‹ Journal de l'expédition d'EgypteChapitre 6 sur 171 · FRÉGATES · texte numérisé non relu

FRÉGATES

3e escadre Le Spartiate,

Y Aquilon, le Franklin, le Guerrier.

La Diane, YAlceste, le Corcyre, la Justice, VArtcmise, la Fortune, le Lodi, la Sérieuse, la Junon, la Badine, la Sensible, la Courageuse, la Manloue, le Léoben, le Montenotte, le Carrère, le Muiron.

FLUTES

Le Dubois et le Causse, vaisseaux vénitiens.

Nous restâmes en rade jusqu’au 29 soir (18 mai), retenus par un vent contraire qui nous mettait dans l’impossibilité de sortir sans risque. Le vent changeant alors, notre vaisseau reçut ordre de mettre à la voile ; nous sortîmes avec Y Aquilon et fûmes rejoindre, par une mer assez forte, deux frégates sorties deux jours avant; et celte réunion forma une escadre légère, comman-

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dée par le contre-amiral Decrès ’, monté sur la

Diane.

La flotte sortit de la rade les 1er et 2 prairial (20 et 21 mai), et nous commençâmes, vers les onze heures1 2, à faire route par un bon vent nord-ouest. Le bruit s’était répandu dans l’escadre que X Orient, vaisseau à trois ponts, s’était échoué en sortant ; on fut surpris de le voir à la tête de la flotte, il était sorti de grand matin.

Le 3 (22 mai) nous naviguâmes à la hauteur de Nice ;

Le 4 (23 mai), à la hauteur de Gênes, et, vers le soir, nous aperçûmes la Corse; le vent cessa et nous fûmes jusqu’au 6 (25 mai) pour aller du golfe Saint-Florent à Bastia.

Le 6 (25 mai), nous passâmes devant File Capraja.

Le 7 (26 mai), devant les îles d’Elbe et de Monte Christo.

Le 8 (27 mai), au détroit de Bonifacio.

Le 9 (28 mai), nous restâmes à la même hau-

1. C’est ce même contre-amiral qui se battit si vaillamment, en sortant de Malte, dans l'an VIII, contre trois vaisseaux anglais qu’il voulut alternativement aborder. 11 n’amena son pavillon qu’après avoir perdu tous ses mâts, excepté le beaupré. 11 montait le Guillaume-Tell (Note de Doguereau).

2. Doguereau parle du l01, prairial, onze heures du matin. Pendant les deux premiers jours, la marche de la flotte fut ralentie par la nécessité de rallier les bâtiments sortis les derniers de la rade de Toulon.

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