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Amable-Ours-Louis-AIexandre de Girardin, né à Paris, le

12 août 1793, mort à Saint-Germain-en-Laye, le 20 juin 186.3.

Attiré de bonne heure par la carrière des armes, mais n’ayant

pu obtenir une place clans une école militaire, il entra au service de Naples (21 août 1811) ; il passa plus tard dans l’armée française et devint général de brigade, le 12 juin 1848.

INTRODUCTION

plus actif ; le 1er mars 1813, on le voit demander au Ministre de la Guerre d’être appelé à la Grande Armée. Cette requête ne fut pas accueillie, le Ministre ayant jugé que le service de l’Empereur exigeait le maintien de Doguereau en Espagne. Plus tard, quand s’ouvrit la période des revers, les opérations militaires, qui avaient d’abord été fort éloignées de Pampelune, s’en rapprochèrent. Après la défaite de Vittoria (21 juin 1813) et la retraite de l’armée française sur les gorges de Roncevaux, Pampelune fut bloquée puis assiégée par les Anglo-Espagnols. La garnison de cette place, forte de 4.000 hommes, eut à lutter contre 20.000 ennemis; mais, grâce à l’énergique commandement du général Cassan et à l’abondance des approvisionnements, la résistance put être prolongée jusqu’au 13 octobre, époque où la famine en marqua le terme.

En sa qualité de commandant de l’artillerie, Doguereau prit une part active et importante à la défense de Pampelune. Il mérita d’être cité en termes élogieux dans le rapport adressé par le général Cassan au Ministre de la Guerre (1er novembre 1813) :

«... J’avais fait préparer, pour être remis à l’armée, un parc de campagne de 40 bouches à

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feu, composé de quatre pièces de 12, six de 8, vingt-six de 4 et quatre obusiers de 6 pouces, avec leurs caissons et approvisionnements de toute espèce, matériel que je devais au zèle et à l'activité de M. le Colonel Doguereau, officier d’artillerie d’un grand mérite...

«... Je dois citer d’une manière particulière M. le colonel Doguereau, officier d’artillerie d’une grande expérience et d’un zèle infatigable. »

Partageant le sort auquel la capitulation avait condamné la garnison, Doguereau fut envoyé en captivité ; il ne rentra en France qu’au mois de juin 1814.

Ce fut pendant son séjour à Pampelune, que le colonel Doguereau eut un fils, Elisabeth-Jean- Pierre-Maximilien-Alexandre, né le 5 mai 1812, lequel mourut à Paris le 18 août 1860, sans postérité.

La Restauration accueillit assez favorablement les services de Doguereau. A peine revenu de captivité, il fut nommé à l’emploi de directeur d’artillerie à Paris (21 juin 1814) et chevalier de Saint-Louis (8 juillet). En sa qualité de directeur, il fut chargé, après les Cent Jours, d’établir, contradictoirement avec les commissaires des

INTRODUCTION

Puissances alliées le compte du matériel d’artillerie évacué de Paris sur Vincennes (juillet 1815).

Le 29 avril 1821, il obtint enfin le grade de maréchal de camp « pour continuer ses fonctions ». Classé disponible, le 5 juillet 1821, il fut appelé, le 11 mai 1822, au commandement de l’Ecole régimentaire d’artillerie à la Fère, emploi qu’il devait conserver jusqu’à sa mort. Il fut en outre chargé, le 3 septembre 1823, de l’inspection des troupes d’artillerie en garnison à la Fère.

Une ordonnance royale du 30 janvier 1822, rendue sur le rapport du duc de Bellune, lui conféra le titre de baron héréditaire, en récompense de ses trente années de service et quinze campagnes, ainsi que de l’excellente réputation acquise par lui dans l’artillerie1. Trois ans plus tard, une ordonnance royale du 24 mai 1825 lui conféra le titre de vicomte2.

Par ses longs services, son mérite et son an-

1. Les lettres patentes accordées à Doguereau portent ce règlement d’armoiries : Ecartelé, aux lor et 4° d'azur, à trois pyramides d’or, terrassées du même, senestrées en chef d’un soleil cantonné d’or et soutenues d'une champagne d’argent, chargée d’un ours passant de sable, armé et lampassé de gueules, adextré en chef d’une étoile d’azur; aux 2° et 3' d’azur, au chevron d’or, accompagné de trois Lésants du même, 2, 1.

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