ARRIVÉE DE RENFORTS DEVANT LE CAIRE
bientôt les mouvements des colonnes mobiles firent tout rentrer dans l’ordre dans la Basse- Égypte, à l’exception de quelques tribus d’Arabes.
Ces événements se passèrent du 9 au 15 (30 mars au 5 avril), pendant que le siège du Caire se continuait avec activité.
La nuit du 13 au 14 (3 au 4 avril), un détachement commandé par un adjudant général1 attaqua le quartier copte situé au nord de la ville. Cette colonne pénétra fort avant, par la rue qui se prolonge parallèlement à une ancienne muraille d’enceinte. Après avoir chassé l’ennemi des maisons et des barricades très multipliées qui défendaient cette issue, elle prit position, sa gauche au mur du rempart et sa droite à la hauteur de nos postes sur la place Esbekieli ; par ce moyen, les communications s’établirent plus directement d’une extrémité de la ligne à l’autre.
Pendant plus de huit heures de combat, les troupes ne durent qu’à leur opiniâtreté dans l’attaque et la défense, la conservation de leurs nouveaux postes; l’ennemi essaya trois fois de les
1. L’adjudant général Alméras, avec une compagnie de carabiniers de la 4e légère, une compagnie de la 75°, 100 hommes de la 61e, 20 sapeurs et 1 pièce de canon.
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reprendre; il n’y renonça qu’après avoir perdu beaucoup de monde; on lui enleva quatre drapeaux. On se fortifia de part et d’autre pendant quelques jours sur différents points sans cesser de combattre.
Le 21 (Il avril), à l’entrée de la nuit, le général Reynier fit attaquer par deux compagnies de carabiniers dirigées par un général de brigade1 le Santon d’Abou-Rich, crénelé et retranché par les Turcs et situé près du fort Sulkowski, sur un monticule qui domine tout le terrain environnant. On l’enleva avec la plus grande rapidité ainsi que les maisons adjacentes, qui furent livrées aux flammes : on s’y retrancha aussitôt sous le feu de l’ennemi. Celui-ci revint deux fois pendant la nuit pour le reprendre et finit, en l’abandonnant, par se loger dans une tranchée qu’il ouvrit sur le revers de la butte. Les Turcs attaquèrent encore ce poste le lendemain ; mais, après un combat extrêmement vif dans lequel on se battit corps à corps, ils se retirèrent dans leurs tranchées, après une perte considérable.
Pendant que ceci se passait sur la gauche, on déployait une égale activité vers la droite afin d’être en état d’exécuter une attaque combinée dont les mouvements devaient commencer par
1. Le général Robin, avec 2 compagnies de carabiniers de la 22e légère et 2 compagnies de grenadiers de la 9° de ligne.