifice : elles sont en granit (1).

La redoute de Cléopâtre et celle de Pompée

(1) C'est sur un rocher environné par la mer, à l'est (le l’île , qu'était le fameux phare ; ce rocher parait avoir été l'emplacement où sc trouvait un des deux forts bâtis a l'entrée du nouveau port; les pilastres qu’bn aperçoit dans les tçmps calmes , doivent être les restes de ce superbe monument. J’ai vu ces pilastres en m’approchant en chaloupe dans un jour de calme , et j'ai pu en apercevoir la base.

Porocke's , Description of AUxnndric.

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étalent deux bons outrages; mais les autre* fortifications ne signifiaient absolument rien. Elles ne consistaient qu’en ouvrages de campagne , ou en vieilles tours qui s’écroulaient sous le poids de leur artillerie ; ces ouvrages n’avaient été calculés que pour arrêter des Arabes ou d’autres troupes indisciplinées. Alexandrie n’aurait pu tenir que dix à douze jours contre une attaque méthodique et bien di-

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S- xxi.

Excursion à Rosette et sur le Nil.

Le major-général Coote et le major-général Ludlow ayant résolu de remonter le Nil pour visiter le Caire et les pyramides , je fus assez heureux pour obtenir la permission de les accompagner. Le capitan-pacha nous donna sa propre barge , avec ses rameurs , pour nous conduire jusqu’à Edko , où nous envoyâmes d’avance nos chevaux.

Le 5 septembre , de bonne heure , nous quittâmes le camp du général Coote à l’ouest d’Alexandrie ,et nous arrivâmes, en traversant l’inondation , au quartier-général de sir John Hutchinson. A onze heures, nous fîmes une

. en Égypte. a6g

visite au capitan-pacha , qui nous reçut avec la plus grande civilité , et nous donna une lettre de recommandation très-pressante pour le grand-visir.

A une heure , nous nous rendîmes au dépôt de l’artillerie , où nous montâmes dans la barge du pacha , et nous fîmes voile sur le lac d’Aboukir, à l’aide d’un vent favorable. Après l’avoir traversé et avoir passé devantle fort, nous voguâmes vers le caravanseraï ou maison carrée, vieux bâtiment situé à l’entrée du lac Edko. Lorsque nous fumes à l’ouverture de ce lac , nous vîmes la Barre, qui dans tous les temps est dangereuse à franchir, mais qui , surtout dans ce moment, paraissait offrir les plus grands périls , à cause du vent violent qui régnait depuis quelques jours sur la côte. Nous exprimâmes alors , le mieux que nous le pûmes , à nos marins turcs, nos craintes et le désir que nous avions d’être débarqués un peu avant que d’arriver à ce passage ; mais nos habiles conducteurs , sans paraître troublés le moins du monde par les effroyables mugissemens des vagues qui se brisaient sur les récifs , lancèrent sans hésiter notre bâtiment à travers les flots écumans , et gouvernant alors avec une dextérité remarquable , nous firent en peu de minutes franchir ce pas redoutable. Le danger ne dura

qu’un moment ; mais avec des marins moins exercés , cette manœuvre hardie aurait pu avoir de fâcheux résultats.

Nous nous arrêtâmes au caravanseraï, pendant qu’on faisait passer notre bâtiment* travers un pont sur pontons, pour le faire entrer dans le lac Edko , dont ce pont fermait l’entrée ( 1 ) .

Le caravanseraï servait de poste intermédiaire entre Aboukir et Rosette , et les Français y avaient établi deux pièces de canon ; mais c’était un poste très-faible , et qui ne pouvait avoir d’autre but que d’offrir un refuge contre les excursions des Arabes.

Le lac Edko n’est séparé de celui d’Aboukir que par une langue de terre très-étroite ; il est d’une date très-récente, et fut formé en 1800 par le débordement du Nil. Les digues du canal deDerout ayant été emportées, les eaux du fleuve se répandirent rapidement sur les terres basses , et s’ouvrirent d’elles-mémes une communication à travers les dunes et près du caravanseraï. Quand le Nil rentra dans son lit , lés eaux de la mer pénétrèrent à leur tour par

(1) Ce peut de pontons était le même que celui qui fut jeté sur le Nil , pour établir une communication entre l’armée de sir John Hutchinson , et celle du grand-visir. , . ...

ce passage , et remplirent ce nouveau lac , qui n’a pas été desséché depuis. Il est très-profond , etrenferme une quantité innombrable de poissons. On les voyait par milliers sauterautour de nous, et plusieurs s’élancèrent jusque dans notre barge. Nous goûtâmes l’eau ; elle était à peine saumâtre à celte époque, vu le débordement du Nil, dont les eaux arrivant par le passage qu’elles se sont formé en 1S00, obligeaient celles de la mer à se retirer devant elles.

Nous eûmes un vent frais et favorable , et nous arrivâmes au village d’Edko avant le coucher du soleil. Ce villqge est situé près des bords du lac , sur le penchant d’une colline ; une superbe forêt de daltiers, qui l’entoure, lui donneà quelque distance un aspect agréable.

Comme il était assez tard , nous résolûmes de passer la nuit dans cet endroit , et nous nous établîmes dans la maison du cheïk, qui, bien que très-sale , était cependant la meilleure du village. Edko est supérieure à presque tous les autres villages de l’Egypte , toutes les maisons y sont construites en pierre.

Le lendemain , à six heures et demie du matin , nous quittâmes Edko , très-satisfaits des attentions et de la civilité de notre hôte.

• Nous montâmes sur nos chevaux, et nous arrivâmes à neuf heures à Rosette. La plus

grande partie du pays que nous traversâmes n’était qu’un désert vide et sablonneux. A environ un mille de la ville, nous aperçûmes l’armée indienne, commandée par le général Baird. Elle était campée dans une plaine sablonneuse , aux pieds des hauteurs d’Aboumandour.

Rosette, que les Turcs nomment El-Raschid , ne peut se glorifier que de sa position , qui , en. effet , est très-belle. Les maisons sont en terrasses , hautes et mal bâties , et les rues sont étroites et irrégulières. La seule partie des maisons qui soit habitable pour un Européen , est l’étage supérieur, auquel on monte par un mauvais escalier. Les fenêtres sont sans vitres et garnies de grillages en bois , façonnés de mille manières , et ressemblant beaucoup aux grilles dont nous fermons les croisées de nos prisons. Cette méthode se trouve en usage dans tout le Levant , et a sans doute pour but d’entretenir en tous temps un courant d’air dans les appartemens.

Quant aux délicieux jardins de Rosette , dont parlent quelques voyageurs , je ne pus en appercevoir aucune trace , à moins qu’on ne veuille donner ce nom à quelques promenades, plantées dé platanes et d’orangers (i). Gn voit,

( 1 ) Il -y a aux^environs de Rosette un assez grand nombre de jardins où croissent à l’envi l’oranger, le citronnier et le figuier

•- • EN -EGYPTE. v • jpfi'

le loog des quais , une foule de bâtimcns , de * lorfttes variées et bizarres. La ville semble jouir d’un grand commerce , et les habitans montrent ’• une activité et une gaîté sans exemple.

A midi, nous montâmes dans notre bâtiment; c’était «ne vaste djerine , que le capitan-pacha * a*ait fait approvisionner de tout ce qui pouvait 1 être nécessaire à notre voyage. Nous fûmes ac- . compagnés par un Chouisch ou Turc de con-»

fiance, à la vue duquel tout Arabe tremble. Ces hommes jouissent d’un pouvoir absolu ; certains de leur puissance , ils l’exercent avec le plus grand despotisme sur une race timide et avilie, et se livrent , sans aucune considération , aux * » mesures les plus injustes envers les malheureux habitans de ces contrées.

Lne brise favorable vint enfler notre large

bananier, qui donnent d'excellens froiU On y trouve aussi en grand nombre les arbres d’oi. découle la gomme arabique; * * . mais on n’a pratigué dans ces jardins. aucune allée , de soif* ’ . que la promenade y est presque impossible. Ils sànt seulement coupés de fossés dans lesquels coule l’eau du Wil soit naturellement lors de l'inondation, soit artjficiellemfei»t au moyen de roues à chapelets, mises en mouvement par.dei , • chevaux, qui font monter l’eau du fleuve et la répauâent * • - 1 ' dans les campagnes. Ce sont ce s jardins dont Savary avait fait des. paradis lerreStrfes , et que Volney pluj froid et plus exact, a réduits, dans ses descriptions, i leur véritable valeur.

r.^PÉDlTJON AK'G.IAISIC

voile triangulaire , et donna à notre bâtiment le moyen de vaincre la forcé du couraü't , qui . dans cet endroit, est très-rapide» Rien ne sur- : passe la beauté des paysages qui se déroulaient

sans cesse devant nous.

{^ette verdure vivifiante , ces rivages ombragés de dattiers , de sycomores et d’une foule d’autres . Arbres, les villages sans nombre dont ces riches campagnes sont couvertes, donnaient aux bords du Nil un aspect enchanteur et faisaient éprouver une sensation délicieuse à nos yeux, accoutumés depuis si longtemps 4 ne voir, dans les environs d’Alexandrie, quedes plaines desable sans aucune espèce de végétation.

A la nuit tombante, nous arrivâmes vis-à-vis Touah , dans le Delta , et le *cnt nous manquant alors , nous ne pûmes faire que peu de • chetnin pendant le reste de la nuit. Touah est

d’une étendue considérable ; mais offre la même

apparence de misère que toutes les villes qui l’environnent.

Le 7 , à la pointe du jour , nous fîmes halte un peu au-dessus de llahmanieh , et nous des- *

, cendîmes sur les rivages du fertile Delta , où v > nous nous promenâmes pendant quelques instans. Nous fûmes frappés de la mouière simple > et ingénieuse dont les habitans tiraient de l’eau . du Nil pour eu arroser leurs terres.

Les nombreux villages situes sur les deux

rives du JNil sont généralement bâtis vis-à-vis V lés uns des autres, et ont, à quelque distance, ’ un aspect très-pittoresque les minarets qui . s’y trouvent en grand nombre, ajoutent , par ’ 1

leurs flèches légèr^ et élancées , un grand

charme à la perspective; mais la tfeauté de ces

villages diminue 3 mesure qu’on ch approche; ’ et quand on y est enfin arrivé , ils n’offrent plus qu’un amas de misérables cabanes à moitié tombées en ruines ( 1 ). ,

Le Nil était alors à-peu-près à sa hauteur , et il devçnait presqu’impossible d’en remonter le cours avec un vent faible. Notre équipage se composait d’Arabes , qui déployaient une activité surprenante : ces hommes passèrent la plus grande partie de la journée à tirer notre bâtiment; ils marchaient le long du fleuve et avaient de l’eau jusqu’au col. Ils sont' trèshabiles nageurs, et ils troüvent tant de plaisir à rester dans l’eau , qu’on peut presque les .regarder comme des êtres amphibies.

‘Le vent s’étant rafraîchi dans la soirée, le

• -.iii 1 . -• 1 1

■ (i)Les Turcs, ont des idées superstitieuses qui les empêchent de réparer les édifices ruinés. Ils aiment mieux élever de nouvelles maisons auprès de celles qui tombent, 'et de là **

vient, que leurs villes et leurs villages ont, en général une grande étendue , et présentent l’aspc» t le plus misérable. (A.)

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temps devint très-agréable ; mais nous n’en Tûmes pas moins , pendant le jour, couverts de vase et d’ordures , et tourmentés la nuit par des mouches et des insectes , qui ne nous laissaient pas un seul instant de repos.

Le 8, dans la matinée, nyus passâmes devant l’entrée du (anal de Menou f (i). Les villages , commencèrent à devenir moftis nombreux , et ceux que nous pûmes observer de près nous parurent encore plus misérables que les précédens : presqu’aucun d’entre eux ne contenait de mosquées. Pendant notre route nous aperçûmes une immense quantité de bestiaux de toutes espèces qui paissaient dans les riches pâturages qui s’étendent sur les rivages du Nil À cinq heures du soir nous découvrîmes les trois pyramides de Giseh , bien que nous fussions encore à plus de quarante milles d’elles.

(z) La ville de Menouf est située sur lé canal de ce nom; ce canal unit entre elles les branches de Damiette et de Rosette ; il est mal construit. Les Français ont élevé un fort sur une hauteur qui le commande. ( Note de i’auteitf . }

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