SURPRISE D’UN DÉTACHEMENT FRANÇAIS
et qui se battirent très bien à l’arrière-garde, en faisant la retraite *.
Nous reçûmes le 23 (13 mars), au soir, l’ordre de nous tenir prêts à marcher le lendemain.
Le 24 (14 mars), nous partîmes vers neuf heures du matin. Après une lieue et demie, nous trouvâmes de très mauvais chemins, nous passâmes un torrent et nous eûmes à traverser des prairies où les chemins étaient si mauvais que nous fûmes obligés de faire de grands détours. A 3 lieues, la route devint meilleure; nous pénétrâmes bientôt dans un bois1 2 à l’entrée duquel étaient des habitations d’Arabes ; il n’y restait personne. Nous continuâmes environ une lieue et demie dans ce bois, au bout duquel était campée la division Kleber. Nous apprîmes, en y arrivant, que, la veille, une reconnaissance de notre cavalerie avait été égorgée tout entière. Le pays était un peu couvert; elle donna dans une assez forte troupe de cavalerie de Djezzar, qui tomba dessus et ne lui lit point de quartier. Voyant qu’elle ne revenait pas, on avaitenvoyé un corps de cavalerie plus considérable pour la
1. Une partie des défenseurs d’El-Arich avait consenti à prendre du service dans l’armée française. On en avait formé quatre compagnies(trois de Moghrebins et une d’Arnautes), qui furent attachées aux quatre divisions.