ARABES DE TOR
Il vient souvent des caravanes de Tor, village d'Arabie sur la mer Iiouge, à une cinquantaine de lieues de Suez. Ces Arabes apportent du charbon et remportent en échange des blés et différentes marchandises dont ils manquent; ils campent derrière le Mokattam, à une lieue et demie du Caire. Dans leurs routes, ces Arabes campent avec beaucoup d’ordre; toutes les tribus et même les sections des différentes tribus s’installent séparément. Chaque camp particulier est divisé en escouades de sept ou huit Arabes; rangés en cercle autour d’un même feu, ils s’occupent à préparer en commun ce dont ils ont besoin pour aller jusqu’au campement du lendemain. Ces apprêts les occupent une partie de la soirée; la principale opération est la fabrication du pain ; ils délayent d’abord la farine dans une petite auge de bois destinée à cet usage et forment une pâte sans levain dont ils font des galettes extrêmement minces ; pour les faire cuire, ils les étendent au fond d’un trou pratiqué dans la terre et qu’ils ont échauffé précédemment, puis ils les recouvrent avec de la fiente de chameau
avaient précédemment amené jusqu'à 3.000. Mais ce commerce avait souffert de l’élévation des droits d'entrée qui se payaient à Si ont : le tarif, de 6 sequins par tête d’esclave, avait été majoré de 20 0/0.
Les caravanes du Fezzan faisaient aussi un commerce d'esclaves moins important que le précédent (d’après les notes inédites du .général Dugua).
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embrasée ; ils ne font pas usage des plateaux de cuivre dont se servent d'autres tribus arabes. Ils mangent avec ce pain quelques poignées de fèves qui sont prises sur les provisions de leurs chameaux, et qu’ils font bouillir pour les amollir ; c’est là leur unique nourriture pendant toute la route; ils prennent régulièrement du café deux fois par jour, et les ustensiles pour le préparer sont la partie la plus considérable de leur bagage.
Ces Arabes paraissent peu attachés aux pratiques de la religion mahométane; plusieurs d’entre eux ne connaissent du Coran que le nom de Mahomet; ils sont presque tous vêtus et armés de la même manière; ils portent un large poignard très courbe à deux tranchants : quelquesunes de ces armes sont assez richement montées. Les mieux armés (et qui semblent spécialement chargés de défendre la caravane) ont un fusil à mèche.