COMBAT DE GAZA
néral eut de la viande fraîche. On poussa une reconnaissance en avant, et, à notre retour au village, nous vîmes arriver la cavalerie, qui fut placée, en avant de Khan-Younès, sur la route de Gaza.
Nos équipages et deux divisions arrivèrent. Nous campâmes dans les jardins derrière des haies. Au moment où l’on dressait nos tentes, nous essuyâmes une très forte pluie qui dura une partie de la nuit ; nous commençâmes lâ à sentir la différence du climat de ce pays et de celui que nous venions de quitter. Ce fut le premier jour que nous couchâmes en Asie1.
Le 7 (25 février)2, au matin, la division Lannes partit avant nous; nous la rejoignîmes et la devançâmes avec la cavalerie. Nous découvrîmes bientôt les minarets de Gaza qui n’est distant de Khan-Younès que de 4 lieues . Presque tout le terrain est cultivé dans cette partie. Les cheiks de Gaza vinrent au-devant de nous, à deux lieues de la ville; ils déclarèrent au général en chef qu’ils se soumettaient, et annoncèrent le départ de l’ennemi.
1. Le changement brusque de climat au passage de l'Afrique à l’Asie est signalé dans un grand nombre de lettres écrites à ce moment, ainsi que dans les mémoires des officiers ayant pris part à la campagne de Syrie. L’abaissement de température et l'abondance des pluies eurent une intluence défavorable sur l’état sanitaire de l’armée.