N* III
Instruction donnée à tous les chefs de corps.
• • Marinorice , le 1.0 février 1800.
'L’approvisionnement en eau doit mériter toute Pat- ' tention et tous les soins des chefs de corps dans le pays qui va servir de théâtre à nos opérations de l’armée. . ’ ‘ * »
Aboukir. — D’après los renseignemens les plus positifs qui ont été donnés , il parait qu’il y a plusieurs puits dans la péninsule d’Aboukir, et qu’on y trouve de l’eau presque partout en y creusant des puits de trois ou quatre pieds. ’ \ ’ •» / ‘ .
A PPEMDICE.
Mandara. — ^ 11 'y a des puits à mandara qui se trouvçut à mi-chemin entre Aboukir et Alexandrie ; on peut aussi se procurer de l’eau dans ces endroits en cfeusant des puits de cinq à six pieds de profondeur , particulièrement au sud de la route.
Schedc-J abel. — 11 y a un puits ou une citerne à un endroit nommé Melek-Lejabel Qt à Scheck-Jabel, entre Mandara et Alexandrie,* b la-droitç de la route.
. 'Calish ou Canal. — En creusant des puits-sur les rives ou dans le lit du canal d’Alexandrie, on trouve généralement de l’eau à cinq ou six pieds de la surface du terrain. On est certain d’en trouver partout où il y a des dattiers. Elle manque rarement dans les dunes et près du rivage de la mer, si ce n’est dans les endroits couverts de ruines , tels que les environs de la vieille ville d’Alexandrie.
Manière, de creuser les puits. — Aussitôt que chaque régiment prendra une position , on commencera par faire' creuser des puits dans les endroits les plus convenables. Comme le sol est sablonneux et les terres coulantes , on soutiendra les côtés du puits avec des- tonneaux dont les régimens sont pourvqs , ou avec tous les autres -moyens que les localités pourront offrir, tels que les dattiers , que les habitans du pays fout Servir à cet usage.
Observations . — 'Bien que d’après ce qui vient d’être dit , l’on puisse espérer avoir une quantité d’eau suffisante, cependant il est indispensable démettre le plus grand ordre et la plus grande économie dans les distributions de cct article de consommation. Partput où la
APPENDICE
chose sera possible , on devra se servir de l’eau de mer pour le blanchissage , et dans beaucoup de cas pour préparer lea alirnens , et particulièrement les légumes , qu’on pourra faire cuire au moyen de la vapeur, en les plaçant dans des vases , qui la préserveront du contact de l’eau salée. On doit encore observer que les chevaux dont on sç sert en Egypte *' sont habitués à ne boire qu’une fois par jour et ne consomment pas plus de huit à dix litres d’eau.
On doit enfin prendre les mesures nécessaires | pour augmenter les approvisionnemens d’eau et en économiser la dépense , car p’est un article de là plus haute importance pour notis, et duquel peut dépendre le bon ou le mauvais succès de notre .expédition. ■ ' .