‹ Journal de l'expédition d'EgypteChapitre 67 sur 171 · DE HAÏFA A SAINT-JEAN D’ACRE · texte numérisé non relu

DE HAÏFA A SAINT-JEAN D’ACRE

tombâmes nous-mêmesdansdesmarais, dontnous ne nous tirâmes qu’en faisant aussi quelques détours1. Comme la nuit s’approchait et que je savais que le quartier général était en avant, je partis avec quelques autres. Nous arrivâmes à une demi-lieue de Saint-Jean d’Acre, â demi-heure de nuit2; nous eûmes beaucoup de peine â trouver le quartier général, que nous cherchâmes longtemps avec quelques-uns de ceux qui en faisaient partie et qui s’étaient égarés à la nuit. On avait fait une petite reconnaissance et l’on avait été fort surpris de trouver, avant d’arriver à la place, des marais qui offraient des difficultés. Nous rencontrâmes le quartier général ; le général Dommartin n’y était pas; on médit qu’il était â chercher un gué dans le marais avec le général xVndréossy ; comme il faisait très nuit et qu'il fut longtemps à nous rejoindre, j’étais dans l’inquiétude, je craignais qu’il ne se fût égaré. Nous retournâmes â 2 lieues sur nos pas, et nous campâmes près d’un des villages arabes dont j’ai parlé plus haut. Nous en fîmes des feux qui servirent de ralliement aux hommes égarés, et qui nous tirent bien plaisir, car nous avions très froid. Les divisions Lannes et Kleber bivouaquèrent beaucoup plus près de la ville.

1. De Ilaifa à Acre, la côte est basse et souvent marécageuse.

2. Celte expression doit être sans doute interprétée : une demiheure après le commencement de la nuit.

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