Bir-el-Abd, ou le puits de l’Esclave
146 JOURNAL DE L’EXPÉDITION d’ÉGYPTE
chercher le reste. Nous partîmes à midi et, après six heures île marche, dont les deux dernières dans un assez bon chemin, nous nous arrêtâmes à l’entrée d'une belle plaine où le chemin devient meilleur pour les voitures. On trouva là une certaine quantité de mauvaises herbes pour les chameaux; quelques chevaux en mangèrent. Nous eûmes un peu de pluie au moment où nos tentes se dressaient.
Le 2 (20 février), nous nous mîmes en route à sept heures. Ayant été joints par quelques troupes que commandait le général Rampon, je quittai le parc pour marcher avec lui, espérant aller plus vite. A la halte, je déjeunai avec le contre-amiral Ganteaume, qui allait rejoindre le général en chef; et, après avoir marché jusqu’à trois heures et demie dans un assez bon chemin, nous campâmes entre deux monticules dans un endroit oii l’on trouvait des broussailles pour faire du feu.
Le 3 ventôse (21 février), nous partîmes au lever du soleil. Nous rencontrâmes dans la matinée deux Arabes, dont Lun avait pour habillement une mauvaise peau de mouton, et l’autre une couffe en paille, de forme conique, percée par le sommet, au travers duquel passait sa tête; ils étaient extrêmement laids et avaient un air très méchant. Ils nous montrèrent une passe, où